{"id":5049,"date":"2020-05-20T07:45:48","date_gmt":"2020-05-20T05:45:48","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=5049"},"modified":"2020-05-20T08:03:57","modified_gmt":"2020-05-20T06:03:57","slug":"les-robots-conseillers-ameliorent-ils-les-decisions-des-investisseurs-individuels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=5049","title":{"rendered":"Les robots-conseillers am\u00e9liorent-ils les d\u00e9cisions des investisseurs individuels ?"},"content":{"rendered":"<p>Cet article est tir\u00e9 du Cahier Louis Bachelier n\u00b036, publi\u00e9 en avril 2020&Prime; :<span class=\"m_-5520968736790719045xxapple-converted-space\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><span lang=\"EN-US\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/www.louisbachelier.org\/les-enjeux-des-nouvelles-technologies-en-finance\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" data-saferedirecturl=\"https:\/\/www.google.com\/url?q=https:\/\/www.louisbachelier.org\/les-enjeux-des-nouvelles-technologies-en-finance\/&amp;source=gmail&amp;ust=1589444298095000&amp;usg=AFQjCNHrEiVpXGHs3NPvQzYP0XQDEK2tbQ\"><span lang=\"FR\">https:\/\/www.louisbachelier.<wbr \/>org\/les-enjeux-des-nouvelles-<wbr \/>technologies-en-finance\/<\/span><\/a><\/span><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Pour rem\u00e9dier \u00e0 la relative frilosit\u00e9 des m\u00e9nages \u00e0 l\u2019\u00e9gard des march\u00e9s financiers et les aider \u00e0 diversifier davantage leurs placements, les robots-conseillers peuvent constituer une alternative prometteuse aux conseillers humains, en prodiguant des conseils plus personnalis\u00e9s. Une \u00e9tude scientifique r\u00e9cente s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 cet outil en plein d\u00e9veloppement au sein des gestionnaires d\u2019actifs et institutions financi\u00e8res.<\/em><\/p>\n<p><em>D\u2019apr\u00e8s Robo advising, attention, and long-term investment, \u00e9crit par Milo Bianchi et Marie Bri\u00e8re, ainsi qu\u2019un entretien avec cette derni\u00e8re<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8211;<\/p>\n<p>Le march\u00e9 des robots-conseillers (<em>robo-advisor<\/em> en anglais) est en pleine expansion depuis la mise sur le march\u00e9 du premier outil de ce type aux \u00c9tats-Unis en 2008, p\u00e9riode marqu\u00e9e par la terrible crise financi\u00e8re li\u00e9e aux <em>subprimes<\/em>. De fait, les actifs sous gestion des robots-conseillers ont bondi de 47,1\u00a0% sur l\u2019ann\u00e9e 2019, pour atteindre 1\u00a0277 milliards de dollars (1,3 trillion) r\u00e9partis entre plus de 70 millions d\u2019utilisateurs \u00e0 travers le monde, d\u2019apr\u00e8s Statista. D\u2019ici \u00e0 2023, ce march\u00e9 devrait cro\u00eetre annuellement de 21\u00a0%, selon les pr\u00e9visions du fournisseur de donn\u00e9es bas\u00e9 en Allemagne. \u00ab\u00a0<em>M\u00eame si le taux de p\u00e9n\u00e9tration des robots-conseillers est encore marginal, il devrait poursuivre sa croissance dans le futur, notamment aupr\u00e8s des jeunes g\u00e9n\u00e9rations dans les pays d\u00e9velopp\u00e9s. Dans les pays en d\u00e9veloppement, comme la Chine, les outils financiers digitaux constituent un moyen de financiariser rapidement certaines cat\u00e9gories de population<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Marie Bri\u00e8re.