{"id":6112,"date":"2021-09-23T07:15:29","date_gmt":"2021-09-23T05:15:29","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=6112"},"modified":"2021-09-23T07:48:22","modified_gmt":"2021-09-23T05:48:22","slug":"mais-pourquoi-posseder-un-club-de-football","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=6112","title":{"rendered":"Mais pourquoi poss\u00e9der un club de football ?"},"content":{"rendered":"<h3><strong><em>Mais pourquoi poss\u00e9der un club de football\u00a0<\/em><\/strong><strong><em>?<\/em><\/strong><\/h3>\n<p><em>Nous avions d\u00e9j\u00e0 abord\u00e9 avec Alberto Francese et Baptiste de Leudeville dans l\u2019article <\/em><em>[<span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"http:\/\/variances.eu\/?p=6048\">ICI<\/a><\/span><\/span>] les raisons qui pouvaient pousser un club \u00e0 entrer en bourse et la question des motivations des investisseurs attir\u00e9s par ces clubs. Mais nous avons aussi identifi\u00e9 dans l\u2019article <\/em><em>[<span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"http:\/\/variances.eu\/?p=6019\">ARTICLE1<\/a><\/span><\/span>] que poss\u00e9der un club est l<\/em><em>\u2019assurance d<\/em><em>\u2019absence de profits, ou d<\/em><em>\u2019absence de gloire, ou les deux en m\u00eame temps. Alors pourquoi un propri\u00e9taire de club de football peut-il persister \u00e0 vouloir d\u00e9tenir ce club\u00a0?<\/em><\/p>\n<h3><strong>Qui sont les propri\u00e9taires des clubs\u00a0? Que recherchent-ils\u00a0<\/strong><strong>?<\/strong><\/h3>\n<p>Il y a en fait de tout. En termes de structure, les clubs de <em>Premier League<\/em> sont des soci\u00e9t\u00e9s commerciales\u00a0; les clubs fran\u00e7ais sont des SASP (Soci\u00e9t\u00e9 Anonyme Sportive Professionnelle), un statut cr\u00e9\u00e9 en 1999, voir [DRUT (2011)]), souvent l\u2019\u00e9manation d\u2019une association\u00a0; en Italie et en Espagne, on retrouve souvent un \u00e9quivalent de la SASP, avec une particularit\u00e9 pour l\u2019Espagne, puisque quatre clubs (FC Barcelone, Real Madrid, Athletic Bilbao, Osasuna) sont en mod\u00e8le ouvert et appartiennent \u00e0 leurs supporters. Le cas le plus surprenant est celui de l\u2019Allemagne o\u00f9 l\u2019association joue un r\u00f4le majeur et doit toujours d\u00e9tenir au moins \u00ab\u00a050 % + 1\u00a0\u00bb actions, et ce en droits de vote, non sur les parts financi\u00e8res. Ainsi il est impossible en Allemagne pour un investisseur priv\u00e9 de prendre \u00ab\u00a0par l\u2019argent\u00a0\u00bb le contr\u00f4le du conseil d\u2019administration. [BANCEL et al. (2019)] pr\u00e9cise la nature de l\u2019actionnariat des principaux clubs europ\u00e9ens\u00a0: les investisseurs nationaux repr\u00e9sentent environ 40 % des situations (personnes physiques, associations)\u00a0; un peu moins de 20 % sont d\u00e9tenus par des investisseurs internationaux (personnes physiques, fonds souverains ou fonds d\u2019investissement)\u00a0; le reste est d\u00e9tenu en multipropri\u00e9t\u00e9 via des <em>holdings<\/em>, des investisseurs priv\u00e9s ou\u2026 d\u2019autres clubs (Manchester City via City Group d\u00e9tient par exemple Troyes en France).<\/p>\n<h3><strong>Pourquoi d\u00e9tenir un club\u00a0<\/strong><strong>?