{"id":3693,"date":"2018-12-03T08:30:32","date_gmt":"2018-12-03T06:30:32","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=3693"},"modified":"2018-12-03T09:39:41","modified_gmt":"2018-12-03T07:39:41","slug":"ville-sante-pays-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=3693","title":{"rendered":"Ville et sant\u00e9 dans les pays du Sud"},"content":{"rendered":"<p>Depuis 2007, plus de la moiti\u00e9 de la population mondiale est urbaine. En 2050, le monde devrait compter pr\u00e8s de 6,3 milliards de citadins et c\u2019est dans les pays les moins d\u00e9velopp\u00e9s que la croissance urbaine est et restera la plus forte. En Afrique, la population urbaine s\u2019\u00e9l\u00e8ve actuellement \u00e0 472 millions d\u2019habitants, mais elle va doubler au cours des vingt-cinq prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Bien que d\u00e9finies diff\u00e9remment selon le pays, les villes partagent des traits communs qui sont la densit\u00e9 de la population, l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 (il y a des villes dans la ville comme le souligne G\u00e9rard Salem) et l\u2019ouverture sur l\u2019ext\u00e9rieur. Ce sont en outre des milieux propices \u00e0 des changements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s. Ces diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques en font des lieux de production d\u2019in\u00e9galit\u00e9s de toutes sortes.<\/p>\n<h3><strong>Quand l\u2019acc\u00e8s aux services de base n\u2019est pas au rendez vous<\/strong><\/h3>\n<p>En Afrique sub-saharienne, 50 \u00e0 75% de la population ont acc\u00e8s \u00e0 une source d\u2019eau am\u00e9lior\u00e9e. Il existe cependant de fortes disparit\u00e9s entre les ruraux et les citadins qui b\u00e9n\u00e9ficient davantage d\u2019eau potable. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 des services d\u2019assainissement s\u2019est \u00e9galement am\u00e9lior\u00e9 davantage en ville qu\u2019en milieu rural. Cependant, l\u2019accroissement de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 l\u2019assainissement en ville ne va pas aussi vite que l\u2019urbanisation elle-m\u00eame (Illustration 1). Or, l\u2019utilisation d\u2019eau non potable et des conditions d\u2019assainissement inad\u00e9quates entrainent un risque accru de maladies diarrh\u00e9iques, voire de chol\u00e9ra.<\/p>\n<div id=\"attachment_3698\" style=\"width: 624px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3698\" class=\"size-large wp-image-3698\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/1BIS-614x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"614\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/1BIS-614x1024.jpg 614w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/1BIS-180x300.jpg 180w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/1BIS-600x1001.jpg 600w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/1BIS.jpg 719w\" sizes=\"(max-width: 614px) 100vw, 614px\" \/><p id=\"caption-attachment-3698\" class=\"wp-caption-text\">Illustration 1. Des latrines de fortune dans un quartier irr\u00e9gulier de Ouagadougou (2005)<\/p><\/div>\n<p>L\u2019absence de fili\u00e8re organis\u00e9e d\u2019enl\u00e8vement de d\u00e9chets urbains peut aussi \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la prolif\u00e9ration de moustiques vecteurs de maladies comme la fi\u00e8vre jaune ou la dengue. Ces esp\u00e8ces de moustiques, notamment <em>Aedes aegypti<\/em>, \u00a0qui sont tr\u00e8s inf\u00e9od\u00e9es \u00e0 l\u2019homme, vont profiter de l\u2019abandon des d\u00e9chets dans l\u2019environnement (bo\u00eetes de conserve et pneus notamment), pour se d\u00e9velopper d\u00e8s lors que ces contenants seront remplis par les eaux de pluie (Illustration 2).<\/p>\n<div id=\"attachment_3695\" style=\"width: 630px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3695\" class=\"wp-image-3695\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/2.jpg\" alt=\"\" width=\"620\" height=\"465\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/2.jpg 989w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/2-300x225.jpg 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/2-600x450.