{"id":1977,"date":"2017-02-27T11:00:15","date_gmt":"2017-02-27T09:00:15","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=1977"},"modified":"2017-09-25T12:12:09","modified_gmt":"2017-09-25T10:12:09","slug":"vers-grand-choc-fiscal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=1977","title":{"rendered":"Vers un grand choc fiscal ?"},"content":{"rendered":"<p>La grande r\u00e9forme fiscale est l\u2019arl\u00e9sienne du d\u00e9bat \u00e9conomique en France, souvent \u00e9voqu\u00e9e sans que son contenu et ses objectifs soient clairement explicit\u00e9s. Elle peut d\u2019autant plus faire l\u2019unanimit\u00e9 que chacun lui donne un contenu diff\u00e9rent.\u00a0 La pr\u00e9sidentielle de 2017 en sera-t-elle l\u2019occasion ?<\/p>\n<p>La France se classe au deuxi\u00e8me rang des pays de\u00a0 l\u2019OCDE\u00a0 apr\u00e8s le Danemark pour le taux de pr\u00e9l\u00e8vement obligatoire. Celui-ci est pass\u00e9 de 41,8% en 2010 \u00e0 44,8% en 2013,\u00a0 du fait\u00a0 des fortes hausses d\u2019imp\u00f4ts des gouvernements Fillon puis Ayrault destin\u00e9es \u00e0 r\u00e9duire rapidement le d\u00e9ficit public induit par la crise de 2008. Fin 2012, la politique fiscale a pris un nouveau tournant\u00a0: la priorit\u00e9 est devenue la baisse des imp\u00f4ts sur les entreprises. Ainsi, le taux de pr\u00e9l\u00e8vement a l\u00e9g\u00e8rement\u00a0 diminu\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 44,5% en 2017, soit la diff\u00e9rence entre une baisse de 26 milliards de la fiscalit\u00e9 pesant sur les entreprises, en raison de la mise en place du CICE (le Cr\u00e9dit d\u2019Imp\u00f4t pour la Comp\u00e9titivit\u00e9 et l\u2019Emploi) et du Pacte de Responsabilit\u00e9 et une hausse de 20 milliards de celle pesant sur les m\u00e9nages.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me socio-fiscal fran\u00e7ais est fortement redistributif avec des pr\u00e9l\u00e8vements importants sur les m\u00e9nages les plus riches et les entreprises et des prestations relativement g\u00e9n\u00e9reuses pour les plus pauvres. La France est l\u2019un des rares pays d\u00e9velopp\u00e9s o\u00f9 les in\u00e9galit\u00e9s de revenus ne se sont pas fortement accrues dans la p\u00e9riode r\u00e9cente. Le haut niveau de pr\u00e9l\u00e8vement obligatoire s\u2019explique par celui des d\u00e9penses publiques et en particulier des d\u00e9penses sociales. C\u2019est un choix fran\u00e7ais, et m\u00eame europ\u00e9en, pour une soci\u00e9t\u00e9 mixte, o\u00f9 une partie importante des besoins des m\u00e9nages sont couverts de mani\u00e8re socialis\u00e9e, par des prestations en nature (\u00e9ducation, sant\u00e9, garde d\u2019enfant) et par des prestations en esp\u00e8ces, universelles (allocations familiales), d\u2019assistance (minimum vieillesse, RSA, prime d\u2019activit\u00e9, allocations logement) ou d\u2019assurance sociales (retraites, prestations ch\u00f4mage). Il ne semble pas que les Fran\u00e7ais souhaitent remettre en cause ce choix.<\/p>\n<p>Fondamentalement, deux strat\u00e9gies sont possibles. Selon la premi\u00e8re, compte tenu de la mondialisation et de l\u2019ouverture des fronti\u00e8res, la France n\u2019a pas d\u2019alternative; elle doit se caler sur le mod\u00e8le lib\u00e9ral et m\u00eame devenir le meilleur \u00e9l\u00e8ve de la classe. Il faut donc s\u2019engager dans une strat\u00e9gie ax\u00e9e sur la r\u00e9duction des imp\u00f4ts frappant les entreprises et les plus riches afin d\u2019am\u00e9liorer la comp\u00e9titivit\u00e9 et l\u2019attractivit\u00e9 de la France. Au d\u00e9part, il faut baisser les d\u00e9penses publiques et sociales, donc accepter une certaine baisse de niveau de vie des m\u00e9nages pour \u00eatre plus comp\u00e9titif.\u00a0 Les baisses de cotisations employeurs peuvent ainsi \u00eatre compens\u00e9es par une hausse de la TVA, pour provoquer des gains de comp\u00e9titivit\u00e9 par une d\u00e9valuation fiscale. Les entreprises, moins tax\u00e9es, investiraient plus en France et y cr\u00e9eraient des emplois, ce qui augmenterait l\u2019activit\u00e9 et compenserait \u00e0 terme la baisse initiale d\u2019imp\u00f4t. C\u2019est une strat\u00e9gie peu coop\u00e9rative \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne (nous suivrions le mauvais exemple de l\u2019Allemagne), qui fait courir le risque d\u2019un choc d\u00e9pressif sur la demande et aussi celui de vives tensions sociales.