{"id":3056,"date":"2018-04-13T09:10:05","date_gmt":"2018-04-13T07:10:05","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=3056"},"modified":"2018-04-13T09:14:29","modified_gmt":"2018-04-13T07:14:29","slug":"infrastructures-point-classe-dactifs-aujourdhui-incontournable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=3056","title":{"rendered":"Les infrastructures : point sur une classe d\u2019actifs aujourd\u2019hui incontournable"},"content":{"rendered":"<p>La classe d&rsquo;actifs infrastructures conna\u00eet en France un formidable essor depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, marqu\u00e9 notamment par les grandes privatisations des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019autoroutes. C\u2019est aussi \u00e0 cette \u00e9poque qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 le PPP (Partenariat-Public-Priv\u00e9) \u00e0 la fran\u00e7aise qui a permis le financement de plusieurs dizaines de projets de construction d\u2019infrastructures publiques, d\u2019h\u00f4pitaux, de prisons et autres b\u00e2timents publics.<\/p>\n<p>Rappelons les principales caract\u00e9ristiques de ces actifs\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Des actifs essentiels pour la collectivit\u00e9,<\/li>\n<li>Des actifs de taille importante (sur un plan physique et financier),<\/li>\n<li>Un cadre r\u00e9gulatoire g\u00e9n\u00e9ralement public, souvent avec un contrat de concession ou de PPP d\u2019une dur\u00e9e tr\u00e8s longue, de 20 \u00e0 70 ans,<\/li>\n<li>Une forte visibilit\u00e9 \u00e0 long terme sur les revenus.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette classe d\u2019actifs est aujourd\u2019hui incontournable chez les grands investisseurs institutionnels qui y consacrent entre 1 et 5% de leur allocation d\u2019actifs.<\/p>\n<h3><strong>Un remarquable dynamisme en France avec la cr\u00e9ation d\u2019une dizaine de fonds infrastructures ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es<\/strong><\/h3>\n<p>Sans compter les institutionnels comme la CDC ou le Cr\u00e9dit Agricole, un certain nombre d&rsquo;\u00e9quipes d&rsquo;investissements en infrastructures se sont structur\u00e9es en soci\u00e9t\u00e9s de gestion depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000\u00a0: OFi infravia, Ardian Infrastructure, Antin Infrastructure, Marguerite, Inframed, DIF (\u00e9quipe fran\u00e7aise d\u2019un fonds hollandais), SEEIF, Mirova, Quaero, etc. Ces \u00e9quipes g\u00e8rent des encours pour compte de tiers compris entre 200 millions d\u2019euros et plusieurs milliards par entit\u00e9.<\/p>\n<p>Les plus anciennes et aujourd\u2019hui les plus importantes sont\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Ardian infrastructure, au sein du groupe Ardian (ex Axa private equity), qui a au d\u00e9part investi \u00e0 la fois sur des projets <em>greenfield<\/em> (projets de construction) comme la concession de la LGV Tours-Bordeaux (lisea) en 2011 ou le PPP du GSM-R, mais aussi sur des projets <em>brownfield<\/em> (actifs d\u00e9j\u00e0 en service et matures) comme la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;autoroutes Sanef. Initialement tr\u00e8s pr\u00e9sent en France, ce fonds investit aujourd\u2019hui dans le monde entier.<\/li>\n<li>Antin infrastructure, au d\u00e9part dans le giron de BNP Paribas, et aujourd&rsquo;hui totalement ind\u00e9pendant. C\u2019est une v\u00e9ritable <em>success story<\/em> fran\u00e7aise avec des paris audacieux comme l\u2019op\u00e9ration sur les pyl\u00f4nes de Bouygues Telecom en 2012 acquis \u00e0 environ 200 M\u20ac et revendus en 2016 pour un montant au moins 4 fois plus \u00e9lev\u00e9. Ils s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 des projets dans des secteurs en consolidation (comme les t\u00e9l\u00e9coms ou les r\u00e9seaux de chaleur) en prenant des risques de d\u00e9veloppement et \u00e9galement potentiellement des risques technologiques.