{"id":3910,"date":"2019-02-22T07:40:38","date_gmt":"2019-02-22T05:40:38","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=3910"},"modified":"2019-02-22T08:47:03","modified_gmt":"2019-02-22T06:47:03","slug":"petrole-prix-tiraille-entre-vicissitudes-marche-physique-de-geopolitique-de-speculation-financiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=3910","title":{"rendered":"P\u00e9trole : un prix tiraill\u00e9 entre les vicissitudes du march\u00e9 physique,  de la g\u00e9opolitique et de la sp\u00e9culation financi\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p><em>Le p\u00e9trole est r\u00e9guli\u00e8rement au c\u0153ur de l\u2019actualit\u00e9. Si on lui porte autant d\u2019int\u00e9r\u00eat, c\u2019est parce que son prix a une influence cons\u00e9quente sur le cycle \u00e9conomique et financier mondial. Par nature volatil, en saisir la quintessence est loin d\u2019\u00eatre \u00e9vident, comme en t\u00e9moigne la difficult\u00e9 des outils de mod\u00e9lisation \u00e0 pr\u00e9voir la dynamique de son prix, voire pour en expliquer les \u00e9volutions pass\u00e9es. S\u2019il est impossible de pr\u00e9voir pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019ampleur et la dur\u00e9e des mouvements de prix, c\u2019est parce qu\u2019ils sont guid\u00e9s par le caract\u00e8re complexe de certains facteurs eux-m\u00eames en interactions. Si son prix d\u00e9pend de la confrontation de l\u2019offre et de la demande de p\u00e9trole (le march\u00e9 physique), encore faut-il bien appr\u00e9hender leur dynamique, ce qui n\u2019est pas ais\u00e9 quand on sait que des chocs r\u00e9glementaires\/ technologiques ou encore un simple comportement de cartel peuvent \u00e0 la fois radicalement et rapidement modifier l\u2019\u00e9quilibre. Sans parler de l\u2019impact des outils de placement financiers (comme les <\/em>trackers<em>) ou encore du cours du dollar, l\u2019exercice est rendu encore plus compliqu\u00e9 par l\u2019influence potentiellement significative de deux autres d\u00e9terminants\u00a0: le risque g\u00e9opolitique et la sp\u00e9culation sur les march\u00e9s financiers. <\/em><\/p>\n<h3>L\u2019offre am\u00e9ricaine de p\u00e9trole\u00a0: le nouveau <em>market mover<\/em> du march\u00e9 physique\u2026<\/h3>\n<p>Le march\u00e9 dit \u00ab\u00a0physique\u00a0\u00bb est celui qui confronte l\u2019offre et la demande mondiale de p\u00e9trole. Hormis en p\u00e9riode de forte crise ou de chocs r\u00e9glementaires\/technologiques (qui pousserait les consommateurs \u00e0 se d\u00e9tourner de \u00ab\u00a0l\u2019or noir\u00a0\u00bb), la demande suit une tendance haussi\u00e8re et ne conna\u00eet pas de fluctuations tr\u00e8s fortes (le dernier \u00e9v\u00e9nement majeur \u00e9tant la crise financi\u00e8re mondiale de 2008-09). Quant \u00e0 l\u2019offre, elle d\u00e9pend en premier lieu des capacit\u00e9s productives des fournisseurs de p\u00e9trole brut. Mais comme un nombre important de producteurs sont r\u00e9unis dans un \u00ab\u00a0cartel\u00a0\u00bb (l\u2019Organisation des Pays Exportateurs de P\u00e9trole \u2013 OPEP), l\u2019offre d\u00e9pend aussi de la volont\u00e9 d\u2019une partie importante de producteurs d\u2019alimenter plus ou moins le march\u00e9, afin d\u2019influencer le prix mondial. Si l\u2019OPEP, organis\u00e9e autour de l\u2019Arabie Saoudite, a pendant des d\u00e9cennies fait la pluie et le beau temps sur le march\u00e9 mondial, un choc technologique a totalement rebattu les cartes ces derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0: le d\u00e9veloppement \u00e0 grande \u00e9chelle d\u2019un p\u00e9trole non-conventionnel aux \u00c9tats-Unis, le schiste. Alors qu\u2019elle p\u00e9riclitait depuis les ann\u00e9es 70, la production am\u00e9ricaine a ainsi connu une \u00e9volution remarquable ces derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0: en atteignant pr\u00e8s de 12 millions de barils par jour fin 2018, elle a doubl\u00e9 en l\u2019espace de 7 ans, permettant aux \u00c9tats-Unis de devenir, depuis peu, le premier producteur mondial (cf. graphique ci-apr\u00e8s), d\u00e9tr\u00f4nant ainsi les deux leaders historiques, la Russie et surtout l\u2019Arabie Saoudite. La \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb du schiste porte donc bien son nom puisque, alors qu\u2019ils ont longtemps \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9pendants de cette mati\u00e8re premi\u00e8re, les \u00c9tats-Unis sont aussi r\u00e9cemment redevenus exportateurs nets de p\u00e9trole.