{"id":3066,"date":"2018-04-18T16:33:48","date_gmt":"2018-04-18T14:33:48","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=3066"},"modified":"2019-01-01T16:19:30","modified_gmt":"2019-01-01T14:19:30","slug":"courbe-de-phillips-existe-t","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=3066","title":{"rendered":"La courbe de Phillips existe-t-elle encore ?"},"content":{"rendered":"<p>La relation n\u00e9gative entre le taux de ch\u00f4mage et la croissance des salaires a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence il y a 60 ans par <span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"http:\/\/public.econ.duke.edu\/~kdh9\/Courses\/Graduate%20Macro%20History\/Readings-1\/Phillips.pdf\">Phillips (1958).<\/a><\/span> Depuis, cette relation porte le nom \u00ab\u00a0courbe de Phillips\u00a0\u00bb (CP) et constitue un \u00e9l\u00e9ment majeur de la macro\u00e9conomie moderne. Dans sa version la plus r\u00e9cente, la courbe de Phillips des nouveaux keyn\u00e9siens (New Keynesian Phillips Curve \u2013 NKPC) est une relation entre l\u2019inflation, l\u2019inflation anticip\u00e9e et l\u2019\u00e9cart de production.<\/p>\n<p>Dans le contexte actuel de reprise \u00e9conomique robuste et d\u2019un niveau d\u2019inflation relativement faible, beaucoup s\u2019interrogent sur la disparition de la CP. Les estimations r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 la <span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/publications.banque-france.fr\/sites\/default\/files\/medias\/documents\/818035_rdb56_fr_v8.pdf\">Banque de France<\/a><\/span> montrent toutefois que la pente de la courbe de Phillips dans la zone euro est rest\u00e9e faible mais stable et significativement diff\u00e9rente de z\u00e9ro depuis la crise. La persistance d\u2019un \u00e9cart de production n\u00e9gatif (\u00e9cart entre le PIB effectif et le PIB potentiel qui mesure de la position de l\u2019\u00e9conomie dans le cycle) et la chute du prix du p\u00e9trole expliquent largement la faiblesse de l\u2019inflation en zone euro depuis 2014.<\/p>\n<h3><strong>Estimations r\u00e9centes de la courbe de Phillips \u00e0 la Banque de France<\/strong><\/h3>\n<p>Dans une premi\u00e8re s\u00e9rie de r\u00e9gressions nous estimons une CP pour le panel des pays du G7. Il s\u2019agit d\u2019une r\u00e9gression sur des donn\u00e9es trimestrielles depuis le milieu des ann\u00e9es 1980 jusqu\u2019\u00e0 2016. Le mod\u00e8le explique l\u2019inflation par (i) l\u2019\u00e9cart du taux de ch\u00f4mage (\u00e9cart entre le taux de ch\u00f4mage observ\u00e9 et le taux de ch\u00f4mage structurel) et (ii) l\u2019inflation pass\u00e9e (mesur\u00e9e par une moyenne mobile de l\u2019inflation sur les 4 derniers trimestres).<\/p>\n<p>Nous observons que la pente de la courbe de Phillips a significativement baiss\u00e9 depuis les ann\u00e9es 1980 jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1990 (cf. graphique 1), mais elle est rest\u00e9e relativement stable depuis, autour de 0,5 en valeur absolue. S\u2019agissant du coefficient de l\u2019inflation pass\u00e9e, on note qu\u2019il est rest\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 mais proche de 1 jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1990, puis a commenc\u00e9 \u00e0 baisser jusqu\u2019\u00e0 n\u2019\u00eatre plus statistiquement diff\u00e9rent de z\u00e9ro sur la p\u00e9riode r\u00e9cente (cf. graphique 2).<\/p>\n<div id=\"attachment_3067\" style=\"width: 656px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3067\" class=\"wp-image-3067\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/15.png\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/15.png 705w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/15-300x176.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/15-600x352.png 600w\" sizes=\"(max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><p id=\"caption-attachment-3067\" class=\"wp-caption-text\">Graphique 1 : Coefficient estim\u00e9 de l\u2019\u00e9cart du taux de ch\u00f4mage dans les pays du G7<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_3069\" style=\"width: 656px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3069\" class=\"size-full wp-image-3069\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/16.png\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"394\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/16.png 646w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/16-300x183.