<\/p>\n<p>Selon la deuxi\u00e8me, le capitalisme financiaris\u00e9, tel qu\u2019il r\u00e8gne actuellement, m\u00e8ne \u00e0 la crise \u00e9conomique l\u2019ensemble des pays d\u00e9velopp\u00e9s. La victoire du capital sur le travail, les exigences excessives de rentabilit\u00e9 des entreprises compar\u00e9es \u00e0 leurs investissements et l\u2019explosion des in\u00e9galit\u00e9s de revenu provoquent une d\u00e9ficience structurelle de demande qui oblige \u00e0 maintenir des taux d\u2019int\u00e9r\u00eats nuls, qui induisent \u00e0 leur tour la hausse de l\u2019endettement public et priv\u00e9 et l\u2019apparition des bulles financi\u00e8res. Par ailleurs, les contraintes \u00e9cologiques rendent insoutenable la croissance actuelle. Il faudrait r\u00e9duire les exigences des march\u00e9s financiers en mati\u00e8re de rentabilit\u00e9 des entreprises, maintenir une fiscalit\u00e9 redistributive et faire monter en puissance la fiscalit\u00e9 \u00e9cologique. Dans ce contexte, la France doit rester pionni\u00e8re et d\u00e9fendre son mod\u00e8le fiscal sp\u00e9cifique, tout en se battant pour l\u2019harmonisation fiscale et la lutte contre l\u2019optimisation fiscale au niveau europ\u00e9en et au niveau mondial. Elle doit accepter de payer cette originalit\u00e9 par un d\u00e9ficit d\u2019attractivit\u00e9 de la France pour les plus riches ou pour les entreprises multinationales, qu\u2019il faut compenser en planifiant et en finan\u00e7ant des activit\u00e9s productives s\u2019inscrivant dans la transition \u00e9cologique.<\/p>\n<p>Certaines propositions des candidats \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielles sont, selon nous, malvenues.<\/p>\n<ul>\n<li>Pour augmenter le pouvoir d\u2019achat des salari\u00e9s, certains proposent de r\u00e9duire les cotisations sociales salari\u00e9s. Mais celles-ci actuellement ne financent plus que des prestations d\u2019assurances sociales (ch\u00f4mage, retraite, indemnit\u00e9 maladie de remplacement) qui doivent obligatoirement \u00eatre financ\u00e9es par ceux qui en b\u00e9n\u00e9ficient.<\/li>\n<li>La \u00ab\u00a0TVA sociale\u00a0\u00bb, la baisse des cotisations employeurs financ\u00e9e par la hausse de la TVA, est un leurre car \u00e9conomiquement la TVA est proche des cotisations employeurs puisqu\u2019elle ne frappe que le travail, \u00e9tant rembours\u00e9e sur l\u2019investissement. Elle n\u2019aurait d\u2019effet favorable sur la comp\u00e9titivit\u00e9 que si l\u2019indexation des salaires (du SMIC en particulier) \u00e9tait bris\u00e9e.<\/li>\n<li>R\u00e9tablir la non-imposition des heures suppl\u00e9mentaires serait nuisible sur le plan de l\u2019emploi (il faut encourager l\u2019embauche plut\u00f4t que les heures suppl\u00e9mentaires) et fiscale (l\u2019imp\u00f4t sur le revenu doit porter sur la totalit\u00e9 du revenu).<\/li>\n<li>La proposition de rendre la contribution sociale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e (CSG) progressive a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e par le Conseil Constitutionnel car un imp\u00f4t progressif doit \u00eatre familialis\u00e9 et doit prendre en compte l\u2019ensemble des revenus du m\u00e9nage.<\/li>\n<li>Moduler le taux de TVA en fonction du caract\u00e8re plus ou moins indispensable, plus ou moins \u00e9cologique des produits serait une complication ing\u00e9rable.<\/li>\n<li>On ne peut gu\u00e8re fusionner la taxe fonci\u00e8re (qui taxe les propri\u00e9taires pour financer les d\u00e9penses locales) et l\u2019ISF (qui taxe les plus riches au nom de la solidarit\u00e9 nationale).<\/li>\n<li>Benoit Hamon et Jean-Luc M\u00e9lenchon veulent supprimer le quotient familial, mais peut-on oublier que les parents partagent leurs ressources avec leurs enfants\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour nous, les r\u00e9formes possibles de la fiscalit\u00e9 sont relativement limit\u00e9es. La priorit\u00e9 aujourd\u2019hui doit \u00eatre de prot\u00e9ger notre syst\u00e8me fiscal.