{"id":8983,"date":"2026-02-27T09:45:08","date_gmt":"2026-02-27T08:45:08","guid":{"rendered":"https:\/\/variances.eu\/?p=8983"},"modified":"2026-03-10T13:53:46","modified_gmt":"2026-03-10T12:53:46","slug":"evolutions-recentes-de-la-demographie-en-france-plus-de-deces-que-de-bebes-une-premiere-depuis-80-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=8983","title":{"rendered":"\u00c9volutions r\u00e9centes de la d\u00e9mographie en France : plus de d\u00e9c\u00e8s que de b\u00e9b\u00e9s, une premi\u00e8re depuis 80 ans"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019Insee a publi\u00e9 le 13\u00a0janvier 2026 son bilan d\u00e9mographique annuel. Ce bilan dresse un panorama des \u00e9volutions du nombre d\u2019habitants r\u00e9sidant en France, ainsi que de la f\u00e9condit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e qui vient de s\u2019\u00e9couler.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au 1<sup>er\u00a0<\/sup>janvier\u00a02026, la France compte 69,1\u00a0millions d\u2019habitants, soit 0,25\u00a0% de plus qu\u2019un an auparavant. Depuis 2018, la croissance de la population est principalement port\u00e9e par le solde migratoire\u00a0; en 2025, elle l\u2019est exclusivement, car le solde naturel devient n\u00e9gatif (\u20116\u00a0000). C\u2019est la premi\u00e8re fois depuis la fin de la fin de la Seconde Guerre mondiale.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En effet, d\u2019une part, le nombre de naissances diminue depuis 2010\u00a0: 645\u00a0000 b\u00e9b\u00e9s sont n\u00e9s en France en 2025, soit 2,1\u00a0% de moins qu\u2019en 2024, et 23,6\u00a0% de moins qu\u2019en 2010. D\u2019autre part, le nombre de d\u00e9c\u00e8s augmente, avec l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 des \u00e2ges de forte mortalit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations nombreuses du baby-boom\u00a0; en 2025, 651\u00a0000\u00a0personnes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es, soit une hausse de 1,5\u00a0% par rapport \u00e0 2024 et de 17,9\u00a0% par rapport \u00e0 2010.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y a n\u00e9anmoins de bonnes nouvelles sur le front de l\u2019esp\u00e9rance de vie, qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9e. Compte tenu de ces gains d\u2019esp\u00e9rance de vie, et du vieillissement des g\u00e9n\u00e9rations du baby-boom, la part des seniors de 65\u00a0ans ou plus est, en 2026, quasiment la m\u00eame que celle des jeunes de moins de 20\u00a0ans.<\/strong><\/p>\n<h3><strong>Plus de 69\u00a0millions d\u2019habitants en France\u00a0!<\/strong><\/h3>\n<p>Au 1<sup>er\u00a0<\/sup>janvier 2026, 69,1\u00a0millions de personnes r\u00e9sident en France, soit une hausse de +0,25\u00a0% sur un an. L\u2019ann\u00e9e 2025 marque un tournant sur le plan d\u00e9mographique\u00a0: pour la premi\u00e8re fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la croissance de la population est exclusivement port\u00e9e par le solde migratoire, soit l\u2019\u00e9cart entre les entr\u00e9es sur le territoire et les sorties. Quant au solde naturel, qui est l\u2019\u00e9cart entre le nombre de naissances et celui des d\u00e9c\u00e8s, il devient n\u00e9gatif en 2025\u00a0: \u20116\u00a0000. Un solde naturel n\u00e9gatif avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 lors des deux Guerres mondiales, et certaines ann\u00e9es avant 1939 (par exemple 1929).<\/p>\n<p>Ce r\u00e9sultat n\u2019est cependant pas une surprise pour les d\u00e9mographes, qui se posaient la question du \u00ab\u00a0quand\u00a0\u00bb plut\u00f4t que la question du \u00ab\u00a0si\u00a0\u00bb. Les projections de population de l\u2019Insee en 2021 avaient d\u2019ailleurs pr\u00e9vu cette bascule, mais \u00e0 une date plus lointaine.