{"id":3742,"date":"2018-12-17T08:00:45","date_gmt":"2018-12-17T06:00:45","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=3742"},"modified":"2018-12-17T09:08:35","modified_gmt":"2018-12-17T07:08:35","slug":"villes-changement-climatique-nouveaux-defis-gouvernements-locaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=3742","title":{"rendered":"Villes et changement climatique : nouveaux d\u00e9fis pour les gouvernements locaux"},"content":{"rendered":"<p>Quels que soient les pays, au Sud comme au Nord, les gouvernements locaux (mairies, conseils g\u00e9n\u00e9raux ou de provinces, conseils r\u00e9gionaux ou gouvernorat) sont soumis \u00e0 des contraintes de plus en plus importantes dans la gestion de leur territoire\u00a0: s\u00e9gr\u00e9gation sociale et spatiale accentu\u00e9e, restrictions budg\u00e9taires, nouvelles responsabilit\u00e9s, exigence de comp\u00e9titivit\u00e9 territoriale, m\u00e9tropolisation, etc.<\/p>\n<p>Mais une nouvelle contrainte commence \u00e0 s\u2019imposer comme prioritaire, celle des questions environnementales, sous la pression des impacts sur le quotidien (limitation des ressources, s\u00e9cheresses, inondations, \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames, etc.), et la pression des politiques internationales. La ville durable est devenue un leitmotiv, une exigence, mais aucune collectivit\u00e9 n\u2019est vraiment s\u00fbre des actions \u00e0 mener, du bien-fond\u00e9 de ces actions, et surtout n\u2019a les moyens humains et financiers de l\u2019action. En Am\u00e9rique latine par exemple, les processus de d\u00e9centralisation n\u2019ont pas vraiment abouti, et les gouvernements locaux ont peu de marge de man\u0153uvre politique ou financi\u00e8re. La pression de la croissance urbaine incontr\u00f4l\u00e9e, de l\u2019expansion du logement informel, de la pr\u00e9carit\u00e9, etc., face au manque de moyens, oblige \u00e0 passer au second plan les questions environnementales.<\/p>\n<p>Pourtant, nous savons que l\u2019urbain contribue fortement au changement climatique\u00a0; par ailleurs, les impacts de ce dernier sont plus importants dans les zones de forte concentration humaine. Plusieurs organismes l\u2019ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 (dont le GIEC et les Nations unies)\u00a0: \u00ab\u00a0nous ne r\u00e9glerons pas le probl\u00e8me du changement climatique sans r\u00e9soudre le probl\u00e8me de l\u2019urbain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les nouveaux enjeux auxquels doivent faire face les gouvernements locaux sont \u00e0 la fois li\u00e9s aux modalit\u00e9s de l\u2019action face aux questions environnementales mais aussi \u00e0 un nouveau paradigme, celui de la limite de la croissance urbaine et de la n\u00e9cessit\u00e9 du renouvellement de la gestion urbaine, ce que l\u2019on appelle \u00ab\u00a0la transition urbaine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les mod\u00e8les urbains d\u00e9velopp\u00e9s au cours de l\u2019histoire ont \u00e9t\u00e9 principalement d\u00e9finis en relation \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019absorber la croissance interne, voire de la favoriser par l\u2019attractivit\u00e9. Chaque \u00e9poque a eu son mod\u00e8le\u00a0: le mod\u00e8le protectionniste du Moyen-\u00c2ge (les fortifications), hygi\u00e9niste du 19<sup>\u00e8me <\/sup>(destruction des quartiers insalubres), moderniste du 20<sup>\u00e8me<\/sup> (l\u2019entr\u00e9e de la voiture dans la ville), social des ann\u00e9es 1970 (les grands ensembles mais aussi l\u2019accession \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 individuelle), \u00e9cologiste aujourd\u2019hui (les \u00e9co-quartiers). On se rend compte que ces mod\u00e8les ont eu des dur\u00e9es de vie tr\u00e8s courtes. On tente aujourd\u2019hui de rejeter les automobiles hors des c\u0153urs de ville\u00a0; on d\u00e9truit les grands ensembles des ann\u00e9es 1970\u00a0; on essaie de densifier l\u2019habitat dans un compromis entre le grand immeuble et la maison individuelle\u00a0; une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es semblent \u00eatre la limite de l\u2019efficacit\u00e9 de nos id\u00e9es en mati\u00e8re d\u2019urbanisme. Dans ce cas, nous pouvons raisonnablement nous poser la question de savoir ce que vaudront nos mod\u00e8les de ville durable dans 50 ans, dans un contexte de crise environnementale dont nous ne connaissons que tr\u00e8s peu les impacts. C\u2019est une question que tout urbaniste raisonnable et tout promoteur immobilier devraient avoir \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Face \u00e0 ces incertitudes, les gouvernements locaux doivent affronter de nouveaux d\u00e9fis.