Les Jeux Olympiques de Tokyo vont bientôt s’ouvrir, décalés d’un an et placés sous le signe de la pandémie. Le scepticisme qu’ils rencontrent au Japon nous interpelle. Le temps de ces événements sportifs planétaires, souvent caractérisés par le gigantisme et les excès, n’est-il pas terminé ? Et quelles leçons en tirer pour les Jeux de Paris prévus en 2024 ? Pour nous éclairer sur les enjeux des Jeux et leur impact sur les villes olympiques, variances.eu a interrogé Alexandre Faure, post-doctorant à la Fondation France-Japon de l’EHESS, spécialiste des questions d’urbanisme et du Japon et auteur d’un article remarqué sur notre site en 2018 consacré à la métropole du Grand Paris. Il est ainsi particulièrement bien placé pour faire le lien entre Tokyo 2020 et Paris 2024.

Variances : Les Jeux olympiques sont devenus des événements mondiaux et font désormais l’objet d’une formidable médiatisation. Pouvez-vous nous rappeler les principales étapes de la mondialisation des Jeux au cours des dernières décennies ?

Alexandre Faure : Depuis la fondation de l’ancêtre du Comité International Olympique dans les années 1890 à la Sorbonne à Paris et les premiers Jeux Olympiques modernes d’Athènes en 1896, cet événement a peu à peu étendu son influence sur le sport mondial à travers notamment le choix des villes hôtes. Ces villes ne sont pas nombreuses puisque seulement une vingtaine de cités ont été investies pour les Jeux d’été pour 32 élections. Parmi ces villes, 4 ont déjà été élues 3 fois chacune : Londres, Tokyo, Paris et Los Angeles.

L’expansion des Jeux à travers le monde n’a pas été linéaire et au moins trois périodes doivent être distinguées. La première s’étend du renouveau de l’olympisme à la veille de la Seconde guerre mondiale. Les Jeux sont alors organisés principalement en Europe, avec quelques éditions aux Etats-Unis d’Amérique. Les villes hôtes sont principalement situées dans les pays de l’Ouest de l’Europe, dans des démocraties libérales, avant d’être organisés en Scandinavie, puis en Europe centrale. La fin des années 30 caractérise la fin de cette première période, en validant l’organisation des Jeux dans des dictatures, en Allemagne (Garmisch et Berlin) et au Japon (Sapporo et Tokyo). En 1938, le gouvernement japonais abandonne l’organisation des Jeux pour se concentrer sur l’effort militaire et il faudra attendre l’après-guerre pour que le CIO réorganise des Jeux à Londres.

A partir des années 1950, les Jeux sont organisés dans de nombreux pays du bloc de l’ouest. En plein cœur de la guerre froide, l’olympisme est alors un enjeu géopolitique fort, avec des moments politiques marquants comme lors de la répression de l’opposition au Mexique en 1968, des attentats de Munich en 1972, mais aussi avec un grand mouvement de boycott par l’un ou l’autre des deux blocs des Jeux de Montréal 1976, Moscou 1980 et Los Angeles 1984. Durant cette période, les Jeux sont organisés pour la première fois en Océanie – à Melbourne en 1956 -, ainsi qu’en Asie à Tokyo (de nouveau élue en 1964). En revanche, malgré des candidatures répétées, les villes d’Amérique du Sud ne sont pas retenues. De nombreux pays restent en retrait du système de candidature, particulièrement l’Afrique qui ne dépose aucune candidature, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud Est ainsi que l’Europe de l’Est.

Les années 1980 et surtout 1990 marquent la mondialisation totale des Jeux. Les candidatures affluent de l’ensemble des continents, pour les Jeux d’été et d’hiver dont les calendriers sont séparés après 1992 (Barcelone et Albertville). Des villes comme Sarajevo, Belgrade, Le Cap, Pékin, Istanbul proposent d’accueillir l’événement. Des métropoles régionales trouvent dans cette course à l’investiture un moyen de rayonner et de capter des ressources politiques et économiques (Barcelone, Atlanta, Sydney, Athènes). L’attribution des Jeux à Pékin pour 2008 et pour 2022, ainsi qu’à Rio de Janeiro pour 2016 est une nouvelle étape de la diffusion de l’olympisme.