<\/li>\n<li>Meridiam infrastructures se positionne sur des projets principalement <em>greenfield<\/em>, il s\u2019agit de leur marque de fabrique. Ils ont une d\u00e9marche quasi-industrielle : ancien d&rsquo;Egis, le fondateur Thierry Deau a r\u00e9uni en France une \u00e9quipe compos\u00e9e de nombreux ing\u00e9nieurs du corps des Ponts avec une d\u00e9marche chronophage qui est d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0mandataire\u00a0\u00bb des groupements sur les appels d&rsquo;offre de PPP ou de concessions. Alors que les investisseurs financiers se reposent g\u00e9n\u00e9ralement sur un industriel comme Vinci ou Bouygues qui va prendre notamment en charge toute la conception du projet, Meridiam pilote l&rsquo;ensemble de cette phase d&rsquo;offre.<\/li>\n<\/ul>\n<h3><strong>Plusieurs vagues sectorielles de grands investissements Infrastructure en France depuis l\u2019an 2000<\/strong><\/h3>\n<p>Il y a eu plusieurs vagues de grands projets depuis une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>dans le transport routier, la vague de privatisation des soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;autoroutes en 2006 (SANEF, APRR, ASF) est concomitante avec l&rsquo;arriv\u00e9e de fonds internationaux comme Macquarie (Australie) qui est entr\u00e9 dans APRR et la cr\u00e9ation d&rsquo;\u00e9quipes \u00ab\u00a0infra\u00a0\u00bb fran\u00e7aises au sein d&rsquo;Axa, Caisse des d\u00e9p\u00f4ts et Natixis (Mirova).<\/li>\n<li>dans l&rsquo;\u00e9nergie avec la mont\u00e9e en puissance \u00e0 partir de 2011 des fonds infrastructure dans les parcs \u00e9oliens et les fermes photovolta\u00efques. C&rsquo;est le cas d&rsquo;Antin, Axa\/Ardian, Caisse des d\u00e9p\u00f4ts, Meridiam. L\u00e0 encore, la Caisse des d\u00e9p\u00f4ts \u00e9tait pr\u00e9curseur avec des premiers investissements en 2008 dans le secteur. Dans les r\u00e9seaux de transport de gaz et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, le capital a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ouvert \u00e0 des financiers. TIGF, le r\u00e9seau de transport de gaz du Sud-Ouest de la France a \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9 \u00e0 un consortium comprenant notamment EDF Invest (fonds de d\u00e9mant\u00e8lement des centrales nucl\u00e9aires). GRT-Gaz et RTE (r\u00e9seau de transport d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9) ont fait entrer la CDC \u00e0 leur capital.<\/li>\n<li>dans les t\u00e9l\u00e9coms, avec d&rsquo;abord le secteur des tours t\u00e9l\u00e9coms, infrastructure territoriale essentielle au fonctionnement d\u2019un r\u00e9seau mobile, quelle que soit la technologie (GSM, 2G, 3G, 4G, 5G, etc). Antin a constitu\u00e9 France Pyl\u00f4nes Services, le premier concurrent de TDF dans les t\u00e9l\u00e9coms avec le rachat de 2000 pyl\u00f4nes \u00e0 Bouygues telecom en 2012. La CDC avait d\u00e9clench\u00e9 le mouvement au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 avec le rachat de TDF \u00e0 France Telecom, alors en pleine d\u00e9confiture financi\u00e8re, en partenariat avec Charterhouse.<\/li>\n<li>enfin dans les a\u00e9roports, avec une vague de privatisation lanc\u00e9e en 2015 avec celle d&rsquo;A\u00e9roport de Toulouse, suivie par A\u00e9roport de Lyon et A\u00e9roport de Nice en 2016.