<\/strong><\/h3>\n<p>Historiquement, beaucoup de clubs avaient un ancrage local, soutenus par une entreprise r\u00e9gionale ou nationale (Peugeot \u00e0 Sochaux, Gazprom pour le Zenith Saint-Petersbourg). Comme [SZYMANSKI, KUPER (2015)]\u00a0le pr\u00e9cise, d\u00e9tenir un club est en g\u00e9n\u00e9ral un moyen de faire parler de soi, de r\u00e9cup\u00e9rer des contrats, d\u2019entrouvrir les portes de milieux financiers ou politiques, de s\u2019adosser \u00e0 un projet immobilier ou, tout simplement, de permettre au propri\u00e9taire de se faire plaisir. Dans les faits, ce qui importe plus que le mode de d\u00e9tention est le mode de gouvernance (selon les termes de Luc Dayan, podcast de l\u2019After Foot du 20 avril 2021), l\u2019intention finale du propri\u00e9taire et sa conjugaison avec le projet sportif. Les situations gagnantes sont celles o\u00f9 ce mode de gouvernance permet un lien identitaire avec les supporters.<\/p>\n<h3><strong>QUELQUES EXEMPLES<\/strong><\/h3>\n<p>Si un club est vou\u00e9 \u00e0 l\u2019absence de profit tout en jouant les funambules budg\u00e9taires, quel est l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019en poss\u00e9der un\u00a0? Pour certains clubs, les intentions des propri\u00e9taires (du reste tr\u00e8s d\u00e9pensiers dans certains cas) peuvent \u00eatre tr\u00e8s personnelles. On pr\u00eatait \u00e0 Frank McCourt, propri\u00e9taire de l\u2019Olympique de Marseille, d\u2019avoir des vues sur le Stade V\u00e9lodrome et ses terrains attenants pour un projet immobilier. De m\u00eame, une rumeur pr\u00eatait pour intention indirecte au propri\u00e9taire de l&rsquo;AS Monaco, celle de faire vivre le club pour obtenir \u00e0 terme une naturalisation mon\u00e9gasque. Mais il ne s\u2019agit pas de la r\u00e8gle. Explorons quelques cas illustratifs.<\/p>\n<h3><strong>Le bon \u00e9l\u00e8ve\u00a0(\u00e0 port\u00e9e internationale) : le Bayern Munich<\/strong><\/h3>\n<p>Le Bayern Munich est un cas particulier et finalement le meilleur exemple de ce que devrait \u00eatre un club de football. Contr\u00f4l\u00e9 par l\u2019association, il s\u2019appuie sur ses tr\u00e8s puissants sponsors (Adidas et Audi) au fort ancrage local, qui sont de plus pr\u00e9sents depuis longtemps et qui sont intimement li\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire du club. Il s\u2019agit d\u2019une marque internationale, aux infrastructures modernes, dont l\u2019organigramme est pour l\u2019essentiel compos\u00e9 de ses anciens joueurs, jusqu\u2019au pr\u00e9sident. Quand il int\u00e8gre l\u2019organigramme, un cadre passe par toutes les strates du club, du terrain au <em>marketing<\/em>, avant de prendre son poste. Les comptes sont sains (la masse salariale n\u2019est que de 40 % des revenus contre\u2026 115 % \u00e0 Barcelone), les co\u00fbts ma\u00eetris\u00e9s (voir [LES ECHOS (2020)]), aucun joueur n\u2019est plus fort que l\u2019institution, quelques coups sur les transferts sont tent\u00e9s sur des opportunit\u00e9s de march\u00e9, le centre de formation fonctionne et l\u2019armoire \u00e0 troph\u00e9es est pleine. La pand\u00e9mie 2020-2021 a fait chuter les revenus mais pas au point de mettre le club en faillite. Un \u00e9quilibre parfait entre identit\u00e9, histoire, gestion, et succ\u00e8s.<\/p>\n<h3><strong>Le bon \u00e9l\u00e8ve (\u00e0 plus petite \u00e9chelle)\u00a0: l<\/strong><strong>\u2019Atalanta Bergame<\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019Atalanta Bergame ne peut pr\u00e9tendre au titre en Italie mais l<em>a \u00ab\u00a0D\u00e9esse<\/em>\u00a0\u00bb est r\u00e9guli\u00e8rement pr\u00e9sente au plus haut niveau europ\u00e9en. Le club a fait le choix de la survie par le jeu. L\u2019entra\u00eeneur depuis 2016, Gasperini, a la mainmise sur tous les aspects sportifs. Il valorise sportivement des joueurs revendus tr\u00e8s cher, et aussit\u00f4t remplac\u00e9s par de nouveaux joueurs, substituables dans une organisation de jeu