Une quatrième période commence à se dessiner depuis 2000, avec une reconcentration des investitures dans les villes globales olympiques telles que Londres, Tokyo, Paris, Los Angeles, et dans une moindre mesure à Pékin. Ces villes globales s’inscrivent ainsi dans le paysage olympique comme des lieux historiques dans lesquels on revient régulièrement pour profiter de leur image. Ceci correspond aussi à la capacité de ces villes à absorber des méga-événements tout en évitant la surenchère que l’on a pu constater dans les éditions précédentes tant sur le plan budgétaire que de la gestion des infrastructures et équipements. Si ce récit produit par les villes globales olympiques de Jeux plus respectueux de l’espace urbain, des citoyens et de l’environnement peut paraître attrayant, les travaux d’urbanistes, sociologues et économistes mettent en évidence, dix ans après Londres, une réalité de changements parfois problématiques dans le tissu et l’économie urbaine, ainsi que la génération de nouveaux « éléphants blancs », ces équipements et infrastructures ambitieuses qu’il est ensuite difficile d’entretenir.

Pour résumer, on peut dire que la mondialisation des Jeux est d’abord passée par la conquête des démocraties européennes et des Etats-Unis d’Amérique, puis par une diffusion aux pays du bloc de l’Ouest dans l’après-guerre, avant de s’installer dans les grands pays émergents des années 1990 et 2000.

V. : Les Jeux olympiques sont organisés par un nombre limité de villes, que vous qualifiez de villes olympiques. Pouvez-vous développer ce concept ?

A.F. : Parmi les villes hôtes, il est possible de distinguer les villes qui organisent les Jeux une fois suite à une ou deux candidatures, des serial-bidders, et des villes globales olympiques.

Le cas de Munich est exemplaire. La ville est candidate pour les Jeux de 1972 et les obtient en une élection. Elle n’est plus candidate pas la suite. Elle est bien qualifiée depuis de ville olympique, mais elle n’a pas développé une tradition de candidatures qui pousse ses édiles à chercher à accueillir de nouveau cet événement. Les Jeux sont alors un bref moment de mise en lumière de la ville. C’est aussi le cas de Barcelone, Melbourne, Sydney, Stockholm, Atlanta, etc.

D’autres villes choisissent de multiplier les candidatures pour les Jeux, parfois avec succès (Rome), mais souvent avec un échec à la sortie (Istanbul, Madrid, Buenos Aires, Detroit, Budapest, etc.). Ces villes peuvent présenter plusieurs candidatures successives, ou alors de manière éparse. Ces candidatures pour les Jeux peuvent aussi donner lieu à la création de grappe de candidatures à des méga-événements en combinaison avec la Coupe du Monde de la Fifa, la Coupe du Monde de Rugby, les championnats régionaux d’athlétisme, les expositions universelles, etc. Aujourd’hui, le CIO attache une grande importance à l’expérience de la ville candidate pour l’accueil des Jeux. L’investiture de la ville candidate ou du pays pour d’autres grands événements devient une condition : la Coupe du Monde de foot pour Rio, la Coupe du Monde de rugby pour Tokyo et Paris, etc.

Enfin, il y a les villes globales olympiques qui cumulent les méga-événements, les candidatures, les investitures. Ces villes ont une histoire singulière avec l’olympisme. Paris est la ville historique pour avoir recréé les Jeux et avoir été la première ville à les accueillir deux fois. Londres est la ville qui a obtenu trois fois les Jeux en trois candidatures dans des circonstances historiques singulières comme pour 1948. Los Angeles est la ville américaine la plus investie en ayant développé un modèle spécifique dans lequel les entreprises et la rentabilité possèdent une place centrale. Pékin est la première ville à être élue pour les Jeux d’été et d’hiver. Et enfin, Tokyo, première ville asiatique olympique est aussi la seule à avoir été élue, à avoir annulé les Jeux (1940) et à les avoir reportés (2020).