<\/p>\n<p>1 &#8211; Tout d\u2019abord, ces gouvernements fonctionnent avec une planification qui est \u00e0 bout de souffle, par la complexit\u00e9 des dispositifs normatifs, de ses m\u00e9thodologies (strat\u00e9gique, prospective, territoriale, de projet, etc.) et par la difficult\u00e9 de raisonner \u00ab\u00a0int\u00e9gr\u00e9 ou transversal\u00a0\u00bb dans un cadre de gestion essentiellement sectoriel. Dans la plupart des villes du Sud, il n\u2019y a souvent pas de v\u00e9ritable planification, par manque de comp\u00e9tence, de cadastre, d\u2019int\u00e9r\u00eat, et la gestion se base sur un plan d\u2019occupation du sol souvent peu fiable et peu respect\u00e9. Quelques villes font exception comme Medellin, Montevideo, Singapour ou Sao Paulo\u00a0; elles ont su construire des projets urbains sur des objectifs pr\u00e9cis, en sortant des m\u00e9thodologies norm\u00e9es. Le r\u00e9sultat est convaincant\u00a0; Medellin, par exemple, a diminu\u00e9 de 70% les homicides en 5 ans, par l\u2019application d\u2019une strat\u00e9gie de r\u00e9silience, c\u2019est-\u00e0-dire en \u00e9vitant de se contenter de g\u00e9rer administrativement et financi\u00e8rement, et en s\u2019effor\u00e7ant de r\u00e9fl\u00e9chir \u00a0de mani\u00e8re transversale aux implications de la croissance urbaine et de l\u2019intensification du m\u00e9tabolisme urbain, aux nouvelles pratiques urbaines, \u00e0 la cr\u00e9ation des in\u00e9galit\u00e9s, etc.\u00a0; c\u2019est \u00e0 dire en s\u2019adonnant \u00e0 la prospective.<\/p>\n<p>La plupart des pays du Sud fonctionnent avec de l\u2019urbanisme de projet, souvent sans r\u00e9flexion d\u2019ensemble ni prise en compte des contextes sp\u00e9cifiques locaux\u00a0; on le voit dans la cr\u00e9ation des nouveaux quartiers ou de villes nouvelles au Maghreb, en Chine, Cor\u00e9e, Kenya ou S\u00e9n\u00e9gal pour n\u2019en citer que quelques-uns, le plus souvent inspir\u00e9s des mod\u00e8les occidentaux. Un des grands d\u00e9fis des gouvernements locaux est par cons\u00e9quent d\u2019effectuer cette transition urbaine vers un urbanisme int\u00e9gr\u00e9 bas\u00e9 sur les grands probl\u00e8mes de notre si\u00e8cle\u00a0: proposer une prospective par th\u00e8mes transversaux (transition \u00e9nerg\u00e9tique, densification urbaine, biodiversit\u00e9, multifonctionnalit\u00e9, etc.)\u00a0;\u00a0 g\u00e9n\u00e9rer des synergies entre acteurs et les responsabiliser dans les probl\u00e8mes environnementaux et sociaux\u00a0; d\u00e9velopper et s\u2019inspirer des pratiques citadines, des communaut\u00e9s de pratiques, des actions de solidarit\u00e9s, etc., ce que l\u2019on met aujourd\u2019hui derri\u00e8re le terme de \u00ab\u00a0r\u00e9silience\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>2 \u2013 Cette transition urbaine suppose une adaptation des instruments de gestion des collectivit\u00e9s\u00a0: passer d\u2019un organigramme sectoriel \u00e0 un organigramme probl\u00e9matis\u00e9. Le probl\u00e8me du transport ne se r\u00e9sout pas sans une compr\u00e9hension des mobilit\u00e9s, de l\u2019usage du sol, des centralit\u00e9s ou de l\u2019organisation des services administratifs et de la vie \u00e9conomique. Cette transition ne sera pas simple dans les pays du Sud du fait d\u2019un isolement important des collectivit\u00e9s face \u00e0 des \u00c9tats peu d\u00e9centralis\u00e9s, donc avec peu de marge de man\u0153uvre, et devant g\u00e9rer les multiples conflits avec les organisations corporatives.<\/p>\n<p>Des agences ou des directions transversales peuvent souvent faire l\u2019affaire, comme en France, mais les pays du Sud sont peu habitu\u00e9s \u00e0 une transversalit\u00e9 des comp\u00e9tences. La hi\u00e9rarchie est plus souvent de mise.<\/p>\n<p>Les organismes internationaux proposent de multiples politiques bas\u00e9es sur l\u2019int\u00e9gration, la r\u00e9silience, l\u2019\u00e9quit\u00e9, etc.