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3914\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p1.png\" alt=\"\" width=\"666\" height=\"433\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p1.png 666w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p1-300x195.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p1-600x390.png 600w\" sizes=\"(max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><\/p>\n<h3>\u2026et qui devrait le rester encore un bon moment<\/h3>\n<p>Au regard de la forte progression du nombre d\u2019appareils de forage depuis 2017, la hausse de la production outre-Atlantique devrait continuer son ascension \u00e0 court terme. Ce tel dynamisme de l\u2019offre am\u00e9ricaine s\u2019explique par la concomitance de deux facteurs\u00a0: des gains en efficacit\u00e9 coupl\u00e9s \u00e0 une r\u00e9duction des co\u00fbts d\u2019exploitation, \u00e0 la fois rapide et cons\u00e9quente. La productivit\u00e9 par puits de la zone du Bassin permien (Texas), qui contribue le plus au d\u00e9veloppement de la production am\u00e9ricaine, a cr\u00fb de 60 % entre d\u00e9but 2015 et aujourd\u2019hui, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration continue des techniques d\u2019extraction (fracturation hydraulique horizontale et technologie avanc\u00e9e de forages, permettant d\u2019exploiter davantage la longueur des puits)\u00a0et une baisse des co\u00fbts de production dans le secteur (salaires, services associ\u00e9s \u00e0 l\u2019extraction, taxes). Les <em>breakeven<\/em> (prix du baril \u00e0 partir duquel la production est rentable) ont ainsi sensiblement baiss\u00e9 pour atteindre environ 45 dollars dans le Bassin permien contre environ le double il y a seulement 5 ans. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, l\u2019offre am\u00e9ricaine devrait continuer \u00e0 inonder le march\u00e9 mondial (sauf \u00e0 imaginer que le prix tombe significativement et durablement en-de\u00e7\u00e0 du <em>breakeven<\/em>). Selon l\u2019Agence Internationale de l\u2019\u00c9nergie (AIE), la production augmenterait d\u2019environ 20\u00a0% d\u2019ici \u00e0 2023. Au-del\u00e0 de cette date, l\u2019expansion de l\u2019offre am\u00e9ricaine devrait toutefois se tasser en raison de l\u2019exploitation de zones significativement moins productives. Quoi qu\u2019il en soit, cette \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb du schiste am\u00e9ricain a chamboul\u00e9 l\u2019ordre mondial actuel des producteurs, \u00e0 tel point que pour emp\u00eacher la persistance d\u2019un prix trop bas (p\u00e9nalisant leurs \u00e9conomies), les pays de l\u2019OPEP ont d\u00fb depuis s\u2019allier avec l\u2019autre grand producteur, la Russie, pour (tenter de) compenser (<em>via<\/em> une restriction de leur production -cf. politique de quotas-) l\u2019afflux de barils am\u00e9ricains sur le march\u00e9 mondial.<\/p>\n<h3>L\u2019influence du risque g\u00e9opolitique<\/h3>\n<p>Le prix du p\u00e9trole incorpore une prime de risque g\u00e9opolitique (en lien avec un acteur cl\u00e9 du march\u00e9), qui peut, en fonction des situations, \u00eatre particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e, de sorte que les cours apparaissent parfois d\u00e9connect\u00e9s de la situation sur le march\u00e9 physique. Les exemples historiques frappants ne manquent pas\u00a0: guerre du Kippour en 1973, la r\u00e9volution iranienne en 1979, l\u2019invasion du Kowe\u00eft par l\u2019Irak en 1990, etc. Il n\u2019est toutefois pas n\u00e9cessaire d\u2019assister \u00e0 un conflit arm\u00e9 pour que cette prime progresse de mani\u00e8re significative. Prenons l\u2019exemple r\u00e9cent du printemps 2018. \u00c0 ce moment-l\u00e0, l\u2019\u00e9quilibre du march\u00e9 physique est globalement stable depuis plusieurs mois. Mais la mont\u00e9e des inqui\u00e9tudes sur le retrait des \u00c9tats-Unis de l\u2019accord nucl\u00e9aire iranien (qui r\u00e9imposerait des sanctions commerciales \u00e0 l\u2019ancienne Perse, susceptibles alors de fragiliser \u00e0 nouveau son industrie p\u00e9troli\u00e8re) fait grimper le prix du p\u00e9trole de plus de 