Parce que chaque classement a son défaut, il est nécessaire ici d’ajouter une catégorie pour une ville unique, Athènes, qui de par son histoire est la seule métropole régionale à avoir obtenu deux fois les Jeux.

V. : Quel est l’intérêt pour une ville d’organiser les Jeux, sur un plan géopolitique, économique, d’aménagement ? Quelles sont les retombées attendues ? Avec l’inflation des coûts d’organisation, le rapport coût/bénéfices est-il si avantageux ?

A.F. : Clairement, la réponse à cette dernière question est « non ». Les Jeux ne sont pas avantageux sur un plan budgétaire. Les études sur le tourisme montrent que le nombre de visiteurs pendant les Jeux ne croît pas par rapport à la moyenne, du fait de la non-venue des touristes classiques. Le tourisme ne croît pas plus que les tendances existantes une fois la ville élue ou une fois l’événement advenu. Les bénéfices liés aux chantiers et aux nouvelles infrastructures sont difficiles à mesurer du fait de la croissance économique globale de ces villes et des limites des indicateurs économiques existants pour mesurer précisément l’influence des Jeux sur l’économie globale des villes hôtes. Enfin, le coût est toujours sous-évalué, même pour Los Angeles 1984 sont les Jeux sont parfois décrits comme les premiers et seuls rentables, car il s’avère aujourd’hui que de nombreux postes de dépenses n’ont pas été pris en compte, notamment concernant la sécurité.

Les intérêts politiques et géopolitiques sont tout aussi difficile à évaluer du fait de leur subjectivité. Il est certain que les Jeux de Moscou 1980 étaient à la fois une réussite pour la diplomatie soviétique et un échec du fait du boycott. Les Jeux de Pékin ont été une grande réussite pour la Chine et ont incité le Japon à être candidat pour 2016 puis 2020. La compétition entre Londres et Paris en 2012 a marqué le débat public français sur la place de Paris et de la France dans le concert international.

Sur le plan intérieur, il est aussi nécessaire de dire que les candidatures pour les Jeux n’ont pas le même objectif selon la nature des régimes politiques et des pays. Aux Etats-Unis d’Amérique et en Australie, la quête de bénéfices financiers incertains reste un enjeu central pour justifier les candidatures. En Europe, le développement urbain et notamment la régénération est un moteur important. Pour des pays aux gouvernements plus autoritaires comme la Turquie, la Russie et la Chine, les candidatures sont l’occasion de promettre des dépenses faramineuses qui doivent montrer la puissance de l’action étatique.

Force est donc d’observer que l’enjeu économique est le plus important. Les Jeux sont avant tout un instrument des politiques publiques et de l’action étatique au service d’objectifs très variés d’un pays à un autre, mais aussi d’une équipe municipale à une autre, et même, au sein d’une candidature, d’un site à un autre.

V. : Quels Jeux sont considérés comme les plus réussis des dernières décennies, et pour quelles raisons ? 

A.F. : Si l’on se réfère à la question précédente, il est nécessaire de juger la réussite des Jeux en fonction des objectifs émis lors de la candidature. Par exemple, il est usuel aujourd’hui de juger la réussite des Jeux à la capacité du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP) de la ville hôte à éviter des surcoûts trop importants. Cependant, évaluer ce critère est extrêmement compliqué, et ce jugement va évoluer avec la modification des connaissances que l’on a de l’événement et de sa préparation, mais aussi avec la transformation des indicateurs utilisés pour l’évaluation. Dans le cas du stade olympique de Londres, le coût des Jeux varie encore aujourd’hui du fait du sort incertain de l’utilisation de cet équipement promis à une équipe de football professionnel qui hésite encore à s’y installer à long terme. Les Jeux d’Albertville ont permis de faire des vallées de la Tarentaise et de la Maurienne le centre mondial du ski et des sports d’hiver, mais au prix d’un urbanisme et d’un aménagement aux conséquences environnementales très négatives. Les Jeux d’Athènes et de Sydney dans une moindre mesure, ont laissé de nombreuses infrastructures et équipements inexploités et coûteux pour les finances publiques. Rio, Pékin, Séoul, mais aussi Barcelone ont eu un coût social à long terme dont on mesure encore mal la portée aujourd’hui.

