{"id":8348,"date":"2024-10-24T07:20:44","date_gmt":"2024-10-24T05:20:44","guid":{"rendered":"https:\/\/variances.eu\/?p=8348"},"modified":"2024-10-24T07:27:32","modified_gmt":"2024-10-24T05:27:32","slug":"de-lemploi-au-chomage-et-vice-versa-impact-et-evolution-des-flux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=8348","title":{"rendered":"De l\u2019emploi au ch\u00f4mage et vice versa : impact et \u00e9volution des flux"},"content":{"rendered":"<p><em>Cet article a \u00e9t\u00e9 initialement publi\u00e9 sur le site <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.banque-france.fr\/fr\/publications-et-statistiques\/publications\/de-lemploi-au-chomage-et-vice-versa-impact-et-evolution-des-flux\">Bloc-notes Eco de la Banque de France, le 8 octobre 2024<\/a><\/span><\/span>.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Ce billet explore l&rsquo;\u00e9volution du taux de ch\u00f4mage en France depuis vingt ans, en se concentrant sur le r\u00f4le des transitions entre l\u2019emploi et le ch\u00f4mage. La baisse significative du ch\u00f4mage depuis 2015 refl\u00e8te en grande partie une am\u00e9lioration de la r\u00e9int\u00e9gration des ch\u00f4meurs sur le march\u00e9 du travail. Il met en \u00e9vidence l&rsquo;impact des facteurs structurels et des politiques publiques sur ces dynamiques. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>Graphique 1 \u2013 Tendances des flux de ch\u00f4mage en France (%)<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_8351\" style=\"width: 800px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-8351\" class=\"wp-image-8351 size-full\" src=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image1.jpg\" alt=\"\" width=\"790\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image1.jpg 790w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image1-300x146.jpg 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image1-600x292.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 790px) 100vw, 790px\" \/><p id=\"caption-attachment-8351\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: France Travail, Insee\u00a0; calcul des auteurs.<\/p>\n<p>Note\u00a0: Taux de retour \u00e0 l\u2019emploi depuis le ch\u00f4mage et taux de sortie de l\u2019emploi vers le ch\u00f4mage. Ces taux sont construit gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9thode de Shimer (2012) qui s\u2019appuie sur l\u2019\u00e9volution du ratio entre le ch\u00f4mage total et le ch\u00f4mage de court terme. Donn\u00e9es trimestrielles de 2003-T1 \u00e0 2024-T2.<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Culminant entre 2012 et 2016 au-dessus de 10\u00a0%, le taux de ch\u00f4mage fran\u00e7ais a, depuis 2016, engag\u00e9 une baisse quasi-continue pour atteindre le point historiquement bas de 7,1\u00a0% fin 2022, et se situe \u00e0 7,3\u00a0% au deuxi\u00e8me trimestre de 2024 Si cette baisse est en partie due \u00e0 des facteurs conjoncturels &#8212; la <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.banque-france.fr\/fr\/publications-et-statistiques\/publications\/projections-macroeconomiques-juin-2024\">Banque de France<\/a><\/span><\/span> pr\u00e9voit ainsi une l\u00e9g\u00e8re remont\u00e9e temporaire du ch\u00f4mage \u00e0 7,6\u00a0% en 2025 elle r\u00e9pond d\u2019abord \u00e0 des facteurs structurels qui peuvent \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude des mouvements de travailleurs transitant entre l\u2019emploi et le ch\u00f4mage. En faisant abstraction de l\u2019augmentation du taux d\u2019activit\u00e9 (mesur\u00e9 par le rapport (emploi + ch\u00f4mage)\/population en \u00e2ge de travailler) qui n\u2019a pas directement contribu\u00e9 \u00e0 faire \u00e9voluer le taux de ch\u00f4mage depuis 2015, l\u2019\u00e9volution du ch\u00f4mage d\u00e9pend en effet de deux facteurs\u00a0: le nombre de ch\u00f4meurs trouvant un emploi d\u2019une part, et le nombre de \u00ab\u00a0nouveaux ch\u00f4meurs\u00a0\u00bb suite \u00e0 une perte d\u2019emploi d\u2019autre part. En pratique on exprime ces flux gr\u00e2ce au taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi des ch\u00f4meurs et au taux de sortie de l\u2019emploi vers le ch\u00f4mage. Ces taux