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/16-600x366.png 600w\" sizes=\"(max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><p id=\"caption-attachment-3069\" class=\"wp-caption-text\">Graphique 2 : Coefficient estim\u00e9 de l\u2019inflation pass\u00e9e dans les pays du G7<\/p><\/div>\n<p>Le dernier r\u00e9sultat montre que l\u2019inflation est devenue plus inerte. Ce changement refl\u00e8te principalement une modification dans la formation des anticipations d\u2019inflation par les agents. Deux facteurs explicatifs potentiels sont mis en avant, notamment par <span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/pubs.aeaweb.org\/doi\/pdfplus\/10.1257\/jep.32.1.97\">Blanchard (2018)<\/a><\/span>, qui obtient empiriquement un r\u00e9sultat similaire sur les donn\u00e9es am\u00e9ricaines. D\u2019une part, une meilleure cr\u00e9dibilit\u00e9 de la politique mon\u00e9taire, notamment via l\u2019adoption du ciblage d\u2019inflation, a pu rendre le processus de formation des anticipations d\u2019inflation davantage prospectif que r\u00e9trospectif. D\u2019autre part, l\u2019inflation \u00e9tant faible et stable, elle n\u2019est peut-\u00eatre plus prise en compte dans le processus de fixation des prix et des salaires. Pour citer <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.federalreserve.gov\/boarddocs\/speeches\/2001\/20011011\/default.htm\">Alan Greenspan (2001)<\/a><\/span><\/span>: \u00ab La stabilit\u00e9 des prix est un environnement dans lequel l&rsquo;inflation est si faible et stable au fil du temps qu&rsquo;elle n&rsquo;intervient pas dans les d\u00e9cisions des m\u00e9nages et des entreprises. \u00bb (traduction de l\u2019anglais par l\u2019auteur).<\/p>\n<p>Pour la zone euro, nous avons test\u00e9 un certain nombre de sp\u00e9cifications utilisant diverses variables de sous-emploi (ch\u00f4mage et diff\u00e9rentes mesures d\u2019\u00e9cart de production) et de prix import\u00e9s (prix d\u2019importation, prix du Brent etc.) Si les r\u00e9sultats sont largement comparables entre eux, notre sp\u00e9cification pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e r\u00e9gresse l\u2019inflation sur l\u2019\u00e9cart de production, les prix relatifs des importations (prix d\u2019importations hors zone euro, divis\u00e9s par le d\u00e9flateur du PIB) et une variable indicatrice de changement du taux principal de TVA. L\u2019estimation r\u00e9cursive de cette \u00e9quation sur une fen\u00eatre glissante de 36 trimestres permet d\u2019appr\u00e9cier l\u2019\u00e9volution de la pente de la courbe de Phillips depuis la crise en zone euro. Les r\u00e9sultats (cf. graphique 3) indiquent une pente stable, au voisinage de 0,4 en rythme annuel. Elle est \u00e9galement significativement non nulle sur l\u2019ensemble des \u00e9chantillons consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<div id=\"attachment_3070\" style=\"width: 656px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3070\" class=\"wp-image-3070\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17.png\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"388\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17.png 678w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17-300x180.