<\/li>\n<\/ul>\n<h3><strong>La majeure partie des investissements sont des actifs <\/strong><strong><em>brownfield<\/em><\/strong><\/h3>\n<p>Au sein des actifs <em>brownfield<\/em>, on distingue les actifs <em>core infra,<\/em> comme les a\u00e9roports ou les parcs \u00e9oliens, pour lesquels les esp\u00e9rances de TRI sont comprises entre 5 et 8% et les actifs dits <em>non<\/em><em> core <\/em>comme les r\u00e9seaux de chaleurs, les t\u00e9l\u00e9coms pour lesquels l&rsquo;actif doit \u00eatre travaill\u00e9 avec, par exemple, des op\u00e9rations de croissance externe, du d\u00e9veloppement de nouveaux march\u00e9s par des appels d&rsquo;offres, et sur lesquels l&rsquo;esp\u00e9rance de TRI est nettement plus \u00e9lev\u00e9e (sup\u00e9rieure \u00e0 10%).<\/p>\n<p>Sur les premiers, les TRI sont trop faibles pour que les fonds infrastructures g\u00e9rant pour compte de tiers (Ardian, Ofi Infravia, Antin) soient comp\u00e9titifs : ils promettent \u00e0 leurs LPs (<em>limited partners<\/em>, en fran\u00e7ais souscripteurs) des TRI nets de frais sup\u00e9rieurs \u00e0 10% avec des commissions de gestion annuelles d&rsquo;un niveau relativement \u00e9lev\u00e9 (entre 80 et 150 points de base). Ce sont finalement les institutionnels (qui sont aussi LPs des fonds pr\u00e9cit\u00e9s !) qui r\u00e9ussissent \u00e0 investir dans ce type d&rsquo;actifs (compagnies d&rsquo;assurance notamment). Elles ont en effet des co\u00fbts de gestion tr\u00e8s inf\u00e9rieurs (des \u00e9quipes de quelques personnes instruisent ces dossiers) et un co\u00fbt de la ressource suffisamment bas pour que ces actifs \u00e0 grande visibilit\u00e9 soient pour eux d&rsquo;excellentes opportunit\u00e9s d&rsquo;investissement.<\/p>\n<p>Antin et Ofi Infravia, partant du principe qu\u2019un actif \u00ab\u00a0infra\u00a0\u00bb est avant tout un actif procurant une grande visibilit\u00e9 \u00e0 long terme sur les revenus, se sont particuli\u00e8rement d\u00e9marqu\u00e9s en allant investir hors des sentiers battus dans des actifs <em>n<\/em><em>on core<\/em>, notamment dans les pyl\u00f4nes, les <em>datacenters<\/em> et m\u00eame, pour Antin, la biologie m\u00e9dicale.<strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<h3><strong>Les difficult\u00e9s de financement des projets <\/strong><strong><em>gr<\/em><\/strong><strong><em>eenfield<\/em><\/strong><strong>\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<p>Le <em>greenfield<\/em> consiste \u00e0 financer des nouveaux projets de construction. R\u00e9guli\u00e8rement les observateurs, m\u00e9dias, hommes politiques, se plaignent du manque de pr\u00e9sence des investisseurs priv\u00e9s dans le capital des grands projets. Mais la r\u00e9alit\u00e9 est que lorsqu\u2019il y a des projets viables \u00e9conomiquement avec un montage juridique associant le priv\u00e9, les investisseurs r\u00e9pondent g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Or premi\u00e8rement les grands projets d&rsquo;infrastructure, souvent dans le Transport, sont des projets d&rsquo;initiative publique. Et ils sont le plus souvent r\u00e9alis\u00e9s en Ma\u00eetrise d&rsquo;Ouvrage Publique ce qui \u00e9carte g\u00e9n\u00e9ralement toute possibilit\u00e9 d&rsquo;avoir un tour de table d&rsquo;investisseurs priv\u00e9s. Pour b\u00e9n\u00e9ficier de fonds propres priv\u00e9s, la Ma\u00eetrise d&rsquo;Ouvrage d&rsquo;un projet doit en effet \u00eatre d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e par la puissance publique au priv\u00e9 dans une soci\u00e9t\u00e9 de projet d\u00e9tenue par des investisseurs priv\u00e9s (aux c\u00f4t\u00e9s \u00e9ventuellement du client public) comme c&rsquo;est le cas dans le cadre de d\u00e9l\u00e9gations de service public (DSP), de contrats de concessions ou de March\u00e9s de Partenariat (nouveau nom donn\u00e9 au PPP par l&rsquo;ordonnance du 23 Juillet 2015 relative aux march\u00e9s publics).