sont calcul\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9thode de Shimer (2012) qui utilise la relation d\u2019\u00e9quilibre qui existe entre les niveaux de ch\u00f4mage total et de ch\u00f4mage de court terme. Le taux de retour \u00e0 l\u2019emploi mesure la proportion des ch\u00f4meurs qui trouvent un emploi. Le taux de sortie de l\u2019emploi \u00e9value la part des travailleurs qui deviennent ch\u00f4meurs. \u00c0 chaque instant, le taux de ch\u00f4mage est la r\u00e9sultante de ces deux flux de sens oppos\u00e9s. Ce billet se propose d\u2019abord d\u2019analyser l\u2019influence des fluctuations de ces taux sur le taux de ch\u00f4mage effectif, puis d\u2019explorer les forces sous-jacentes qui en dictent les variations.<\/p>\n<h3><strong>Les variations du taux de retour \u00e0 l\u2019emploi expliquent l\u2019essentiel de la baisse r\u00e9cente du ch\u00f4mage<\/strong><\/h3>\n<p>Le Graphique 1 montre l&rsquo;\u00e9volution des flux ch\u00f4mage-emploi et emploi-ch\u00f4mage entre 2003 et 2023. Ces flux sont construits gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9thode de <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S1094202512000063\">Shimer (2012)<\/a><\/span><\/span>, qui mesure l\u2019\u00e9volution du taux de retour \u00e0 l\u2019emploi gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9volution de la part du ch\u00f4mage de courte dur\u00e9e tout en faisant l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;un taux de participation constant. On observe que, malgr\u00e9 les fluctuations, le taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi a suivi une tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la hausse depuis 2015, ce qui indique une am\u00e9lioration graduelle des chances des ch\u00f4meurs de retrouver du travail. En parall\u00e8le, le taux de sortie de l&#8217;emploi a augment\u00e9 de mani\u00e8re importante apr\u00e8s la crise \u00e9conomique \u00e0 partir de 2009, atteignant un pic en 2015 avant de se stabiliser. Apr\u00e8s une forte chute pendant la pand\u00e9mie de Covid-19, il semble aujourd\u2019hui revenir progressivement \u00e0 son niveau d\u2019avant crise.<\/p>\n<p>Comme le montre le Graphique 2, dans son panneau de gauche, le taux de ch\u00f4mage impliqu\u00e9 par les flux entrants et sortants du march\u00e9 du travail reproduit de mani\u00e8re fid\u00e8le la dynamique effectivement constat\u00e9e du taux de ch\u00f4mage, tout en pr\u00e9sentant une volatilit\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9e. Ceci confirme la pertinence des flux d\u2019entr\u00e9e et de sortie du ch\u00f4mage pour comprendre le niveau effectif du ch\u00f4mage malgr\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e8se forte sur le taux de participation. Ce dernier a en effet a augment\u00e9 d&rsquo;environ 3 points sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e, en raison de la participation accrue des femmes et des travailleurs \u00e2g\u00e9s de 50 \u00e0 64 ans (en raison du recul progressif de l\u2019\u00e2ge de d\u00e9part \u00e0 la retraite). Toutefois, cette augmentation est tr\u00e8s progressive et port\u00e9e par des personnes transitant directement entre l\u2019inactivit\u00e9 et l\u2019emploi, ce qui fait que les flux entre le ch\u00f4mage et l&#8217;emploi expliquent l&rsquo;essentiel des variations du taux de ch\u00f4mage au cours du cycle. L&rsquo;ann\u00e9e 2020 est exclue de notre analyse en raison des choix de politiques publiques effectu\u00e9s lors de la pand\u00e9mie de Covid-19, qui ont temporairement gel\u00e9 le march\u00e9 du travail, entra\u00eenant une baisse artificielle des taux de sortie et de retour \u00e0 l&#8217;emploi, contrairement \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 aux \u00c9tats-Unis par exemple.