Finalement, les Jeux les plus réussis sont peut-être à chercher dans les candidatures ratées. Si l’héritage des Jeux a beaucoup été étudié, c’est aussi le cas de celui des candidatures. En prenant le cas des candidatures ratées de Paris 2008 et 2012, leur héritage urbain a été très important, avec l’aménagement du Campus Condorcet à Aubervilliers, du parc Martin Luther King à Paris. Plus globalement, ces candidatures ratées sont l’occasion lors de leur écriture, de rassembler les acteurs locaux afin de produire des diagnostics urbains et des améliorations des stratégies métropolitaines par la construction de coalitions d’acteurs qui n’avaient pas toujours l’occasion de se rencontrer auparavant.

Sur le plan politique, les candidatures abandonnées de Budapest, Rome et Hambourg pour 2024 sont le résultat de conflits politiques locaux. Dans ces trois villes, des groupes plus ou moins bien constitués se sont opposés à l’accueil des Jeux, que ce soit pour éviter des dépenses trop importantes (Hambourg), pour s’opposer à la mauvaise gestion de la ville (Rome), ou pour s’opposer à la politique gouvernementale (Budapest). Ainsi, le parti politique d’opposition centriste Momentum en Hongrie est un héritage de cette candidature abandonnée.

V. : Qu’est-ce qui, selon vous, distingue les JO de Tokyo 2020 et Paris 2024 ? 

A.F. : Les Jeux de Tokyo et de Paris sont tout d’abord différents par le contexte de leur candidature. L’ancien gouverneur de Tokyo avait déposé une intention de candidature en 2011 quelques semaines après le dévastateur tremblement de terre entraînant un tsunami et un accident nucléaire. Les Jeux sont alors présentés comme un outil de reconstruction de l’image de Tokyo, avant de devenir en 2013 lors de la reprise en main de la candidature par le gouvernement national, un instrument de la reconstruction du Japon. Dans le cas parisien, la différence est importante puisque Paris a perdu à trois reprises l’investiture (1992, 2008 et 2012). La candidature pour 2024 est alors une question d’orgueil utilisant un prétexte historique : les derniers Jeux de Paris eurent lieu en 1924, exactement un siècle plus tôt.

Si les deux villes affichent un même cadre conceptuel alliant compacité, sobriété budgétaire et mise en valeur de la célébration, l’impact de leur projet sur le tissu urbain est très différent. Dans les deux cas, il s’agit de requalifier et de régénérer la ville (en se fondant sur le modèle de Londres), en particulier les quartiers anciennement industrialisés et pour lesquels les acteurs locaux sont en quête de ressources pour accélérer le développement urbain. La candidature de Tokyo prévoit cependant un plus grand nombre de constructions pérennes regroupées dans la Baie, afin de former quartier festif autour de l’événementiel et du sport. Au contraire, à Paris, le but est d’utiliser au maximum ce qui existe et de ne construire que le centre aquatique et la très grande salle prévue depuis la candidature pour 2008. Dans le domaine des transports, la différence est aussi importantes puisque la candidature parisienne s’adosse sur les constructions liées au Grand Paris Express avec notamment la nouvelle gare de Pleyel. Tokyo fait plutôt le pari d’améliorer les liaisons routières avec les terre-pleins de la Baie et d’augmenter les capacités aéroportuaires avec l’agrandissement de l’aéroport d’Haneda. Les transports en commun sont assez peu mis en valeur et l’utilisation de la grande densité du réseau existant est privilégiée. La différence d’approche entre les deux villes dans le domaine des transports explique la différence de budget, avec un projet urbain olympique dont le cot est d’un tiers supérieur à Tokyo par rapport à Paris. Le fait d’intégrer le projet de transport de Paris 2024 dans le Grand Paris Express permet en effet à la ville de présenter une candidature sans aucun investissement dans ce domaine, alors même que l’élection de la capitale française a induit une augmentation des coûts du fait de l’accélération du calendrier d’ouverture des lignes.