\u00a0: Objectifs de D\u00e9veloppement Durable (ODD), Nouvel Agenda Urbain issu de Habitat III, Villes r\u00e9silientes de la Banque Mondiale et de certaines fondations, recommandations de la CEPAL pour la ville inclusive. L\u2019internationalisation des villes doit faire face \u00e0 une internationalisation de politiques de plus en plus g\u00e9n\u00e9rales et incantatoires. Les villes se distinguent alors par une strat\u00e9gie marketing sur la base de plans de d\u00e9veloppement, de plans \u00ab\u00a0ODD\u00a0\u00bb, qui reprennent les m\u00eames incantations. Mais la plupart du temps, les maires et les techniciens ont beaucoup de mal \u00e0 savoir comment implanter de mani\u00e8re concr\u00e8te ces politiques par des actions sur le terrain.<\/p>\n<p>C\u2019est un autre enjeu pour les collectivit\u00e9s\u00a0: celui d\u2019absorber les mobilit\u00e9s des politiques et des normes internationales tout en construisant des politiques adapt\u00e9es aux contextes locaux\u00a0; c\u2019est ce qui fera la comp\u00e9titivit\u00e9 des villes\u00a0: leurs sp\u00e9cificit\u00e9s, et non leur normativit\u00e9. Cela suppose un changement de paradigme dans l\u2019\u00e9laboration des politiques urbaines, et un effort important de formation des cadres et techniciens.<\/p>\n<p>3 \u2013 La transition \u00e9cologique n\u2019est pas une utopie, encore faut-il que les \u00e9lus le comprennent. Un toit de 100m<sup>2<\/sup> \u00e9quip\u00e9 de panneaux solaires peut fournir l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 50 \u00e9quipements d\u2019air conditionn\u00e9. Pourtant, dans les pays tropicaux ou m\u00e9diterran\u00e9ens, peu d\u2019immeubles sont \u00e9quip\u00e9s. Par ailleurs, cette transition est g\u00e9n\u00e9ratrice d\u2019emplois et d\u2019\u00e9conomies, pour le moins elle n\u00e9cessitera une mutation forte des m\u00e9tiers\u00a0; les gouvernements locaux qui comprendront cette dimension deviendront alors comp\u00e9titifs. Enfin, il faut se pr\u00e9parer \u00e0 construire des villes diff\u00e9rentes, plus adapt\u00e9es aux n\u00e9cessit\u00e9s \u00e9cologiques, en limitant les hypercentres, en favorisant la multifonctionnalit\u00e9, en introduisant plus d\u2019espaces publics, en d\u00e9veloppant les circuits courts, etc.<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, l\u2019int\u00e9gration de ces probl\u00e9matiques dans l\u2019urbanisme est tr\u00e8s lente, y compris en Europe o\u00f9 l\u2019on se contente d\u2019exp\u00e9riences peu reproductibles, ou de l\u2019application de \u00ab\u00a0mod\u00e8les\u00a0\u00bb standards. Les \u00e9co-quartiers, les immeubles intelligents, les \u00eelots verts, les b\u00e2timents \u00e0 \u00e9nergie positive, la ville r\u00e9siliente, etc. sont le plus souvent des arguments commerciaux, dans l\u2019air du temps, mais ayant peu de fondement scientifique. Car on sait peu de chose sur le fonctionnement thermique d\u2019un quartier ou d\u2019une ville, encore moins sur la diversit\u00e9 de leurs r\u00e9actions face aux \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames. Appliquer une recette de toit v\u00e9g\u00e9talis\u00e9, ou de domotique \u00e9nerg\u00e9tique sur un immeuble ou un ensemble d\u2019immeubles n\u2019a pas de sens si on ne r\u00e9fl\u00e9chit pas \u00e0 la morphologie urbaine dans son ensemble, et au contexte climatique et social de leur implantation.<\/p>\n<p>L\u2019urgence aujourd\u2019hui est de sortir des mod\u00e8les d\u2019architectes pour passer \u00e0 un urbanisme qui r\u00e9invente la ville\u00a0; le r\u00f4le des urbanistes, citoyens et planificateurs est ici fondamental. Le d\u00e9fi des gouvernements locaux est alors de favoriser les recherches dans ce domaine, la compr\u00e9hension des modes d\u2019usage des citadins, et la r\u00e9flexion interinstitutionnelle sur la r\u00e9novation urbaine. Ce d\u00e9fi est important car la ville de demain se construit aujourd\u2019hui et face \u00e0 l\u2019intensification du changement climatique, nous n\u2019avons pas droit \u00e0 l\u2019erreur.