<\/p>\n<p>Le panneau de droite du Graphique 2 reproduit l&rsquo;exercice contrefactuel de <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S1094202512000063\">Shimer (2012)<\/a><\/span><\/span>, qui consiste \u00e0 simuler ce qu\u2019aurait \u00e9t\u00e9 le taux de ch\u00f4mage observ\u00e9 si l\u2019un ou l\u2019autre des deux flux avait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 sa moyenne sur l\u2019ensemble de la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e. L&rsquo;id\u00e9e est de distinguer l&rsquo;importance des fluctuations du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi et du taux de sortie de l&#8217;emploi pour les fluctuations du ch\u00f4mage. Ainsi, la courbe bleue repr\u00e9sente les taux de ch\u00f4mage impliqu\u00e9s lorsque l&rsquo;on consid\u00e8re uniquement les fluctuations du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi, tandis que la courbe rouge repr\u00e9sente les taux de ch\u00f4mage impliqu\u00e9s lorsque l&rsquo;on consid\u00e8re uniquement les mouvements du taux de sortie de l&#8217;emploi. On constate que la courbe bleue est celle qui refl\u00e8te le mieux la dynamique globale du ch\u00f4mage sur la p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, cet exercice montre que la majeure partie de la variation du taux de ch\u00f4mage (82\u00a0%) est due aux fluctuations du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi, tandis que le reste s&rsquo;explique par celles du taux de sortie de l&#8217;emploi. Ce r\u00e9sultat pour la France concorde avec les conclusions de Shimer pour les \u00c9tats-Unis. On constate par ailleurs que la baisse du ch\u00f4mage amorc\u00e9e en 2015 est enti\u00e8rement attribuable \u00e0 l\u2019augmentation du taux de retour \u00e0 l\u2019emploi sur la p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>Graphique 2 \u2013 Taux de ch\u00f4mage effectif, impliqu\u00e9 et exercices contrefactuels (%)<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_8352\" style=\"width: 995px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-8352\" class=\"wp-image-8352 size-full\" src=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image2-1.png\" alt=\"\" width=\"985\" height=\"406\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image2-1.png 985w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image2-1-300x124.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image2-1-600x247.png 600w\" sizes=\"(max-width: 985px) 100vw, 985px\" \/><p id=\"caption-attachment-8352\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: Insee, France Travail\u00a0; calcul des auteurs.<\/p>\n<p>Note : Gauche : comparaison du taux de ch\u00f4mage effectif et celui impliqu\u00e9 par les flux de ch\u00f4mage (Shimer, 2012). Droite : deux exercices contrefactuels sur le taux de ch\u00f4mage impliqu\u00e9. Rupture en 2020 en raison du gel des flux entre emploi et ch\u00f4mage pendant la p\u00e9riode Covid.<\/p><\/div>\n<h3><strong>Le r\u00f4le de la demande et des CDD tr\u00e8s courts<\/strong><\/h3>\n<p>Comment comprendre les \u00e9volutions des flux d\u2019emploi sur la p\u00e9riode\u00a0? Le Graphique 3 tente de mettre en \u00e9vidence les forces sous-jacentes qui influencent les taux de retour \u00e0 l\u2019emploi et de sortie de l\u2019emploi. Le panneau de gauche montre la relation importante entre le taux de retour \u00e0 l\u2019emploi (\u00e9chelle de gauche) et le taux d&#8217;emplois vacants (\u00e9chelle de droite). Ce dernier taux est obtenu en exprimant le nombre de postes vacants en pourcentage de la somme du nombre d&#8217;emplois occup\u00e9s et du nombre de postes vacants. Il permet de mesurer l\u2019intensit\u00e9 de la demande de travail de la part des entreprises. La corr\u00e9lation entre ces deux indicateurs est forte, ce qui indique que la demande agr\u00e9g\u00e9e de travail est un facteur d\u00e9terminant dans la r\u00e9int\u00e9gration des ch\u00f4meurs dans l&#8217;emploi.<\/p>\n<p>Afin de comprendre l\u2019\u00e9volution du taux de sortie de l\u2019emploi qui augmente de mani\u00e8re marqu\u00e9e jusqu\u2019en 2015 nous \u00e9tudions l\u2019impact qu\u2019\u00e0 pu avoir le recours croissant \u00e0 des contrats \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e (CDD) de tr\u00e8s courte dur\u00e9e (moins d&rsquo;un mois). Le panneau de droite du Graphique 3 montre que le nombre de CDD de moins d\u2019un mois arriv\u00e9s \u00e0 terme rapport\u00e9 \u00e0 l\u2019emploi total en CDD augmente de mani\u00e8re substantielle sur la p\u00e9riode. La modification de la structure de l\u2019emploi en faveur de contrats de tr\u00e8s courte dur\u00e9e est le principal facteur explicatif de l\u2019augmentation du taux de sortie de l\u2019emploi jusqu\u2019en 2015.