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17-600x360.png 600w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17-627x376.png 627w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/17-440x264.png 440w\" sizes=\"(max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><p id=\"caption-attachment-3070\" class=\"wp-caption-text\">Graphique 3 : Pente de la courbe de Phillips en zone euro<\/p><\/div>\n<p>Auer, <span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.bis.org\/publ\/work602.pdf\">Borio et Filardo (2017)<\/a><\/span><\/span> soulignent l\u2019importance croissante du r\u00f4le de l\u2019\u00e9cart de production mondial et la diminution du r\u00f4le de l\u2019\u00e9cart de production national dans la dynamique des prix domestiques, dans un contexte d\u2019int\u00e9gration mondiale des cha\u00eenes de production. Toutefois, ces conclusions ne font pas l\u2019objet d\u2019un consensus. <span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/www.ecb.europa.eu\/pub\/pdf\/scpwps\/ecbwp1948.en.pdf?df4694ed67c8b30bb90e62bbb4fda111\">Mikolajun et Lodge (2016)<\/a><\/span> concluent notamment que l\u2019\u00e9cart de production mondial n\u2019a pas d\u2019effet direct sur l\u2019inflation des \u00e9conomies de l\u2019OCDE. Les auteurs estiment qu\u2019une fois pris en compte le prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019inclure d\u2019autres facteurs mondiaux dans la courbe de Phillips. Les courbes de Phillips estim\u00e9es pour la zone euro montrent que les conditions de demande mondiale ont certes un effet sur l\u2019inflation domestique, mais que celui-ci est capt\u00e9 par les prix import\u00e9s, au premier rang desquels figure le prix du p\u00e9trole.<\/p>\n<h3><strong>Pourquoi l\u2019inflation est rest\u00e9e faible<\/strong><\/h3>\n<p>Entre 2014 et 2017, l\u2019inflation en zone euro s\u2019est \u00e9tablie en moyenne \u00e0 0,5 %, tr\u00e8s en dessous de sa moyenne de long terme de 1,9%. Notre sp\u00e9cification pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de la CP d\u00e9crite ci-dessus permet de quantifier le r\u00f4le du cycle \u00e9conomique et des prix internationaux dans la baisse r\u00e9cente de l\u2019inflation en zone euro (cf. graphique 4). Cette d\u00e9composition montre que la baisse des prix d\u2019importation li\u00e9e \u00e0 la baisse du prix du p\u00e9trole et l\u2019\u00e9cart de production n\u00e9gatif ont contribu\u00e9 \u00e0 la faiblesse de l\u2019inflation sur la p\u00e9riode 2014-2016, dans des proportions similaires.<\/p>\n<div id=\"attachment_3071\" style=\"width: 656px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3071\" class=\"wp-image-3071\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18.png\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"420\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18.png 768w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18-300x195.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/18-600x390.png 600w\" sizes=\"(max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><p id=\"caption-attachment-3071\" class=\"wp-caption-text\">Graphique 4 : Contributions \u00e0 l\u2019inflation en zone euro (\u00e9cart \u00e0 la moyenne de l\u2019\u00e9chantillon, en points de pourcentage) &#8211; <em>Note : Moyenne de l\u2019\u00e9chantillon de l\u2019inflation IPCH (Indice des prix \u00e0 la consommation harmonis\u00e9) : 1,9 %.<\/em><\/p><\/div>\n<p>Toutefois, la pr\u00e9sence de r\u00e9sidus n\u00e9gatifs \u00e0 partir de 2014 sugg\u00e8re que d\u2019autres facteurs ont pu jouer un r\u00f4le. D\u2019abord, la faiblesse de la dynamique des salaires depuis la reprise. Plusieurs facteurs peuvent \u00eatre avanc\u00e9s, parmi lesquels : (i) des effets de composition de la population employ\u00e9e en phase de reprise o\u00f9 des salari\u00e9s moins qualifi\u00e9s et moins exp\u00e9riment\u00e9s sont r\u00e9int\u00e9gr\u00e9s dans la masse salariale, faisant baisser le salaire moyen ; (ii) une compensation pour la rigidit\u00e9 nominale des salaires \u00e0 la baisse, les entreprises limitant les augmentions de salaires en phase de reprise en anticipant la difficult\u00e9 de baisses futures en cas de choc n\u00e9gatif ; (iii) l\u2019augmentation de la participation des s\u00e9niors au march\u00e9 du travail qui constitue un choc positif sur l\u2019offre de travail, susceptible d\u2019exercer une pression \u00e0 la baisse sur les salaires (<span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff; text-decoration: underline;\" href=\"https:\/\/blocnotesdeleco.banque-france.fr\/billet-de-blog\/loffre-de-travail-des-baby-boomers-explique-t-elle-la-faiblesse-de-linflation\">Mojon et Ragot, 2018<\/a><\/span><\/span>).