<\/p>\n<p>En effet, le solde naturel diminue r\u00e9guli\u00e8rement depuis 2007. Cependant, ce qui frappe, c\u2019est l\u2019allure \u00e0 laquelle le solde naturel s\u2019est r\u00e9duit sur la p\u00e9riode r\u00e9cente\u00a0: en 2019, il \u00e9tait encore de +140\u00a0000. La baisse s\u2019est poursuivie ensuite, sous l\u2019effet combin\u00e9 d\u2019une chute des naissances, et d\u2019une hausse des d\u00e9c\u00e8s. En 2025, 645\u00a0000 b\u00e9b\u00e9s sont n\u00e9s en France, soit 2,1\u00a0% de moins qu\u2019en 2024, et 23,6\u00a0% de moins qu\u2019en 2010, dernier point haut des naissances. Parall\u00e8lement, 651\u00a0000\u00a0personnes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es, soit une hausse de 1,5\u00a0% par rapport \u00e0 2024 et de 17,9\u00a0% par rapport \u00e0 2010.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 1\u00a0: <\/strong>Naissances, d\u00e9c\u00e8s et solde naturel en France depuis 1946<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8984\" src=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f1.png\" alt=\"\" width=\"638\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f1.png 638w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f1-300x153.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f1-600x306.png 600w\" sizes=\"(max-width: 638px) 100vw, 638px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Pourquoi y a-t-il de moins en moins de b\u00e9b\u00e9s\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>Tout simplement parce que les femmes ont moins d\u2019enfants\u00a0! En effet, les naissances d\u00e9pendent de deux facteurs\u00a0: du nombre de femmes en \u00e2ge d\u2019avoir des enfants, et de leur f\u00e9condit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire des enfants qu\u2019elles ont. Or, depuis 2016, le nombre de femmes en \u00e2ge d\u2019avoir des enfants ne diminue pas\u00a0; la baisse du nombre de naissances s\u2019explique donc uniquement par le recul de la f\u00e9condit\u00e9. Ce qui se voit avec l\u2019indicateur conjoncturel de f\u00e9condit\u00e9 (ICF), qui est le nombre d\u2019enfants qu\u2019aurait une femme tout au long de sa vie dans les conditions de f\u00e9condit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e. Or l\u2019ICF recule depuis 2010\u00a0: il s\u2019\u00e9tablit \u00e0 1,56\u00a0enfant par femme en 2025, contre 1,61\u00a0en 2024 et 2,03\u00a0en 2010\u00a0; au plus haut du baby-boom, il \u00e9tait \u00e0 plus de 3\u00a0enfants par femme. Il faut remonter \u00e0 la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale pour retrouver un ICF aussi bas qu\u2019en 2025.<\/p>\n<p>Ce recul de la f\u00e9condit\u00e9 est-il li\u00e9 \u00e0 une baisse du souhait d\u2019avoir des enfants, ou \u00e0 une hausse de l\u2019infertilit\u00e9, ou aux deux\u00a0? Les donn\u00e9es de l\u2019\u00e9tat civil ne permettent \u00e9videmment pas de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, les informations y figurant \u00e9tant sommaires. Cependant, d\u2019autres \u00e9tudes, r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 partir d\u2019enqu\u00eates, indiquent que le souhait d\u2019enfants est clairement en recul. Quelles en sont les raisons\u00a0? Il semble que, entre autres, le contexte socio-\u00e9conomique, politique ou environnemental ait un impact\u00a0: une \u00e9tude r\u00e9cente de l\u2019Ined indique par exemple que les personnes inqui\u00e8tes face au changement climatique souhaitent avoir moins d\u2019enfants que les autres. Une conception \u00e9galitaire des r\u00f4les de genre est \u00e9galement associ\u00e9e \u00e0 de moindres intentions de f\u00e9condit\u00e9. Une \u00e9tude du haut conseil de la famille, de l\u2019enfance et de l\u2019\u00e2ge indique aussi que les femmes souhaiteraient \u00eatre plus aid\u00e9es en terme organisationnel (modes de garde) ou de modulation de temps de travail, que financi\u00e8rement.