\u00a0 A noter que depuis lors la tendance \u00e0 la hausse des CDD courts s\u2019est interrompue, dans un contexte d\u2019augmentation de la part des embauches en CDI.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>Graphique 3 &#8211;\u00a0 Facteurs explicatifs de l\u2019\u00e9volution des taux de retour et de sortie de l\u2019emploi (%)<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_8353\" style=\"width: 813px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-8353\" class=\"wp-image-8353 size-full\" src=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image3.png\" alt=\"\" width=\"803\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image3.png 803w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image3-300x130.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Image3-600x260.png 600w\" sizes=\"(max-width: 803px) 100vw, 803px\" \/><p id=\"caption-attachment-8353\" class=\"wp-caption-text\">Source\u00a0: Insee, France Travail, Dares; calcul des auteurs.<\/p>\n<p>Note\u00a0: Gauche\u00a0: comparaison du taux de retour \u00e0 l\u2019emploi et du taux d&#8217;emplois vacants. Droite\u00a0: comparaison du taux de sortie de l\u2019emploi et du taux de s\u00e9paration de CDD de moins d\u2019un mois (couverture temporelle diff\u00e9rente selon la disponibilit\u00e9 des donn\u00e9es MMO &#8211; Dares). Rupture de s\u00e9rie en 2020 en raison de la p\u00e9riode Covid.<\/p><\/div>\n<h3><strong>Le r\u00f4le des politiques publiques<\/strong><\/h3>\n<p>L&rsquo;augmentation du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi depuis le milieu des ann\u00e9es 2010 est en partie attribuable aux r\u00e9formes du march\u00e9 du travail qui ont simultan\u00e9ment influenc\u00e9 l&rsquo;offre (assurance ch\u00f4mage) et la demande (co\u00fbts des licenciements, r\u00e9duction des cotisations patronales). Bien que les effets de certaines r\u00e9formes soient par nature difficiles \u00e0 quantifier (par exemple, l&rsquo;effet de la r\u00e9duction de l&rsquo;incertitude sur les co\u00fbts de licenciement), d&rsquo;autres ont eu un effet non n\u00e9gligeable sur la cr\u00e9ation nette d&#8217;emplois. <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/publications.banque-france.fr\/sites\/default\/files\/medias\/documents\/bdf231-6_politiques-economiques.pdf\">Aldama, Cochard et Ouvrard (2020)<\/a><\/span><\/span> estiment que les politiques de baisse du co\u00fbt du travail auraient contribu\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation de 240\u00a0000 emplois salari\u00e9s marchands de 2016 \u00e0 2019, soit 25\u00a0% de la cr\u00e9ation totale d&#8217;emplois au cours de la p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Si une partie de l&rsquo;am\u00e9lioration du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi depuis 2015 est certainement li\u00e9e \u00e0 un climat \u00e9conomique plus positif d&rsquo;un point de vue conjoncturel, les politiques publiques (all\u00e8gements du co\u00fbt du travail, aides \u00e0 l\u2019apprentissage, r\u00e9duction de l\u2019incertitude li\u00e9e au processus de licenciement) ont jou\u00e9 un r\u00f4le en g\u00e9n\u00e9rant un surcro\u00eet de demande de main-d&rsquo;\u0153uvre qui s&rsquo;est traduit par davantage de cr\u00e9ations nettes d&#8217;emplois. En l&rsquo;absence d&rsquo;une augmentation concomitante du taux de licenciement ou d&rsquo;une r\u00e9duction de la dur\u00e9e des contrats, qui ne ressortent pas de la tendance du taux de sortie de l\u2019emploi depuis 2015, ce surcro\u00eet de la demande et du taux de retour \u00e0 l&#8217;emploi a particip\u00e9 \u00e0 la baisse durable du taux de ch\u00f4mage fran\u00e7ais.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 initialement publi\u00e9 sur le site Bloc-notes Eco de la Banque de France, le 8 octobre 2024. Ce billet explore l&rsquo;\u00e9volution du taux de ch\u00f4mage en France depuis vingt ans, en se concentrant sur le r\u00f4le des transitions entre l\u2019emploi et le ch\u00f4mage. 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