Partagez cette page :
Article initialement publié dans Variances n°54 de mars 2016.

Julien Pouget (2001) est Directeur de l’ENSAE et revient pour Variances sur les chantiers de l’ENSAE.

Julien Pouget (2001), directeur de l’ENSAE

L’actualité de l’ENSAE ParisTech a été particulièrement nourrie ces derniers mois. L’Ecole s’efforce de proposer des formations se situant toujours à la frontière technologique, avec l’ambition que ses anciens élèves deviennent ensuite des vecteurs d’innovation dans le secteur privé tout comme dans la sphère publique. A ce titre, le développement des cursus en data science continue de susciter un intérêt croissant, de la part des élèves, du monde économique et de nos partenaires académiques.

L’ENSAE ParisTech a ainsi organisé début novembre 2015 à Paris la deuxième édition de la conférence datalead, conjointement avec la Business School de l’Université de Berkeley (Californie) et AXA. Avec l’ambition de faire dialoguer, dans un environnement international, des enseignants-chercheurs et des professionnels issus des entreprises, tous concernés par les enjeux des big data.

Les élèves prennent toute leur part dans cette évolution de l’Ecole. Ils ont été nombreux à participer fi novembre, au Hackathon organisé par Microsoft en partenariat avec l’ENSAE. Pendant deux jours, les 27 et 28 novembre, ils ont travaillé sur des données de la Croix-Rouge, pour l’aider à mieux organiser son activité. Leurs compétences ont impressionné tout autant que leur engagement collectif.

Ces compétences, l’Ecole souhaite donner à ceux qui le souhaitent et le peuvent la possibilité de les hybrider dans une approche interdisciplinaire. C’est dans cet esprit que l’ENSAE a conclu récemment un accord avec l’ESCP Europe pour créer un nouveau double-diplôme, venant compléter les partenariats déjà effectifs avec HEC et l’ESSEC. Les étudiants concernés seront ainsi en mesure d’obtenir à la fois le master en management de l’ESCP Europe et le diplôme d’ingénieur statisticien-économiste de l’ENSAE ParisTech.

L’actualité de l’Ecole est, enfin, très liée à celle de l’ensemble Paris-Saclay. Sur le plan immobilier, le chantier du futur bâtiment de l’ENSAE a beaucoup progressé et la perspective du déménagement devient maintenant plus concrète. Sur le plan académique, l’ENSAE a inscrit à la rentrée de septembre 2015 ses premiers doctorants « Paris-Saclay » ainsi que les étudiants des nouveaux masters créés avec ses partenaires, en particulier en économie.

Dans le cadre du programme d’investissements d’avenir initié par l’Etat en 2011-2012, le projet de création de l’Université Paris-Saclay est lauréat d’une des initiatives d’excellence (Idex), programmes dont le but est de créer en France des ensembles pluridisciplinaires d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial. Après quatre années de mise en œuvre des projets, ces Idex sélectionnées par un jury international, devaient déposer, le 22 décembre 2015, un rapport de fin de période probatoire qui permettra au même jury d’évaluer, au printemps 2016, l’avancement des chantiers et de décider de la suite du processus.

Le rapport déposé par l’Université Paris-Saclay décrit ainsi les principales réalisations de ces dernières années : restructuration et mutualisation de l’offre de formation en masters et en doctorats, développement des synergies en matière de recherche, liens accrus avec le monde économique, création de la Communauté d’universités et d’établissements (ComUE), soutien à la vie étudiante, etc.

Le rapport réaffirme également l’ambition de devenir une « université de recherche intensive intégrée », mondialement visible. Cela suppose de poursuivre le rapprochement entre grandes écoles, universités et organismes de recherche. Ce rapprochement suppose lui-même qu’un certain nombre de conditions soient remplies : sélection des étudiants en master, orientation active à l’entrée en licence, gouvernance adaptée à une université-cible qui ne sera ni une université française standard, ni une grande école, création d’une nouvelle identité visible internationalement tout en s’appuyant sur des marques dont la réputation remonte parfois à plusieurs siècles et qui seront préservées, accroissement des ressources propres, etc. Des enjeux et des défis à la hauteur du potentiel scientifique hors pair de l’Université Paris-Saclay qui représente 15% de la recherche française !