<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, ces projets, pour \u00eatre viables \u00e9conomiquement,\u00a0n\u00e9cessitent\u00a0souvent des contributions publiques significatives comme par exemple dans le transport ferroviaire avec plusieurs milliards d\u2019euros de subventions pour les Lignes \u00e0 Grande Vitesse attribu\u00e9es en PPP en 2011 (Tours-Bordeaux notamment), mais \u00e9galement dans les D\u00e9l\u00e9gations de Service Public de Tr\u00e8s Haut D\u00e9bit en fibre optique.<\/p>\n<h3><strong>PPP ou Concession, deux profils de risque tr\u00e8s diff\u00e9rents<\/strong><\/h3>\n<p>Au d\u00e9part r\u00e9ticents, les fonds infrastructure et les institutionnels, en qu\u00eate de rendement, ont progressivement renforc\u00e9 leur pr\u00e9sence dans ce domaine.<\/p>\n<p>Deux types de profil de risque existent sur ces projets :<\/p>\n<p>Les <strong>PPP<\/strong> sont des contrats avec un risque tr\u00e8s limit\u00e9 pour les investisseurs et les pr\u00eateurs. En effet,<\/p>\n<ul>\n<li>il n\u2019y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de risque volume puisque les loyers sont vers\u00e9s par la puissance publique en contrepartie de la mise \u00e0 disposition d&rsquo;un actif. Et<\/li>\n<li>pas de risque construction ni d\u2019exploitation\/entretien\/maintenance car la soci\u00e9t\u00e9 de projet n\u00e9gocie des clauses de transparence dans les sous-contrats de construction et d&rsquo;entretien\/maintenance, la laissant indemne de tout retard, malfa\u00e7on, mauvaise ex\u00e9cution contractuelle vis-\u00e0-vis du client public, qui g\u00e9n\u00e9ralement applique des p\u00e9nalit\u00e9s pouvant atteindre un montant relativement \u00e9lev\u00e9 (jusqu&rsquo;\u00e0 20% du montant du contrat). Ces risques sont ainsi transf\u00e9r\u00e9s aux industriels qui portent ces sous-contrats.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les risques r\u00e9siduels pour les actionnaires de ces soci\u00e9t\u00e9s de projet sont principalement un risque de refinancement, de d\u00e9faillance des contractants industriels et parfois de d\u00e9ch\u00e9ance du contrat dans le cas d&rsquo;un d\u00e9passement du plafond de p\u00e9nalit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les grands PPP sont ceux du minist\u00e8re de la d\u00e9fense \u00e0 Balard, du zoo de Vincennes, de la construction du TGI de Paris, des lignes \u00e0 grande vitesse N\u00eemes-Montpellier et Bretagne Pays de Loire. Les banques ont beaucoup d&rsquo;app\u00e9tit pour ce type de projet qui se financent g\u00e9n\u00e9ralement avec environ 10% de fonds propres et 90% de dette bancaire.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le du PPP est aujourd&rsquo;hui critiqu\u00e9\u00a0 pour son co\u00fbt jug\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Il s\u2019agit pourtant de l&rsquo;outil de la commande publique le plus efficace aujourd\u2019hui pour r\u00e9aliser un projet respectant les co\u00fbts et les d\u00e9lais, en faisant porter l&rsquo;enti\u00e8re responsabilit\u00e9 du projet sur un partenaire priv\u00e9 (transf\u00e9r\u00e9e en grande partie aux sous-contractants comme indiqu\u00e9 supra). Nous ne comptons plus les grands projets r\u00e9alis\u00e9s en Ma\u00eetrise d&rsquo;Ouvrage Publique dont les d\u00e9lais et les co\u00fbts ont \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9s par 3 ou 4 (par exemple le Grand Paris Express dont le co\u00fbt est pass\u00e9 de 25 \u00e0 plus de 38 milliards d\u2019euros en quelques ann\u00e9es).