<\/p>\n<h3><strong>Am\u00e9liorer les d\u00e9cisions des investisseurs individuels<\/strong><\/h3>\n<p>Le d\u00e9veloppement grandissant des robots-conseillers s\u2019appuie sur plusieurs besoins \u00e0 la fois pour les professionnels de la gestion et les investisseurs particuliers. D\u2019une part, une r\u00e9duction des co\u00fbts, une am\u00e9lioration de la relation-client avec davantage de personnalisation des offres ou encore la limitation des conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats des conseillers humains constituent des axes d\u2019am\u00e9lioration essentiels. D\u2019autre part, les d\u00e9cisions d\u2019investissement prises par les m\u00e9nages sont g\u00e9n\u00e9ralement entach\u00e9es de nombreux biais, comme l\u2019a largement d\u00e9montr\u00e9 la litt\u00e9rature scientifique. De fait, les investisseurs particuliers concentrent plusieurs lacunes comme une moindre participation aux march\u00e9s financiers, en particulier la Bourse, un manque d\u2019attention sur leurs investissements, une faible diversification de leurs placements, des biais de familiarit\u00e9 (pr\u00e9f\u00e9rence nationale, etc.) dans leurs d\u00e9cisions, souvent li\u00e9e \u00e0 un d\u00e9ficit d\u2019\u00e9ducation financi\u00e8re.<\/p>\n<p>Pourtant, parall\u00e8lement \u00e0 ces constats, dans plus de 7 cas sur 10, les investisseurs particuliers consultent un conseiller humain pour souscrire des produits financiers en Europe et aux \u00c9tats-Unis. D\u00e8s lors, plusieurs questions de recherche \u00e9mergent\u00a0: existe-t-il des synergies entre les robots et les conseillers humains traditionnels\u00a0? Quels sont les impacts de ces outils sur les d\u00e9cisions des investisseurs particuliers\u00a0? Quelles sont les caract\u00e9ristiques des utilisateurs\u00a0? Il faut pr\u00e9ciser que les robots-conseillers orientent les investisseurs en fonction de leurs profils respectifs apr\u00e8s un questionnaire d\u00e9taill\u00e9 (situation financi\u00e8re personnelle, objectifs d\u2019\u00e9pargne, horizon des placements, app\u00e9tence pour le risque\u2026).<\/p>\n<h3><strong>Une \u00e9tude sur le comportement des investisseurs utilisateurs de robots<\/strong><\/h3>\n<p>Pour r\u00e9pondre aux probl\u00e9matiques pr\u00e9alablement list\u00e9es, les chercheurs ont conduit une \u00e9tude sp\u00e9cifique portant sur un \u00e9chantillon d\u2019environ 20\u00a0000 utilisateurs de robots-conseillers en France durant une p\u00e9riode de deux ans. \u00ab\u00a0<em>L<\/em><em>\u2019analyse de l<\/em><em>\u2019impact des robots-conseillers est tr\u00e8s int\u00e9ressante, car c<\/em><em>\u2019est l<\/em><em>\u2019un des seuls domaines de la finance dans lequel nous pouvons \u00e9tudier les interactions entre les humains et les machines<\/em>\u00a0\u00bb, souligne Marie Bri\u00e8re, tout en ajoutant que\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>Notre \u00e9tude s<\/em><em>\u2019est port\u00e9e sur un robot-conseiller sp\u00e9cialis\u00e9 en \u00e9pargne salariale, un march\u00e9 tr\u00e8s important en France<\/em>\u00a0\u00bb. Concr\u00e8tement, chaque entreprise disposant de plans d\u2019\u00e9pargne salariale, propose \u00e0 ses salari\u00e9s de placer son \u00e9pargne salariale dans une offre de fonds d\u00e9di\u00e9s. Dans le cadre d\u2019un Plan d\u2019Epargne Entreprise, l\u2019argent est bloqu\u00e9 minimum 5 ans, et jusqu\u2019\u00e0 la retraite dans un Plan d\u2019Epargne Retraite, sauf cas de d\u00e9blocage anticip\u00e9. L\u2019\u00e9pargne est donc plut\u00f4t orient\u00e9e vers des objectifs de long terme. Ensuite, la gestion d\u2019actifs est d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e aupr\u00e8s d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de gestion. L\u2019offre du robot-conseiller a \u00e9t\u00e9 introduite graduellement \u00e0 partir de 2017 aupr\u00e8s des salari\u00e9s, qui ont eu l\u2019opportunit\u00e9 de souscrire ou non au service. \u00ab\u00a0<em>Nous avons compar\u00e9 les comportements diff\u00e9rentiels des investisseurs sur plusieurs variables avant et apr\u00e8s la souscription au robot-conseiller, en les comparant \u00e0 une population test<\/em><a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><em><strong>[1]<\/strong><\/em><\/a><em>, qui n<\/em><em>\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 <\/em><em>expos\u00e9e au robot<\/em>\u00a0\u00bb, relate Marie Bri\u00e8re.