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 620px) 100vw, 620px\" \/><p id=\"caption-attachment-3695\" class=\"wp-caption-text\">Illustration 2. Bac d\u00e9bordant de d\u00e9chets dans un quartier central de Ouagadougou qui constituent autant de g\u00eetes potentiels pour les moustiques de l\u2019esp\u00e8ce Aedes aegypti, vecteurs d\u2019arboviroses comme la dengue<\/p><\/div>\n<p>L\u2019\u00e9pid\u00e9mie de chikungunya et de dengue qui a s\u00e9vi \u00e0 Libreville (Gabon) en 2007 tient beaucoup \u00e0 la prolif\u00e9ration de tels g\u00eetes dans les nombreux bas-fonds intra-urbains (Leroy <em>et al<\/em>, 2009).<\/p>\n<p>On peut aussi trouver les <em>Aedes<\/em> dans les r\u00e9serves de stockage d\u2019eau domestique que les populations sont souvent contraintes \u00e0 constituer, soit parce qu\u2019elles ne sont pas connect\u00e9es au r\u00e9seau d\u2019adduction, soit parce que les coupures d\u2019eau sont r\u00e9currentes comme on peut fr\u00e9quemment l\u2019observer \u00e0 Ouagadougou (Burkina Faso). Les \u00e9pid\u00e9mies r\u00e9currentes de dengue constat\u00e9es \u00e0 Ouagadougou depuis 2013 sont en partie li\u00e9es aux pr\u00e9f\u00e9rences de son vecteur <em>Ae. aegypti<\/em> pour ce type de g\u00eetes (Ridde <em>et al<\/em>, 2016).<\/p>\n<h3><strong>L\u2019agriculture urbaine, porte d\u2019entr\u00e9e du paludisme<\/strong><\/h3>\n<p>Longtemps, le paludisme urbain a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme vou\u00e9 \u00e0 l\u2019extinction. Il est vrai que sa pr\u00e9valence est plus faible en ville que dans les villages, mais le nombre de cas en valeur absolue est plus grand. En outre, l\u2019immunit\u00e9 des citadins se construisant diff\u00e9remment du fait d\u2019un contact individuel moins fr\u00e9quent avec le vecteur infect\u00e9, les cas de paludisme graves sont plus fr\u00e9quents. Enfin, le moustique vecteur du paludisme a su s\u2019adapter au milieu urbain.<\/p>\n<p>La transmission du paludisme dans les villes est li\u00e9e \u00e0 plusieurs d\u00e9terminants. Les moustiques Anoph\u00e8les qui v\u00e9hiculent le parasite <em>Plasmodium<\/em>, peuvent trouver en ville les conditions de leur d\u00e9veloppement, notamment au travers de l\u2019agriculture intra-urbaine. En d\u00e9veloppant des sites de mara\u00eechage ou des rizi\u00e8res en p\u00e9riph\u00e9rie ou m\u00eame au c\u0153ur des villes pour nourrir les citadins, les populations cr\u00e9ent des biotopes qui sont colonis\u00e9s par les Anoph\u00e8les qui vont pouvoir assurer la transmission du paludisme (Soma <em>et al<\/em>, 2018) (Illustration 3).<\/p>\n<div id=\"attachment_3696\" style=\"width: 626px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3696\" class=\"size-full wp-image-3696\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"616\" height=\"461\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/3.jpg 616w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/3-300x225.jpg 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/3-600x449.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 616px) 100vw, 616px\" \/><p id=\"caption-attachment-3696\" class=\"wp-caption-text\">Illustration 3. Parcelles de maraichage qui surplombent le marigot Houet dans le quartier de Dogona \u00e0 Bobo-Dioulasso (2015) : de nombreuses larves d\u2019Anoph\u00e8les sont retrouv\u00e9es dans le marigot<\/p><\/div>\n<p>Des sites comme les \u00ab\u00a0bancoti\u00e8res\u00a0\u00bb qui correspondent \u00e0 des carri\u00e8res dans lesquelles sont fabriqu\u00e9es les briques de banco utilis\u00e9es pour la construction des habitations, sont \u00e9galement des lieux favorables \u00e0 la prolif\u00e9ration des Anoph\u00e8les (Illustration 4).<\/p>\n<div id=\"attachment_3697\" style=\"width: 616px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3697\" class=\"size-full wp-image-3697\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"606\" height=\"455\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/4.jpg 606w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/4-300x225.jpg 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/4-600x450.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 606px) 100vw, 606px\" \/><p id=\"caption-attachment-3697\" class=\"wp-caption-text\">Illustration 4. Collecte de larves d\u2019Anoph\u00e8les dans une bancoti\u00e8re d\u2019un quartier p\u00e9riph\u00e9rique \u00e0 Ouagadougou (2004) : les larves d\u2019Anoph\u00e8les sont retrouv\u00e9es dans des petites collections d\u2019eau conserv\u00e9es malgr\u00e9 la s\u00e9cheresse \u00e0 l\u2019abri du soleil, au fond des trous d\u2019emprunt de terre<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La situation est d\u2019autant plus alarmante que des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que les Anoph\u00e8les qui \u00e9taient d\u00e9crits comme tr\u00e8s sensibles \u00e0 la pollution, se sont adapt\u00e9s (Tene Fossog <em>et al<\/em>, 2013) (Illustration 5).