15\u00a0% en l\u2019espace de 2 mois. Cette envol\u00e9e des cours du brut a \u00e9t\u00e9 concomitante avec celle des indicateurs usuels mesurant le risque g\u00e9opolitique<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> (cf. graphique ci-apr\u00e8s). Quelques jours apr\u00e8s l\u2019annonce officielle, le prix du p\u00e9trole se stabilise de mani\u00e8re durable \u00e0 un niveau plus \u00e9lev\u00e9 que pr\u00e9c\u00e9demment\u00a0: le prix de march\u00e9 a fluctu\u00e9 sans que l\u2019offre ou la demande physique de p\u00e9trole n\u2019aient significativement \u00e9volu\u00e9, ni m\u00eame que l\u2019on puisse dire avec certitude et dans quelle ampleur l\u2019offre de brut iranienne diminuera \u00e0 terme.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3913\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p2.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"449\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p2.png 989w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p2-300x192.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p2-600x385.png 600w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<h3>Un march\u00e9 attrayant pour la sp\u00e9culation financi\u00e8re<\/h3>\n<p>Parmi les acteurs du march\u00e9 des \u00e9changes, il convient de distinguer les acteurs commerciaux (producteurs, transformateurs et utilisateurs du p\u00e9trole) des non-commerciaux. Ces derniers, qui repr\u00e9sentent environ un quart des acteurs, m\u00e8nent souvent des op\u00e9rations sp\u00e9culatives (c\u2019est-\u00e0-dire sans lien avec l\u2019utilisation finale de l\u2019actif) sur les produits p\u00e9troliers en adoptant des positions longues (acheteur) ou courtes (vendeur). Les positions nettes (l\u2019\u00e9cart entre les positions longues et courtes) permettent de saisir les tendances des acteurs sur le march\u00e9 financier et pourraient constituer un facteur amplificateur de la dynamique des prix (cf. graphique ci-apr\u00e8s). Prenons encore l\u2019exemple de 2018, une ann\u00e9e o\u00f9 ces positions nettes ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement volatiles. Les op\u00e9rateurs financiers ont commenc\u00e9 \u00e0 anticiper une nette augmentation des prix fin 2017 (forte hausse des positions nettes), en raison des inqui\u00e9tudes\u00a0quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution sur le march\u00e9 physique (demande mondiale en hausse, stocks en baisse). Puis, alors que le march\u00e9 physique trouvait un \u00e9quilibre plus stable, ces anticipations haussi\u00e8res sont rest\u00e9es soutenues en lien avec la menace des \u00c9tats-Unis de se retirer de l\u2019accord nucl\u00e9aire avec l\u2019Iran. \u00c0 l\u2019inverse, consid\u00e9rant sans doute que le prix \u00e9tait devenu assez \u00e9lev\u00e9 (voire sur\u00e9valu\u00e9 au regard des fondamentaux du march\u00e9 physique) et dans l\u2019optique d\u2019une prise de profits, les sp\u00e9culateurs ont commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire leurs positions longues tout en augmentant les courtes, ce qui a amplifi\u00e9 vraisemblablement la chute rapide des cours observ\u00e9e fin 2018 (-35 % en l\u2019espace de 2 mois), les op\u00e9rateurs \u00ab\u00a0jouant\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0se couvrant\u00a0\u00bb contre le ralentissement de la demande mondiale.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3912\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p3.png\" alt=\"\" width=\"698\" height=\"433\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p3.png 698w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p3-300x186.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p3-600x372.png 600w\" sizes=\"(max-width: 698px) 100vw, 698px\" \/><\/p>\n<p>Tiraill\u00e9, le prix du p\u00e9trole l\u2019est tant les facteurs et agents qui influent sur son cours sont nombreux. Les fondamentaux du march\u00e9, r\u00e9gis jusqu\u2019alors par le comportement de cartel de l\u2019OPEP, se voient bouscul\u00e9s par l\u2019arriv\u00e9e du p\u00e9trole de schiste am\u00e9ricain. Ce changement de paradigme sur le march\u00e9 physique, coupl\u00e9 aux al\u00e9as g\u00e9opolitiques et le r\u00f4le croissant des acteurs des march\u00e9s financiers, rend le prix du baril complexe \u00e0 pr\u00e9voir. Quoi