<\/p>\n<h3><strong>Le robot accro\u00eet l<\/strong><strong>\u2019attention et la r\u00e9activit\u00e9 des investisseurs\u2026<\/strong><\/h3>\n<p>Si de nombreux travaux ont d\u00e9montr\u00e9 que les investisseurs particuliers sont peu attentifs \u00e0 leurs placements par manque de temps ou pour \u00e9viter de mauvaises surprises sur leurs performances financi\u00e8res, le recours au robot-conseiller semble positif sur l\u2019attention des investisseurs. Cette derni\u00e8re a notamment \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e par le nombre mensuel de connexions d\u2019un investisseur sur ses comptes d\u2019\u00e9pargne ou le nombre de transactions effectu\u00e9es. \u00ab\u00a0<em>L<\/em><em>\u2019attention des investisseurs est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e durant les premiers mois suivants la souscription au robot. Ce r\u00e9sultat est tr\u00e8s int\u00e9ressant. Il est ainsi possible d<\/em><em>\u2019imaginer une compl\u00e9mentarit\u00e9 entre les d\u00e9cisions humaines et celles guid\u00e9es par le robot, sans forc\u00e9ment les opposer<\/em>\u00a0\u00bb, d\u00e9taille Marie Bri\u00e8re.<\/p>\n<h3><strong>\u2026 et leurs performances financi<\/strong><strong>\u00e8res<\/strong><\/h3>\n<p>Outre l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019attention, le robot-conseiller accro\u00eet la diversification des placements des investisseurs, alors que c\u2019est une de leurs lacunes observ\u00e9es historiquement. Ce r\u00e9sultat se traduit \u00e9galement par la d\u00e9tention de davantage de placements risqu\u00e9s, et notamment de fonds diversifi\u00e9s, par rapport aux investisseurs non-utilisateurs du robot. Quant aux performances financi\u00e8res, elles sont en moyenne plus \u00e9lev\u00e9es chez les souscripteurs du robot. \u00ab\u00a0<em>Notre travail n<\/em><em>\u2019est pas termin\u00e9, nous devons le poursuivre pour affiner et confirmer ces premiers r\u00e9sultats. Peut-\u00eatre que, dans la tourmente actuelle des march\u00e9s, nos r\u00e9sultats seraient diff\u00e9rents, alors qu<\/em><em>\u2019entre 2017 et 2019, les bourses ont beaucoup progress\u00e9<\/em> \u00bb, temp\u00e8re Marie Bri\u00e8re.<\/p>\n<p>Enfin, le profil des utilisateurs n\u2019\u00e9tait pas forc\u00e9ment celui auquel on pouvait s\u2019attendre a priori. En moyenne, ils sont jeunes, de sexe masculin, ont un patrimoine (dans le cadre de l\u2019\u00e9pargne salariale) sup\u00e9rieur \u00e0 la m\u00e9diane. Ce sont des individus d\u00e9j\u00e0 relativement attentifs \u00e0 leur \u00e9pargne. Par cons\u00e9quent, il n\u2019est pas clair que les robots-conseillers puissent attirer un public plus \u00e9loign\u00e9 des march\u00e9s financiers, comme les personnes aux revenus modestes ou avec une \u00e9ducation financi\u00e8re plus limit\u00e9e. En attendant une \u00e9ventuelle d\u00e9mocratisation des robots-conseillers &#8211; qui ont de nombreux avantages comme de faibles co\u00fbts, une plus grande transparence et des recommandations personnalis\u00e9es &#8211; la population devra adh\u00e9rer au concept, alors que l\u2019aversion aux algorithmes est particuli\u00e8rement palpable.