<\/p>\n<div id=\"attachment_3699\" style=\"width: 473px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3699\" class=\"wp-image-3699 size-full\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"463\" height=\"490\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/5.jpg 463w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/5-283x300.jpg 283w\" sizes=\"(max-width: 463px) 100vw, 463px\" \/><p id=\"caption-attachment-3699\" class=\"wp-caption-text\">Illustration 5. Vue du marigot Houet traversant le quartier de Tounouma \u00e0 Bobo Dioulasso (2015) : la pr\u00e9sence de nombreuses larves d\u2019Anoph\u00e8les y est observ\u00e9e tout au long de l\u2019ann\u00e9e malgr\u00e9 la pollution<\/p><\/div>\n<h3><strong>Des villes en proie aux pathologies non transmissibles<\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019\u00e9mergence des maladies non transmissibles dans les villes du Sud est li\u00e9e aux changements de comportements qui s\u2019op\u00e8rent et qui ont trait aussi bien aux comportements alimentaires (r\u00e9gimes riches en sucres, en prot\u00e9ines et en sodium, faibles en fruits et l\u00e9gumes, activit\u00e9 physique limit\u00e9e), \u00e0 la modification des liens sociaux qu\u2019\u00e0 la perception par les populations des probl\u00e8mes de sant\u00e9 et donc aux recours aux soins qui en d\u00e9coulent (Mensah, 2013).<\/p>\n<p>Le surpoids et l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, qui induisent un risque d\u2019hypertension art\u00e9rielle et donc de maladies cardiovasculaires, ou encore de diab\u00e8te, explosent dans les pays du Sud. Les chiffres sont encore rares \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des pays mais si l\u2019on prend l\u2019exemple du Burkina Faso, une \u00e9tude conduite \u00e0 Ouagadougou en 2004 avait montr\u00e9 une pr\u00e9valence de 21,9% d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 chez les femmes (&gt;35 ans) alors qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait que de 3,5% en 1992 (femmes de 14 \u00e0 49 ans) (Ouedraogo <em>et al<\/em>, 2008). En 2013, une \u00e9tude conduite \u00e0 Bobo-Dioulasso, seconde ville du pays, a mis en \u00e9vidence une pr\u00e9valence de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 chez les femmes (35-59 ans) de 24,4% (Zeba <em>et al<\/em>, 2017). Bien que ces diff\u00e9rentes \u00e9tudes ne soient pas comparables en tout point, elles sugg\u00e8rent une augmentation tr\u00e8s rapide de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, y compris dans les villes moyennes. Quant au diab\u00e8te, il ne concernerait qu\u2019\u00e0 peine 5% de la population bobolaise (4,9% selon l\u2019enqu\u00eate STEPS conduite en 2013 sur l\u2019ensemble du pays). Sa pr\u00e9valence serait plus \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Saint-Louis du S\u00e9n\u00e9gal, avec 8,7% (Vialard <em>et al,<\/em> 2017). Ces \u00e9carts pourraient traduire une urbanisation plus avanc\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal et une impr\u00e9gnation \u00e0 la citadinit\u00e9 plus importante.<\/p>\n<h3><strong>Conclusion<\/strong><\/h3>\n<p>Alors que les villes portent en elles l\u2019id\u00e9e d\u2019un certain modernisme, et ambitionnent d\u2019\u00eatre des vitrines, dans les pays du Sud, elles semblent tir\u00e9es vers le bas, embl\u00e8mes de maux plut\u00f4t que de progr\u00e8s. Et l\u2019id\u00e9e re\u00e7ue selon laquelle la sant\u00e9 des citadins serait meilleure que celle des ruraux doit \u00eatre corrig\u00e9e (Fournet 2015). Ce n\u2019est pas parce que les services de sant\u00e9 se concentrent dans les villes, que les populations ont acc\u00e8s \u00e0 des soins. De plus, \u00e0 vouloir appliquer aux pays du Sud, un mod\u00e8le de transition issu des pays du Nord selon lequel les maladies infectieuses c\u00e8deraient la place aux maladies chroniques, l\u2019on s\u2019est tromp\u00e9. Les villes du Sud connaissent un double fardeau