<\/p>\n<p>Enfin, dans la mesure o\u00f9 la p\u00e9riode f\u00e9conde est born\u00e9e, le d\u00e9calage de l\u2019\u00e2ge \u00e0 la maternit\u00e9 peut avoir une incidence sur le nombre d\u2019enfants obtenus\u00a0: apr\u00e8s un certain \u00e2ge, la fertilit\u00e9 diminue. En 2025, les femmes ont un enfant en moyenne \u00e0 31,2\u00a0ans (tous rangs de naissance confondus)\u00a0; en 2010, c\u2019\u00e9tait \u00e0 29,9\u00a0ans.<\/p>\n<h3><strong>Et les hommes dans tout \u00e7a\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>Les publications parlent souvent de la f\u00e9condit\u00e9 des femmes. Cependant, l\u2019Insee publie \u00e9galement dans son bilan d\u00e9mographique des indicateurs sur la f\u00e9condit\u00e9 des hommes, m\u00eame s\u2019ils sont moins mis en avant. Et force est de constater que les femmes ne sont pas les seules \u00e0 voir leur f\u00e9condit\u00e9 diminuer\u00a0: l\u2019ICF des hommes s\u2019\u00e9tablit au m\u00eame niveau que celui des femmes, soit 1,56\u00a0enfant par homme en 2025, contre 1,61\u00a0en 2024 et 2,03 en 2010. C\u2019est \u00e9galement le plus bas niveau observ\u00e9 depuis la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Depuis le milieu des ann\u00e9es 1960, l\u2019ICF des hommes est tr\u00e8s similaire \u00e0 celui des femmes. Il a pu \u00eatre diff\u00e9rent dans le pass\u00e9\u00a0; par exemple, l\u2019ICF des hommes \u00e9tait nettement sup\u00e9rieur \u00e0 celui des femmes juste apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, les hommes ayant \u00e9t\u00e9 nombreux \u00e0 mourir sur le champ de bataille\u00a0; aussi les naissances \u00e9taient r\u00e9parties sur moins d\u2019hommes.<\/p>\n<p>Les hommes sont en moyenne plus \u00e2g\u00e9s \u00e0 la naissance de leurs enfants que les femmes\u00a0: 34,1\u00a0ans en 2025, contre 31,2\u00a0ans pour les femmes. C\u2019est la cons\u00e9quence du fait que dans les couples de sexe diff\u00e9rent, l\u2019homme est en g\u00e9n\u00e9ral plus \u00e2g\u00e9 que la femme. Cet \u00e2ge \u00e0 la naissance de l\u2019enfant recule \u00e9galement pour les hommes, dans les m\u00eames proportions que pour les femmes\u00a0; l\u2019\u00e9cart entre l\u2019\u00e2ge des m\u00e8res et celui des p\u00e8res est stable depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, autour de 3\u00a0ans.<\/p>\n<h3><strong>La hausse des d\u00e9c\u00e8s est in\u00e9luctable, mais de bonnes nouvelles sur l\u2019esp\u00e9rance de vie<\/strong><\/h3>\n<p>C\u00f4t\u00e9 d\u00e9c\u00e8s, une grippe particuli\u00e8rement meurtri\u00e8re, une canicule, ou, bien s\u00fbr, une \u00e9pid\u00e9mie comme celle du Covid-19, peuvent impacter leur nombre. Mais ind\u00e9pendamment de ces \u00e9v\u00e9nements, heureusement, ponctuels, les d\u00e9c\u00e8s augmentent de fa\u00e7on structurelle depuis les ann\u00e9es 2000, avec l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 des \u00e2ges de forte mortalit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations nombreuses du baby-boom, n\u00e9es entre 1946 et 1974. Aussi, en 2025, 651\u00a0000\u00a0personnes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es en France, soit une hausse de 1,5\u00a0% par rapport \u00e0 2024 et de 17,9\u00a0% par rapport \u00e0 2010.<\/p>\n<p>Il y a n\u00e9anmoins de bonnes nouvelles sur le front de l\u2019esp\u00e9rance de vie, qui augmente tendanciellement depuis la fin du 19\u1d49 si\u00e8cle. Ainsi, une femme qui na\u00eet en 2025 peut esp\u00e9rer vivre 85,9\u00a0ans (dans les conditions de mortalit\u00e9 de 2025), et un homme 80,3\u00a0ans. En 1946, cette esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance s\u2019\u00e9tablissait \u00e0 65\u00a0ans\u00a0pour les femmes, et \u00e0 60\u00a0ans \u00e0 peine pour les hommes\u00a0! Les femmes ont toujours v\u00e9cu plus longtemps que les hommes. L\u2019\u00e9cart \u00e9tait de plus de 5\u00a0ans en 1946, et de plus de 8\u00a0ans en 1995\u00a0; il se r\u00e9duit depuis, notamment avec la convergence des modes de vie entre les hommes et les femmes, et atteint 5,6\u00a0ans en 2025.