tr\u00e8s pr\u00e9cise. Si le club n\u2019a pas vocation \u00e0 tout gagner, il survit bien \u00e9conomiquement, s\u00e9duit ses supporters par une philosophie de jeu affirm\u00e9e. Le propri\u00e9taire Antonio Percassi est un ancien joueur (fait rarissime)\u00a0; il a rachet\u00e9 le club en 1990 pour en faire une place forte de l\u2019identit\u00e9 bergamasque. Chaque nouveau-n\u00e9 de la province re\u00e7oit \u00e0 sa naissance un petit maillot du club. M\u00eame si la port\u00e9e est r\u00e9gionale, c\u2019est l\u2019illustration qu\u2019en trouvant sa place, et en \u00ab\u00a0racontant une histoire adapt\u00e9e\u00a0\u00bb, les clubs peuvent fleurir \u00e0 une \u00e9chelle modeste (\u00e9couter le Podcast Big 5 \u2013 Le Jeu de l\u2019Atalanta, R\u00e9confort de Bergame du 7 ao\u00fbt 2020). En France, avec des fondamentaux certes tr\u00e8s diff\u00e9rents, le cas de Lyon pourrait \u00eatre cit\u00e9 dans ce paragraphe.<\/p>\n<h3><strong>Les projets g\u00e9opolitiques\u00a0: PSG et Manchester City<\/strong><\/h3>\n<p>Changeons de dimension. M\u00eame si diff\u00e9rents, les cas de ces deux clubs sont finalement un peu li\u00e9s. Leurs projets sont tr\u00e8s divergents. Le PSG est la propri\u00e9t\u00e9 du fonds souverain du Qatar, quand Manchester City est principalement la propri\u00e9t\u00e9 du cheikh Mansour bin Zayed al Nayan des Emirats Arabes Unis, via le City Group.<\/p>\n<p>Pour le Qatar, \u00e0 l\u2019or\u00e9e des ann\u00e9es 2010, l\u2019objectif \u00e9tait de faire du <em>soft power<\/em>, de s\u2019\u00e9carter de la d\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique au gaz, et trouver sa place sur la carte du monde, en s\u2019identifiant \u00e0 de grands \u00e9v\u00e8nements internationaux. Le sport \u00e9tait un bon moyen pour cela car porteur de valeurs universelles et positives. L\u2019objectif est mondial, et ne vise en aucun cas la profitabilit\u00e9. Le choix de Paris \u00e9tait tr\u00e8s sp\u00e9cifique et tr\u00e8s calcul\u00e9. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de trouver une ville qui permette de se rapprocher d\u2019acteurs majeurs politiques, financiers et culturels, dans un pays \u00e0 m\u00eame de les soutenir et d\u2019offrir au Qatar des opportunit\u00e9s \u00e9conomiques diff\u00e9rentes. Paris offre cette centralit\u00e9 et cette concentration de d\u00e9cideurs politiques et m\u00e9diatiques, et permet de se rapprocher de d\u00e9mocraties internationales et de se faire conna\u00eetre de leurs opinions publiques. Le fait que le PSG n\u2019entre pas dans la Super League en est la preuve\u00a0: il n\u2019\u00e9tait pas question de mettre \u00e0 mal une strat\u00e9gie \u00e9tatique pour \u00e9conomiser quelques dizaines de millions d\u2019euros (1).<\/p>\n<p>Le cas de Manchester City est diff\u00e9rent car le but de l\u2019achat du club est plus directement \u00e9conomique\u00a0: fournir un grand levier d\u2019influence, permettre de rechercher des opportunit\u00e9s et faire de l\u2019optimisation fiscale. Il r\u00e9pond aussi \u00e0 une logique de comp\u00e9tition par rapport \u00e0 Duba\u00ef. Contrairement au PSG, le City Group a une logique fa\u00eeti\u00e8re, est parrain de nombreux clubs \u00ab\u00a0filiales\u00a0\u00bb, avec un projet sportif et des \u00e9quipes techniques communes entre ses clubs. A titre indicatif, Qatar Sport Investment est seul actionnaire du PSG quand China Media Capital est aussi actionnaire de Manchester City. Mais dans les faits, l\u2019argent d\u00e9vers\u00e9\u00a0dans ces deux clubs a tout de m\u00eame permis de nombreux succ\u00e8s sportifs (except\u00e9 la <em>Champions League<\/em> qui se refuse encore aux deux clubs). Pour une vue compl\u00e8te du sujet, conseillons le passionnant podcast Big 5 \u2013 L\u2019autre PSG-Manchester City du 22 avril 2021.