En bref, le projet urbain olympique de Tokyo est plus ambitieux, comprend plus de constructions neuves et d’aménagements, mais il est plus cher et moins bien intégré dans la stratégie urbaine métropolitaine pré-existante.

V. : En particulier, les Jeux de Paris doivent être l’occasion de rééquilibrer les équipements du Grand Paris vers le Nord socialement déshérité. Pensez-vous, Alexandre, que les Jeux contribueront à cet objectif ?

A.F. : Si je dois répondre très sincèrement à cette question, je dirai que non, les Jeux de Paris 2024 ne permettront pas de modifier radicalement la situation de la Seine-Saint-Denis.

Tout d’abord, comme indiqué plus avant, la littérature scientifique en économie montre que les avantages générés par les Jeux sont trop incertains et diffus pour que cela change profondément la situation économique et les tendances à l’œuvre dans une ville.

Ensuite, les travaux engagés dans le cadre des Jeux concernent particulièrement la Plaine Saint-Denis, un secteur peu peuplé, proche de Paris, irrigué par les RER et le métro, et dont les nouvelles constructions apportent des activités et des logements assez peu en lien avec les besoins des populations séquano-dyonisiennes. Comme le montre très bien l’Insee[1], ainsi que les travaux en sociologie sur les problèmes socio-économiques de ce département (Lévy, 2003 ; Wacquant, 2005 ; Floch, 2017 ; Bacqué, Bellanger et Rey, 2018), le principal facteur de pauvreté vient de la très nette différence de qualifications et de diplôme avec la moyenne nationale. La population du département est la plus jeune de France, la plus cosmopolite, la plus pauvre, mais aussi et surtout la moins qualifiée, notamment chez les jeunes. La construction du métro ou des équipements pour les Jeux ne viendra pas pallier ces difficultés structurelles du département. Cela est d’autant plus le cas concernant les nouveaux quartiers de la Plaine dont le village olympique fait partie. Ils mettent en avant un immobilier de bureau pour des emplois de cadres, or la Seine-Saint-Denis est le département français dans lequel la part des cadres qui travaillent et résident sur place est la plus faible. De plus, les nouvelles constructions interviennent dans un environnement urbain parsemé de friches qui ne sont pas totalement inoccupées. De nombreuses activités informelles sont présentes dans l’espace public et dans les bâtiments en décrépitude. Ces activités seront déplacées et ne profiteront plus aux habitants à proximité, notamment aux populations vivant dans des habitats eux aussi informels et présents depuis la Porte de la Chapelle jusqu’à Saint-Denis.

D’un point de vue urbanistique, la construction de nouveaux équipements et d’un immobilier de bureaux et de logements à destination des fonctions les plus valorisées de la ville globale se font au détriment de fonctions urbaines et sociales parfois disqualifiées alors même qu’elles sont utiles à la population et à la collectivité en général. Les Jeux participent à un rééquilibrage de la ville globale, en mettant en lumière un imaginaire de la ville qui ne valorise pas la Seine-Saint-Denis ni ses habitants. Le projet urbain olympique parisien est ainsi pleinement inscrit dans la stratégie urbaine régionale de requalification urbaine par extension du cœur d’agglomération.

 

Marie-Hélène Bacqué, Emmanuel Bellanger, Henri Rey, Banlieues populaires. Territoires, sociétés, politiques, Éditions de l’Aube, 2018.

Lévy Jean-Pierre, « Peuplement et trajectoires dans l’espace résidentiel : le cas de la Seine-Saint-Denis », Population, 2003/3 (Vol. 58), p. 365-400. DOI : 10.3917/popu.303.0365. URL : https://www.cairn.info/revue-population-2003-3-page-365.htm

Floch Jean-Michel, Standards of living and segregation in twelve French metropolises, in : Economie et Statistique / Economics and Statistics, n°497-498, 2017. pp. 73-96. DOI : 10.24187/ecostat.2017.497d.1931

Wacquant L. (2005), Parias urbains. Ghetto, banlieues, Etat, Paris, La Découverte

 

Mots-clés : Jeux Olympiques – Paris 2024 – Villes Globales – Tokyo 2020 – Mega-évènement


[1] https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=DEP-93