<\/p>\n<p>L\u2019esp\u00e9rance de vie augmente pour tous les \u00e2ges, mais \u00e0 un rythme diff\u00e9rent selon les \u00e2ges. Au cours du XX\u1d49 si\u00e8cle, l\u2019esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance a beaucoup augment\u00e9\u00a0; c\u2019est li\u00e9 \u00e0 la baisse consid\u00e9rable du taux de mortalit\u00e9 infantile, qui est le rapport entre le nombre d\u2019enfants d\u00e9c\u00e9d\u00e9s avant l\u2019\u00e2ge d\u2019un an et le volume de naissances. Il s\u2019\u00e9l\u00e8ve en 2025 \u00e0 4,0\u00a0d\u00e9c\u00e8s pour 1000\u00a0naissances vivantes\u00a0; au d\u00e9but du XX\u1d49 si\u00e8cle, il s\u2019\u00e9levait \u00e0 140\u00a0\u2030 en moyenne, soit plus de 120\u00a0000\u00a0d\u00e9c\u00e8s d\u2019enfants par an\u00a0! Cette r\u00e9duction est la cons\u00e9quence notamment de la r\u00e9volution pasteurienne, la g\u00e9n\u00e9ralisation des antibiotiques et la mise en place des premi\u00e8res politiques de protection de la petite enfance. Cependant, depuis 2011, le taux de mortalit\u00e9 infantile ne baisse plus. Depuis une petite trentaine d\u2019ann\u00e9es, les gains d\u2019esp\u00e9rance de vie sont plus dus \u00e0 la baisse de la mortalit\u00e9 aux \u00e2ges adultes puis \u00e9lev\u00e9s, gr\u00e2ce aux progr\u00e8s m\u00e9dicaux, notamment dans le traitement des maladies cardio-vasculaires et des cancers.<\/p>\n<h3><strong>Une pyramide des \u00e2ges qui ne ressemble plus tellement \u00e0 une pyramide<\/strong><\/h3>\n<p>Le bilan d\u00e9mographique de l\u2019Insee fournit \u00e9galement les pyramides des \u00e2ges par ann\u00e9e\u00a0; dans le bilan de 2025, la derni\u00e8re disponible est celle au 1<sup>er<\/sup>\u00a0janvier 2026. Une pyramide des \u00e2ges est le reflet de toutes les \u00e9volutions d\u00e9mographiques du pass\u00e9.<\/p>\n<p>Cette pyramide, qui ne ressemble d\u2019ailleurs plus tellement \u00e0 une pyramide, permet de voir que le nombre de seniors augmente en France. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne de vieillissement s\u2019acc\u00e9l\u00e8re depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2010. Il r\u00e9sulte de l\u2019augmentation de l\u2019esp\u00e9rance de vie, et s\u2019accentue avec le vieillissement des g\u00e9n\u00e9rations du baby-boom. Et parall\u00e8lement le nombre de jeunes diminue sur la p\u00e9riode r\u00e9cente, avec la baisse des naissances. Ainsi, au 1<sup>er<\/sup> janvier 2026, 22,2\u00a0% des habitants sont \u00e2g\u00e9s de 65\u00a0ans ou plus, soit presque autant que la part des moins de 20\u00a0ans (22,5\u00a0%). En 2006, il y avait 16\u00a0% de personnes de 65\u00a0ans ou plus, et 25\u00a0% de personnes de moins de 20\u00a0ans. Concr\u00e8tement, au 1<sup>er<\/sup>\u00a0janvier\u00a02026, cela repr\u00e9sente 15,5\u00a0millions de jeunes de moins de 20\u00a0ans, et 15,3\u00a0millions de seniors de 65\u00a0ans ou plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 2\u00a0: <\/strong>Pyramide des \u00e2ges aux 1<sup>ers<\/sup> janvier 2026, 2016 et 2006<\/p>\n<p><strong> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8985\" src=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f2.png\" alt=\"\" width=\"642\" height=\"570\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f2.png 642w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f2-300x266.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/f2-600x533.png 600w\" sizes=\"(max-width: 642px) 100vw, 642px\" \/><\/strong><\/p>\n<h3><\/h3>\n<h3><strong>Hausse des mariages\u00a0: une pr\u00e9f\u00e9rence pour faire la f\u00eate\u00a0?!