<\/p>\n<h3><strong>La machine \u00e0 cash : Manchester United<\/strong><\/h3>\n<p>Manchester United \u00e9tait le club le plus riche du monde en 2005 lors de son rachat par la famille Glazer via une LBO et un fonds d\u00e9di\u00e9 portant la dette du club. A l\u2019\u00e9poque, il s\u2019agissait probablement de la marque sportive la plus forte du monde. Ses recettes \u00e9taient extr\u00eamement fortes, stables et r\u00e9guli\u00e8res. Seize ans plus tard, c\u2019est toujours le cas, un peu ind\u00e9pendamment du manque de r\u00e9sultats sportifs. La marque \u00ab\u00a0ManU\u00a0\u00bb perdure de mani\u00e8re autonome en d\u00e9pit du fait que la politique sportive du club est illisible par les supporters comme par les observateurs. Les supporters ont certes grond\u00e9 mais la situation s\u2019est stabilis\u00e9e car le propri\u00e9taire, s\u2019il ne coule pas le club, n\u2019a pas de relation affective avec lui ou ses supporters et n\u2019a pas non plus cherch\u00e9 \u00e0 enterrer le pass\u00e9. Un lecteur int\u00e9ress\u00e9 pourra se r\u00e9f\u00e9rer au podcast Big 5 \u2013 L\u2019\u00e9nigme Manchester United du 26 septembre 2019.<\/p>\n<h3><strong>Le trading\u00a0: les fonds d<\/strong><strong>\u2019investissement<\/strong><\/h3>\n<p>Un grand fantasme est celui de fonds sp\u00e9culatifs qui ach\u00e8tent des clubs pour faire du <em>trading<\/em> (2). L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces fonds est compr\u00e9hensible au vu des montants engag\u00e9s (avant la pand\u00e9mie de Covid du moins), de la passion des supporters, des liens toujours grandissants entre football, <em>marketing<\/em> et r\u00e9seaux sociaux, et du potentiel de rentabilit\u00e9 du secteur (si les op\u00e9rations sont bien men\u00e9es). Chose amusante, le City Group, dont nous parlions plus haut, a r\u00e9cemment lui-m\u00eame investi dans un fonds, comme quoi il n\u2019y a pas que les fonds qui investissent dans les clubs, les clubs peuvent aussi lancer l\u2019offensive inverse (voir [ECOFOOT (2021)]).<\/p>\n<p>Pour le moment, si nous prenons l\u2019exemple de la France, si certains clubs ont commenc\u00e9 \u00e0 sortir gagnants de ce mod\u00e8le (c\u2019est le cas de Lille, champion de France 2021, mais au prix d\u2019une grande instabilit\u00e9 institutionnelle), d\u2019autres clubs comme Bordeaux se sont retrouv\u00e9s en tr\u00e8s grande difficult\u00e9, financi\u00e8re et sportive. Il faut comprendre que les fonds qui investissent sont souvent des fonds de capital risque pour lesquels le football constitue une \u00ab\u00a0poche\u00a0\u00bb marginale dans le portefeuille, un pari additionnel pour chercher du rendement diversifi\u00e9. Outre la difficult\u00e9 pour un fonds non sp\u00e9cialiste de structurer de A \u00e0 Z un club (probl\u00e8me rencontr\u00e9 \u00e0 Bordeaux) pour optimiser sa fonction de r\u00e9ponse financi\u00e8re, les sommes engag\u00e9es au regard du reste de leur portefeuille sont faibles, et les g\u00e9rants pr\u00e9f\u00e8rent couper leurs pertes plut\u00f4t que de maintenir le club en vie trop longtemps. Songez que le rachat d\u2019un club fran\u00e7ais moyen se n\u00e9gocierait typiquement entre 20 et 100 millions d\u2019euros. Pour poursuivre cette discussion, renvoyons \u00e0 [Contribution AFTER FOOT (2021)].