<\/p>\n<p><u>Du local vers le global pour assurer les transitions urbaine et \u00e9cologique<\/u>\u00a0:<\/p>\n<p>Construire des villes intelligentes et des territoires comp\u00e9titifs est une bonne id\u00e9e, mais encore faut-il savoir avec quelle finalit\u00e9\u00a0; les changements globaux et environnementaux nous imposent cette finalit\u00e9. L\u2019urgence environnementale doit d\u00e9passer la gestion sectorielle et permettre de prendre en compte trois demandes \u00e9mergentes de la soci\u00e9t\u00e9 civile\u00a0: l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie, un cadre de vie plus sain, et une participation effective aux d\u00e9cisions qui concernent ce cadre de vie. Ces demandes sont universelles, dans les pays du Sud comme du Nord. Le r\u00f4le des institutions publiques\u00a0est dans ce cadre de d\u00e9velopper les contextes n\u00e9cessaires pour faciliter la cr\u00e9ation de liens locaux, nationaux et internationaux sur un principe de cr\u00e9ation de territorialit\u00e9 (identit\u00e9) et de recherches de solutions locales (valorisation du territoire). L\u2019utilisation des technologies de l\u2019information, en particulier les applications sur smartphone, permet d\u2019am\u00e9liorer la participation dans le sens actif du terme. Le contact est alors direct entre les demandes des citadins, les solutions possibles, et le contr\u00f4le de la gestion des actions entreprises.<\/p>\n<p>Les trois d\u00e9fis cit\u00e9s\u00a0&#8211; une planification int\u00e9gr\u00e9e et prospective, la construction de politiques urbaines contextualis\u00e9es, la transition \u00e9cologique \u2013 supposent un changement de paradigme de la conception de la ville et de sa gestion. Il est n\u00e9cessaire d\u2019appuyer cette d\u00e9marche par de la formation des \u00e9lus et des cadres de ces collectivit\u00e9s.<\/p>\n<p>En Am\u00e9rique latine a lieu tous les ans un sommet des gouvernements locaux, appel\u00e9 Mercociudades. Il r\u00e9unit un r\u00e9seau de 341 gouvernements locaux de 10 pays d\u2019Am\u00e9rique latine, avec un objectif d\u2019\u00e9change d\u2019exp\u00e9riences sur la gestion, les nouveaux outils et les grands d\u00e9fis politiques, sociaux, \u00e9conomiques et environnementaux. L\u2019\u00e9dition 2017, \u00e0 C\u00f3rdoba (Argentine) a permis \u00e0 ces gouvernements de se positionner sur les grands th\u00e8mes mondiaux (environnement, migrations, droits de l\u2019homme, etc.) et de proposer une int\u00e9gration continentale par le bas. La XXIII\u00e8me \u00e9dition, dans la ville de La Paz (Bolivie, du 5 au 7 d\u00e9cembre 2018), a permis d\u2019\u00e9changer sur la notion de culture, de r\u00e9silience, de quartier communautaire, et de participation, comme piliers du d\u00e9veloppement durable. On le voit, ces initiatives vont vers le renforcement de la prise de conscience des autorit\u00e9s locales envers ces nouveaux d\u00e9fis, ce qui laisse pr\u00e9sager une r\u00e9ponse adapt\u00e9e au niveau local, dont devront tenir compte les politiques nationales et internationales. Travailler sur cette inversion du sens des politiques, depuis le local jusqu\u2019au global, est l\u2019urgence de notre si\u00e8cle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quels que soient les pays, au Sud comme au Nord, les gouvernements locaux (mairies, conseils g\u00e9n\u00e9raux ou de provinces, conseils r\u00e9gionaux ou gouvernorat) sont soumis \u00e0 des contraintes de plus en plus importantes dans la gestion de leur territoire\u00a0: s\u00e9gr\u00e9gation sociale et spatiale accentu\u00e9e, restrictions budg\u00e9taires, nouvelles responsabilit\u00e9s, exigence de comp\u00e9titivit\u00e9 territoriale, m\u00e9tropolisation, etc. Mais [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":196,"featured_media":3745,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[168,133],"tags":[],"class_list":["post-3742","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-metropoles","category-themes","et-has-post-format-content","et_post_format-et-post-format-standard"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3742","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/196"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3742"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3742\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3745"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3742"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3742"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3742"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}