<\/strong><\/h3>\n<p>En 2025, 251\u00a0000 couples se sont mari\u00e9s, dont 244\u00a0000 entre personnes de sexe diff\u00e9rent et 7\u00a0000 entre personnes de m\u00eame sexe. Le nombre de mariages augmente, de 1,4\u00a0% par rapport \u00e0 2024, apr\u00e8s +2,7\u00a0% en 2024, alors que la tendance \u00e9tait plut\u00f4t \u00e0 la baisse avant la crise sanitaire. Cette hausse du nombre de mariages fait suite \u00e0 des ann\u00e9es perturb\u00e9es par la pand\u00e9mie\u00a0: les contraintes pesant sur l\u2019organisation des mariages avaient alors entra\u00een\u00e9 un recul historique des mariages en 2020. L\u2019avenir nous dira si la tendance s\u2019est r\u00e9ellement invers\u00e9e, ou s\u2019il s\u2019agit uniquement d\u2019un rattrapage post-covid. Parall\u00e8lement, en 2024, 197\u00a0200 pactes civils de solidarit\u00e9 (pacs) ont \u00e9t\u00e9 conclus, dont 186\u00a0800\u00a0entre personnes de sexe diff\u00e9rent et 10\u00a0400 entre personnes de m\u00eame sexe. Le nombre de pacs conclus est quasi stable par rapport \u00e0 2023.<\/p>\n<p>Est-ce que cette hausse des mariages va donner plein de petits b\u00e9b\u00e9s\u00a0? Pas forc\u00e9ment\u00a0: la part des naissances hors mariage est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e en France, \u00e0 pr\u00e8s de 60\u00a0% des naissances en 2024.<\/p>\n<h3><strong>La France\u00a0: une exception europ\u00e9enne\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>En 2025, la France rejoint le club pas si ferm\u00e9 des pays de l\u2019Union europ\u00e9enne \u00e0 27 pays \u00e0 avoir un solde naturel n\u00e9gatif. Cependant, la France se distingue toujours de ses voisins europ\u00e9ens, avec une f\u00e9condit\u00e9 relativement \u00e9lev\u00e9e, du moins par rapport aux autres pays\u00a0: les derni\u00e8res donn\u00e9es de comparaison europ\u00e9enne relatives \u00e0 l\u2019ICF datent de 2023, o\u00f9 la France se situe en deuxi\u00e8me position des pays avec l\u2019ICF le plus \u00e9lev\u00e9 (1,65\u00a0enfant par femme en 2023, contre 1,38\u00a0en moyenne dans l\u2019UE). Elle perd cependant la premi\u00e8re place du podium, d\u00e9tenue depuis 2012, au profit de la Bulgarie, o\u00f9 l\u2019ICF s\u2019\u00e9tablit \u00e0 1,81\u00a0enfant par femme.<\/p>\n<p>Forte de cette f\u00e9condit\u00e9 relativement \u00e9lev\u00e9e, en 2024, le solde naturel \u00e9tait encore positif en France, comme dans seulement 7\u00a0pays de l\u2019UE\u00a0; en 2014 c\u2019\u00e9tait le cas de 16 pays de l\u2019UE. En moyenne dans l\u2019UE, le solde naturel est n\u00e9gatif depuis 2012\u00a0; en Allemagne par exemple, il est m\u00eame n\u00e9gatif depuis 2011.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 esp\u00e9rance de vie, la France se situe structurellement dans les pays avec une esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance des femmes dans les plus \u00e9lev\u00e9es de l\u2019UE, et autour de la 10\u1d49 place pour les hommes.<\/p>\n<p>Enfin, la part des personnes \u00e2g\u00e9es de 65\u00a0ans ou plus en France se situe dans la moyenne europ\u00e9enne\u00a0; celle des jeunes se situe\u00a0au-dessus de la moyenne europ\u00e9enne, gr\u00e2ce \u00e0 la relativement bonne f\u00e9condit\u00e9 en France. C\u2019est en Italie que la part des 65\u00a0ans ou plus est la plus \u00e9lev\u00e9e de l\u2019UE, et que la part de jeunes est la plus faible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"width: auto; border: 1px solid #2E86C1; text-align: justify; background: #F0F0F0; padding: 10px;\">\n<p><strong>Encadr\u00e9 : Que contient le bilan d\u00e9mographique, et comment est-il construit ?<\/strong><\/p>\n<p>Le bilan d\u00e9mographique annuel publi\u00e9 par l\u2019Insee dresse un panorama des \u00e9volutions du nombre d\u2019habitants r\u00e9sidant en France, ainsi que de la f\u00e9condit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e qui vient de s\u2019\u00e9couler. La population r\u00e9sidant en France est observ\u00e9e jusqu\u2019au dernier recensement disponible, soit, pour le bilan 2025, au 1<sup>er<\/sup> janvier 2023 (pour la France hors Mayotte) et au 1<sup>er<\/sup> janvier 2017 (pour Mayotte). Ensuite, la population est estim\u00e9e, en cha\u00eenant le dernier point connu avec le solde naturel, des estimations de solde migratoire et d\u2019\u00e9ventuels ajustements.