<\/p>\n<h3><strong>Conclusion<\/strong><\/h3>\n<p>Dans les ann\u00e9es 80, quand le l\u00e9gendaire patron de la Juventus Giovanni Agnelli demandait \u00e0 Michel Platini \u00e0 qui appartenait le football, et que le meneur fran\u00e7ais r\u00e9pondait \u00ab\u00a0<em>Aux footballeurs\u00a0<\/em><em>!\u00a0<\/em>\u00bb, l\u2019homme d\u2019affaire lui aurait r\u00e9pondu \u00ab\u00a0<em>Non Michel, aux supporters et aux t\u00e9l\u00e9<\/em><em>s.\u00a0<\/em>\u00bb Apr\u00e8s avoir passionn\u00e9 les foules pendant des ann\u00e9es, le football se vit d\u00e9sormais diff\u00e9remment. L\u2019\u00e9poque o\u00f9 la t\u00e9l\u00e9vision \u00e9tait le seul moyen de suivre un match a peut-\u00eatre v\u00e9cu et une r\u00e9volution culturelle est en marche. Le football se suit d\u00e9sormais en pointill\u00e9s, par morceaux, par r\u00e9sum\u00e9s, par Youtube ou sur Twitch. L\u2019industrie du football n\u2019est finalement pas si grande et ne survivrait que difficilement \u00e0 un changement de ses modes de consommation. Les principaux d\u00e9fis de cette industrie, outre la rationalisation forc\u00e9e de son mod\u00e8le \u00e9conomique, r\u00e9sident aussi dans une r\u00e9volution de la diffusion, des interactions et des contenus m\u00e9diatiques.<\/p>\n<h3><strong>Notes<\/strong><\/h3>\n<p>(1) Le transfert \u00e0 222 millions de Neymar, de Barcelone au PSG \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2017, a par exemple \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 en pleine crise du Golfe pour (re)donner de la visibilit\u00e9 au Qatar par rapport \u00e0 ses puissants voisins dont l\u2019Arabie Saoudite, d\u00e9tourner l\u2019attention et en faire parler autrement dans une p\u00e9riode complexe.<\/p>\n<p>(2) Le terme de trading est utilis\u00e9 un peu abusivement dans la presse et amalgame deux situations. Il recouvre \u00e0 la fois les situations o\u00f9 des fonds sp\u00e9culatifs ach\u00e8tent des clubs pour r\u00e9aliser un profit par le biais d\u2019achat \/ vente de joueurs ; et les situations o\u00f9 des clubs, quels que soient leurs propri\u00e9taires, int\u00e8grent comme source r\u00e9currente de revenus le fait de syst\u00e9matiquement d\u00e9nicher des talents pour les valoriser peu de temps apr\u00e8s.<\/p>\n<h3><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h3>\n<p><strong>[Contribution AFTER FOOT (2021)] &#8211;<\/strong> <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/afterfoot.media\/o\/Content\/co516184\/clubs-francais-endettes-operation-rachat<\/span><\/span><\/p>\n<p>[BANCEL et al. (2019)] BANCEL, PHILIPPE, BELGODERE &#8211; <em>Cr\u00e9er de la valeur dans le football, <\/em><em>Comment \u00e9valuer les clubs et leurs actifs \u2013 <\/em>Revue Banque (2019)<\/p>\n<p>[DRUT (2011)] DRUT &#8211; <em>Economie du football professionnel<\/em> \u2013 La D\u00e9couverte (2011)<\/p>\n<p><strong>[ECOFOOT (2021)) &#8211; <\/strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\">https:\/\/www.ecofoot.fr\/city-football-group-investissement-capital-risque-4474\/<\/span><\/span><\/p>\n<p><strong>[LES ECHOS (2020)) &#8211; <\/strong><span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\">https:\/\/www.lesechos.fr\/industrie-services\/services-conseils\/football-le-bayern-munich-un-modele-de-gestion-financiere-en-europe-1234617<\/span><\/p>\n<p><strong>[SZYMANSKI, KUPER (2015)]<\/strong> SZYMANSKI, KUPER &#8211; <em>Les attaquants les plus chers ne sont pas ceux qui marquent le plus<\/em> \u2013 DE BOECK SUP (2015)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mais pourquoi poss\u00e9der un club de football\u00a0? 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