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<h5><strong>A retenir\u00a0:<\/strong><\/h5>\n<p>&#8211; La souscription \u00e0 un robot-conseiller augmente l\u2019activit\u00e9 et l\u2019attention des investisseurs. Ce r\u00e9sultat sugg\u00e8re une certaine compl\u00e9mentarit\u00e9 entre jugements humains et ceux \u00e9manant des machines.<\/p>\n<p>&#8211; En moyenne, le robot-conseiller \u00e9tudi\u00e9 a am\u00e9lior\u00e9 les d\u00e9cisions des investisseurs individuels en termes de performance et de diversification.<\/p>\n<p>&#8211; Les clients actuels des robots-conseillers sont compos\u00e9s majoritairement de jeunes, d\u2019hommes et de personnes ayant un patrimoine et une attention \u00e0 leur \u00e9pargne plus \u00e9lev\u00e9s que la moyenne de la population. Il n\u2019est pas encore clair que ce type de service puisse toucher des pans de la population plus \u00e9loign\u00e9s des march\u00e9s financiers.<\/p>\n<h5><strong>M\u00e9thodologie\u00a0:<\/strong><\/h5>\n<p>Les chercheurs ont \u00e9tudi\u00e9 l\u2019impact des robots-conseillers sur les performances d\u2019investissement et les caract\u00e9ristiques de leurs utilisateurs. Pour ce faire, ils ont eu acc\u00e8s \u00e0 une base de donn\u00e9es d\u2019environ 20\u00a0000 clients d\u2019un robot-conseiller en \u00e9pargne salariale propos\u00e9 par un grand gestionnaire d\u2019actifs europ\u00e9en sur une p\u00e9riode de deux ans, ainsi qu\u2019aux donn\u00e9es d\u2019une population test. Apr\u00e8s avoir r\u00e9parti leur \u00e9chantillon dans un groupe test et un groupe de contr\u00f4le, ils ont analys\u00e9 les diff\u00e9rentes variables en utilisant la m\u00e9thode d\u2019exp\u00e9rimentation statistique des doubles diff\u00e9rences, afin de comparer les comportements diff\u00e9rentiels des investisseurs avant et apr\u00e8s la souscription au robot-conseiller, compar\u00e9s \u00e0 la population test.<\/p>\n<h5><strong>Biographie\u00a0:<\/strong><\/h5>\n<p>Marie Bri\u00e8re est responsable du Centre de recherche aux investisseurs chez Amundi, professeur associ\u00e9e \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 PSL Paris-Dauphine et pr\u00e9sidente du comit\u00e9 scientifique du Forum International des Risques Financiers (Risk Forum). L\u2019article scientifique est \u00e9crit avec Milo Bianchi, professeur de finance \u00e0 la Toulouse School of Economics et membre des Sustainable Finance et Digital Finance Centers \u00e0 TSE et de LTI@UniTO.<\/p>\n<hr \/>\n<p><em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> L\u2019\u00e9chantillon de test est issu d\u2019un tirage al\u00e9atoire fait au sein de la population globale des \u00e9pargnants, restreinte aux individus \u00ab\u00a0actifs\u00a0\u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire ayant fait au moins une transaction sur leur compte en 2018).\u00a0Les caract\u00e9ristiques de cet \u00e9chantillon sont tr\u00e8s proches de celles de la population globale.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article est tir\u00e9 du Cahier Louis Bachelier n\u00b036, publi\u00e9 en avril 2020&Prime; :\u00a0https:\/\/www.louisbachelier.org\/les-enjeux-des-nouvelles-technologies-en-finance\/ Pour rem\u00e9dier \u00e0 la relative frilosit\u00e9 des m\u00e9nages \u00e0 l\u2019\u00e9gard des march\u00e9s financiers et les aider \u00e0 diversifier davantage leurs placements, les robots-conseillers peuvent constituer une alternative prometteuse aux conseillers humains, en prodiguant des conseils plus personnalis\u00e9s. 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