<\/p>\n<p>Les projets \u00e0 risque volume sont g\u00e9n\u00e9ralement des <strong>concessions<\/strong>. Les projets de concessions <em>greenfield<\/em> sont d&rsquo;autant plus risqu\u00e9s qu&rsquo;ils n\u2019ont g\u00e9n\u00e9ralement pas l&rsquo;historique de trafic des soci\u00e9t\u00e9s autorouti\u00e8res en service depuis des dizaines d&rsquo;ann\u00e9es comme Sanef ou APRR. Un certain nombre de projets concessifs ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, en particulier dans le transport et les t\u00e9l\u00e9coms :<\/p>\n<ul>\n<li>dans le transport, notamment dans le ferroviaire avec le projet de Ligne \u00e0 Grande Vitesse Tours-Bordeaux gagn\u00e9 en 2011 par un consortium r\u00e9unissant Vinci et les fonds Ardian, Meridiam, CDC Infrastructure. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet de 7 Md\u20ac largement subventionn\u00e9 par l&rsquo;Etat (plus de la moiti\u00e9 de subvention).<\/li>\n<li>dans les t\u00e9l\u00e9coms, les RIP (r\u00e9seaux d&rsquo;initiative publique) lanc\u00e9s par les collectivit\u00e9s locales dans le cadre du plan France Tr\u00e8s Haut D\u00e9bit pour d\u00e9ployer des r\u00e9seaux de fibre jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;abonn\u00e9 (FTTH) sur les zones les moins denses des territoires. Des concessions de taille importante ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9es ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es par les R\u00e9gions : pr\u00e8s d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros pour la R\u00e9gion Grand Est et presque autant pour la R\u00e9gion Nord &#8211; Pas de Calais. Malgr\u00e9 les al\u00e9as sur la mont\u00e9e en puissance de la commercialisation de ces r\u00e9seaux, ces projets ont pu attirer \u00e0 la fois des fonds propres avec des fonds infrastructure comme Quaero (une ex-\u00e9quipe de Rothschild), Marguerite mais \u00e9galement des financements bancaires importants.<\/li>\n<\/ul>\n<h3><strong>Conclusion\u00a0<\/strong><\/h3>\n<p>Quelles seront les futures\u00a0grandes vagues de projets pour la classe d\u2019actifs ? Dans quelques ann\u00e9es, le niveau d\u2019\u00e9quipement en infrastructures sera satisfaisant, \u00e0 la fois dans le transport, dans les t\u00e9l\u00e9coms, dans les infrastructures \u00e9nerg\u00e9tiques, les ENR.<\/p>\n<p>Dans les transports, les orientations actuelles du gouvernement sont de mettre l\u2019accent sur la probl\u00e9matique du transport du quotidien, en soutenant le d\u00e9veloppement de nouveaux services de mobilit\u00e9 (covoiturage, autopartage), dispositif de suivi de trafic, <em>smart parking<\/em>, navettes autonomes plut\u00f4t que de d\u00e9velopper de nouvelles infrastructures.<\/p>\n<p>Pour autant, des opportunit\u00e9s importantes pourraient appara\u00eetre dans le <em>b<\/em><em>rownfield<\/em>\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>cession des concessions de r\u00e9seaux de Tr\u00e8s Haut D\u00e9bit pour la plupart encore en cours de construction,<\/li>\n<li>mise en place d\u2019op\u00e9rations de cessions du mat\u00e9riel roulant ferroviaire sur le mod\u00e8le anglo-saxon (Rosco) par les R\u00e9gions (qui ont aujourd\u2019hui la propri\u00e9t\u00e9 des trains r\u00e9gionaux).<\/li>\n<li>sur le r\u00e9seau ferroviaire\u00a0:\n<ul>\n<li>cession des concessions\/PPP existants attribu\u00e9s en 2011\/2012 (LGV Tours-Bordeaux, N\u00eemes-Montpellier, Bretagne-Pays de Loire) et aujourd\u2019hui en service ;<\/li>\n<li>mise en concession de certaines lignes ferroviaires \u00e0 grande vitesse par SNCF R\u00e9seau \u00e0 l\u2019image de la mise en concession de High Speed 1 par le Royaume-Uni en 2012.<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La classe d&rsquo;actifs infrastructures conna\u00eet en France un formidable essor depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, marqu\u00e9 notamment par les grandes privatisations des soci\u00e9t\u00e9s d\u2019autoroutes. 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