qu\u2019il en soit, \u00e0 l\u2019avenir, le march\u00e9 devra trouver un \u00e9quilibre entre une demande mondiale vraisemblablement toujours croissante dans les ann\u00e9es \u00e0 venir<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> et une offre \u00ab\u00a0conventionnelle\u00a0\u00bb (OPEP, Russie) qui s\u2019ajusterait pour int\u00e9grer la hausse de la production \u00ab\u00a0non-conventionnelle\u00a0\u00bb en provenance des \u00c9tats-Unis, afin d\u2019\u00e9viter un prix trop bas. Un sc\u00e9nario de guerre des prix, engag\u00e9 par les producteurs de brut conventionnel, para\u00eet en revanche peu probable. Au-del\u00e0 des risques g\u00e9opolitiques d\u2019une telle strat\u00e9gie, et nonobstant le fait que la Russie et l\u2019Arabie Saoudite peuvent se targuer d\u2019un <em>breakeven<\/em> tr\u00e8s bas (entre 10 et 20 dollars), l\u2019\u00e9quilibre de leurs finances publiques, essentiellement d\u00e9pendantes des recettes de l\u2019or noir, repose sur un prix du baril nettement plus \u00e9lev\u00e9 (environ 70 dollars pour l\u2019Arabie Saoudite et 50 dollars pour la Russie). L\u2019Arabie Saoudite a tent\u00e9 l\u2019exp\u00e9rience \u00e0 ses d\u00e9pens \u00e0 partir de 2014\u00a0: face \u00e0 la forte mont\u00e9e de la production am\u00e9ricaine elle n\u2019avait pas ajust\u00e9 la sienne afin de faire chuter les prix et ainsi asphyxier la production am\u00e9ricaine, avant de jeter l\u2019\u00e9ponge un an et demi plus tard compte tenu de la vitesse et de l\u2019ampleur du creusement de son d\u00e9ficit budg\u00e9taire public (-15 % du PIB en 2015 contre +8 % en moyenne entre 2000 et 2013).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3911\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p4.png\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"456\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p4.png 931w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p4-300x195.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/p4-600x391.png 600w\" sizes=\"(max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<p><em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Geopolitical Risk Index\u00a0issu du Working Paper\u00a0: \u00ab\u00a0Measuring Risk\u00a0\u00bb, Dario Caldara et Matteo Lacoviello, Board of Governors of the Federal Reserve Board, Janvier 2018.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Selon les sp\u00e9cialistes, en d\u00e9pit de changements notables en termes de diversification du mix \u00e9nerg\u00e9tique et d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique (\u00e9lectrification des v\u00e9hicules, d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables, etc.), cette dynamique n\u2019influence que de mani\u00e8re lente le recours au p\u00e9trole, et ne devrait pas avoir d\u2019impact significatif dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, sauf \u00e0 imaginer des incitations tr\u00e8s fortes, comme un prix du p\u00e9trole extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le p\u00e9trole est r\u00e9guli\u00e8rement au c\u0153ur de l\u2019actualit\u00e9. Si on lui porte autant d\u2019int\u00e9r\u00eat, c\u2019est parce que son prix a une influence cons\u00e9quente sur le cycle \u00e9conomique et financier mondial. Par nature volatil, en saisir la quintessence est loin d\u2019\u00eatre \u00e9vident, comme en t\u00e9moigne la difficult\u00e9 des outils de mod\u00e9lisation \u00e0 pr\u00e9voir la dynamique de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":211,"featured_media":3917,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[187,133],"tags":[],"class_list":["post-3910","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique_energetique","category-themes","et-has-post-format-content","et_post_format-et-post-format-standard"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3910","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/211"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3910"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3910\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3917"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3910"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3910"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3910"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}