<\/p>\n<p>Le solde naturel est la diff\u00e9rence entre le nombre de naissances et le nombre de d\u00e9c\u00e8s. Ces informations, enregistr\u00e9es par l\u2019officier d\u2019\u00e9tat civil, sont transmises en continu \u00e0 l\u2019Insee, qui produit et diffuse ces donn\u00e9es. L\u2019autre composante de l\u2019\u00e9volution de la population, le solde migratoire est la diff\u00e9rence entre le nombre d\u2019entr\u00e9es sur le territoire (de personnes immigr\u00e9es comme de personnes non immigr\u00e9es) et le nombre de sorties. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant le dernier recensement disponible, le solde migratoire est d\u00e9finitif et mesur\u00e9 indirectement par diff\u00e9rence entre l\u2019\u00e9volution du niveau de la population entre deux ann\u00e9es successives, et le solde naturel et les \u00e9ventuels ajustements statistiques. Au-del\u00e0, le solde migratoire est provisoire et est conventionnellement fix\u00e9 \u00e0 la moyenne des derniers soldes migratoires connus. Enfin, les ajustements statistiques visent \u00e0 assurer, si n\u00e9cessaire, la coh\u00e9rence entre les variations de population entre deux recensements successifs (qui peuvent \u00eatre affect\u00e9es par des changements du protocole de collecte) et les composantes de cette variation (solde naturel et solde migratoire).<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h6><\/h6>\n<h6>Dossier D\u00e9mographie &#8211; Sommaire :<\/h6>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=9017\">\u00c9ditorial<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8983\">\u00c9volutions r\u00e9centes de la d\u00e9mographie en France : plus de d\u00e9c\u00e8s que de b\u00e9b\u00e9s, une premi\u00e8re depuis 80 ans<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8968\">Vouloir relancer la natalit\u00e9 pour sauver notre mod\u00e8le social est paradoxal<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8958\">La d\u00e9mographie : composante cl\u00e9 du pilotage du syst\u00e8me \u00e9ducatif<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8953\">La naissance de la science d\u00e9mographique<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8966\">Les \u00e9volutions d\u00e9mographiques et leurs cons\u00e9quences \u00e9conomiques : anciennes et nouvelles questions<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8973\">Quand la d\u00e9mographie rattrape la solidarit\u00e9 \u2013 Retraites et d\u00e9mographie : un mod\u00e8le con\u00e7u pour un autre monde<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8964\">L\u2019Agirc-Arrco ou la dette impossible<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=8970\">D\u00e9mographie et retraites : Entretien avec Antoine Levy<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/variances.eu\/?p=9026\">Moins de naissances, plus de personnes d\u00e9pendantes : des mutations de nos soci\u00e9t\u00e9s \u00e9clair\u00e9es par les recherches de l\u2019Ined<\/a><\/span><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Insee a publi\u00e9 le 13\u00a0janvier 2026 son bilan d\u00e9mographique annuel. Ce bilan dresse un panorama des \u00e9volutions du nombre d\u2019habitants r\u00e9sidant en France, ainsi que de la f\u00e9condit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e qui vient de s\u2019\u00e9couler. Au 1er\u00a0janvier\u00a02026, la France compte 69,1\u00a0millions d\u2019habitants, soit 0,25\u00a0% de plus qu\u2019un an auparavant. 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