de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9. Or, dans les pays du Sud, le syst\u00e8me de soins n\u2019est pas pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 cette situation. Les structures de soins qui rencontrent d\u00e9j\u00e0 des difficult\u00e9s avec les maladies diarrh\u00e9iques ou le paludisme par exemple, ne sont pas \u00e9quip\u00e9es pour le d\u00e9pistage, et encore moins pour la prise en charge, de pathologies comme le diab\u00e8te. De nouvelles maladies font aussi leur apparition, ou leur r\u00e9apparition, comme la dengue pour laquelle il n\u2019existe ni traitement ni vaccin. Pour partie, les d\u00e9terminants de ces probl\u00e8mes de sant\u00e9 trouvent leur origine dans la fa\u00e7on dont les populations habitent leurs espaces, que celui-ci soit ou non \u00e0 risque d\u2019un point de vue environnemental. Cette interrelation sant\u00e9 et environnement au sens large appelle \u00e0 une prise de conscience par les pouvoirs publics \u00a0de la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre la sant\u00e9 dans les politiques de la ville et la ville dans les politiques de sant\u00e9. C\u2019est \u00e0 ce prix que l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie des populations urbaines des pays du Sud pourra se faire.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><em><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/em><\/p>\n<ol>\n<li><em>Fournet F, 2015. Les personnes vivant dans les villes sont privil\u00e9gi\u00e9es du point de vue de la sant\u00e9. In Id\u00e9es re\u00e7ues en sant\u00e9 mondiale, Eds Ridde V et Ouattara F, Presses de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, pp 133-138. <a href=\"http:\/\/www.pum.umontreal.ca\/catalogue\/des-idees-recues-en-sante-mondiale\"><span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\">http:\/\/www.pum.umontreal.ca\/catalogue\/des-idees-recues-en-sante-mondiale<\/span><\/a><\/em><\/li>\n<li><em>Leroy EM, Nkoghe D, Ollomo B et al, 2009. Concurrent chikungunya and dengue virus infections during simultaneous outbreaks, Gabon, 2007. Emerging Infectious Diseases; 15:591\u20133.<\/em><\/li>\n<li><em>Mensah GA, 2013. Descriptive Epidemiology of Cardiovascular Risk Factors and Diabetes in Sub-Saharan Africa. Progress In Cardiovascular Diseases, 56:240-250.<\/em><\/li>\n<li><em>Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, 2014. Enqu\u00eate STEPS 2013. Rapport final, 104 p.<\/em><\/li>\n<li><em>Ouedraogo HZ, Fournet F, Martin-Pr\u00e9vel Y, Gary J, Henry MC, Salem G, 2008. Socio-spatial disparities of obesity among adults in the urban setting of Ouagadougou, Burkina Faso. Public Health Nutrition, 11:1280-1287.<\/em><\/li>\n<li><em>Ridde V, Agier I, Bonnet E, Carabali M, Dabire KR, Fournet F, Ly A, Meda IB, Parra B, 2016. Presence of three dengue serotypes in Ouagadougou (Burkina Faso): research and public health implications. Infectious Diseases of Poverty 5:23.<\/em><\/li>\n<li><em>Soma DD, Kassi\u00e9 D, Sanou S, Karama FB, Ouari A, Mamai W, Ou\u00e9draogo GA, Salem G, Dabir\u00e9 RK, Fournet F, 2018. Uneven malaria transmission in geographically distinct districts of Bobo-Dioulasso, Burkina Faso. Parasit &amp; Vectors 11(1):296.<\/em><\/li>\n<li><em>Tene Fossog B, Antonio-Nkondjio C, Kengne P, Njiokou F, Besansky N, Costantini C (2013). Physiological correlates of ecological divergence along an urbanization gradient: differential tolerance to ammonia among molecular forms of the malaria mosquito Anopheles gambiae. BMC Ecol, 13:1.<\/em><\/li>\n<li><em>Vialard L, Squiban C, Fournet F, Salem G, Foley EE, 2017. Toward a Socio-Territorial Approach to Health: Health Equity in West Africa. Int. J. Environ. Res. Public Health, 14:106.<\/em><\/li>\n<li><em>Zeba AN, Yam\u00e9ogo MT, Tougouma SJ, Kassi\u00e9 D, Fournet F, 2017. Can Urbanization, Social and Spatial Disparities Help to Understand the Rise of Cardiometabolic Risk Factors in Bobo-Dioulasso? A Study in a Secondary City of Burkina Faso, West Africa. Int J Environ Res Public Health 14:378.<\/em><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2007, plus de la moiti\u00e9 de la population mondiale est urbaine. En 2050, le monde devrait compter pr\u00e8s de 6,3 milliards de citadins et c\u2019est dans les pays les moins d\u00e9velopp\u00e9s que la croissance urbaine est et restera la plus forte. 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