<\/p>\n<p>Autre facteur, \u00e0 la mi-2014, on a pu constater un fort d\u00e9crochage des anticipations d\u2019inflation \u00e0 long terme par rapport \u00e0 la cible \u00ab en dessous, mais proche de 2 % \u00bb (cf. graphique 5), qu\u2019elles soient mesur\u00e9es \u00e0 partir d\u2019une enqu\u00eate aupr\u00e8s de pr\u00e9visionnistes professionnels (Survey of Professional Forecasters, SPF) ou \u00e0 partir de donn\u00e9es de march\u00e9s (inflation-linked swaps, ILS). C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019Eurosyst\u00e8me a alors mis en \u0153uvre une s\u00e9rie de mesures destin\u00e9es \u00e0 soutenir la demande et le cr\u00e9dit afin d\u2019enrayer ce d\u00e9crochage.<\/p>\n<div id=\"attachment_3072\" style=\"width: 656px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3072\" class=\"wp-image-3072\" src=\"http:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/19.png\" alt=\"\" width=\"646\" height=\"406\" srcset=\"https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/19.png 820w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/19-300x188.png 300w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/19-600x377.png 600w, https:\/\/variances.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/19-400x250.png 400w\" sizes=\"(max-width: 646px) 100vw, 646px\" \/><p id=\"caption-attachment-3072\" class=\"wp-caption-text\">Graphique 5 : Anticipations d\u2019inflation en zone euro (moyenne annuelle en %)<\/p><\/div>\n<h3><strong>Conclusion<\/strong><\/h3>\n<p>Les r\u00e9sultats de nos estimations montrent que la relation prix-activit\u00e9 s\u2019est aplatie dans les ann\u00e9es 1980 mais est rest\u00e9e significative depuis. Les implications pour la politique mon\u00e9taire sont doubles : (i) d\u2019abord, il y aurait moins de risques qu\u2019une politique mon\u00e9taire accommodante se traduise par une spirale inflationniste ; (ii) en revanche, le levier de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle pour enrayer un d\u00e9crochage des anticipations d\u2019inflation serait moins puissant qu\u2019il ne l\u2019\u00e9tait avant 1990. Ceci plaide pour une politique mon\u00e9taire accommodante tant que la trajectoire de l\u2019inflation ne se rapproche durablement de la cible d\u2019inflation. En m\u00eame temps, nos r\u00e9sultats confortent notre confiance que la fermeture de l\u2019\u00e9cart de production en zone euro et la remont\u00e9e des prix du p\u00e9trole depuis mi-2017 vont faire remonter l\u2019inflation dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Nous devons cependant rester attentifs \u00e0 l\u2019ensemble des d\u00e9terminants de l\u2019inflation et en particulier aux changements structurels de l\u2019\u00e9conomie li\u00e9s notamment \u00e0 la mondialisation et aux nouvelles technologies, tant sur le march\u00e9 des biens et services que sur le march\u00e9 du travail.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La relation n\u00e9gative entre le taux de ch\u00f4mage et la croissance des salaires a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence il y a 60 ans par Phillips (1958). Depuis, cette relation porte le nom \u00ab\u00a0courbe de Phillips\u00a0\u00bb (CP) et constitue un \u00e9l\u00e9ment majeur de la macro\u00e9conomie moderne. Dans sa version la plus r\u00e9cente, la courbe de Phillips [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":145,"featured_media":3074,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[161,176,133],"tags":[],"class_list":["post-3066","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-emploi","category-avril-2018","category-themes","et-has-post-format-content","et_post_format-et-post-format-standard"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3066","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/145"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3066"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3066\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3074"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3066"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3066"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3066"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}