<\/p>\n<p><strong>En mati\u00e8re de fiscalit\u00e9 des m\u00e9nages<\/strong>, il faut\u00a0 r\u00e9affirmer le principe selon lequel tous les revenus des m\u00e9nages doivent \u00eatre soumis \u00e0 l\u2019imp\u00f4t sur le revenu, en appliquant strictement le principe : \u00ab chacun doit contribuer aux d\u00e9penses publiques selon ses capacit\u00e9s contributives \u00bb ; ces capacit\u00e9s doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es sur une base familiale\u00a0; les revenus du capital et ceux du travail doivent \u00eatre tax\u00e9s de fa\u00e7on identique.<\/p>\n<p>Les d\u00e9penses fiscales<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> sont ressenties comme des privil\u00e8ges, qui permettent \u00e0 certains d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019imp\u00f4t. Elles devraient \u00eatre r\u00e9parties en\u00a0 deux cat\u00e9gories : celles qui ne font que d\u00e9terminer la capacit\u00e9 contributive des m\u00e9nages, qui doivent \u00eatre maintenues et ne plus \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des d\u00e9penses fiscales ; celles qui sont des subventions sociales ou \u00e9conomiques, qui doivent \u00eatre transform\u00e9es en subventions explicites.<\/p>\n<p>La taxation des loyers implicites serait n\u00e9cessaire du point de vue de l\u2019\u00e9quit\u00e9, mais rencontre une forte opposition des classes moyennes. Rendre la fiscalit\u00e9 des m\u00e9nages plus juste devrait passer par trois r\u00e9formes\u00a0: r\u00e9duire progressivement la taxe d\u2019habitation pour faire monter le poids de l\u2019imp\u00f4t sur le revenu;\u00a0 supprimer le plafonnement de l\u2019imp\u00f4t sur la fortune (ISF), qui b\u00e9n\u00e9ficie surtout aux plus riches qui ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9duire leur revenu imposable en accumulant dividendes et plus-values dans des soci\u00e9t\u00e9s-\u00e9cran ; \u00e0 l\u2019instar des Etats-Unis, introduire une taxation mondiale des fran\u00e7ais pour que les exil\u00e9s fiscaux aient \u00e0 payer une contribution \u00e0 la France pour conserver leur droit de vote.<\/p>\n<p><strong>En mati\u00e8re de financement de la protection sociale<\/strong>, les cotisations contributives salari\u00e9s et employeurs (retraite, ch\u00f4mage) doivent \u00eatre maintenues. Les cotisations employeurs non-contributives (maladie\/famille) pourraient certes \u00eatre r\u00e9duites, mais il faudrait fournir en contrepartie un financement assur\u00e9 \u00e0 la S\u00e9curit\u00e9 sociale. Certes, la fiscalit\u00e9 \u00e9cologique doit monter en puissance, mais une partie de son produit devra aider les m\u00e9nages les plus pauvres \u00e0 faire face \u00e0 la hausse de l\u2019\u00e9nergie\u00a0; une partie a \u00e9t\u00e9 promise aux pays \u00e9mergents\u00a0;\u00a0 une fiscalit\u00e9 dissuasive risque de r\u00e9duire son assiette, ce n\u2019est pas \u00e0 la S\u00e9curit\u00e9 sociale d\u2019assumer ce risque. Faire financer la baisse des cotisations employeurs par la CSG est une strat\u00e9gie de d\u00e9valuation interne, qui doit \u00eatre coordonn\u00e9e dans la zone Euro pour \u00e9viter que chaque Etat membre ne recherche ainsi de la comp\u00e9titivit\u00e9 au d\u00e9triment de ses partenaires et de la demande globale de la zone.<\/p>\n<p><strong>En mati\u00e8re de fiscalit\u00e9 sur les entreprises<\/strong>, la France a choisi jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent de privil\u00e9gier la baisse des cotisations sur les bas salaires \u00e0 une r\u00e9duction g\u00e9n\u00e9rale des cotisations ou \u00e0 une diminution de la taxation du capital.\u00a0 Cette strat\u00e9gie a sans doute \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e trop loin\u00a0: elle n\u2019incite pas les entreprises \u00e0 cr\u00e9er les emplois correspondant aux besoins des jeunes. Certains pr\u00e9conisent maintenant de baisser le taux de l\u2019imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s et de supprimer l\u2019ISF pour augmenter l\u2019attractivit\u00e9 de la France. Nous pensons,\u00a0 au contraire, que\u00a0 l\u2019Etat doit se donner l\u2019objectif de favoriser la mont\u00e9e en gamme de la production fran\u00e7aise et la transition \u00e9cologique par une fiscalit\u00e9 incitative et des subventions cibl\u00e9es.<\/p>\n<p>Certains d\u00e9noncent la multitude de petits imp\u00f4ts. Mais ceux-ci ont souvent un r\u00f4le d\u00e9sincitatif (d\u00e9courager des activit\u00e9s polluantes ou nuisibles). Ils permettent aussi de financer les autorit\u00e9s de contr\u00f4le ou les associations professionnelles sectorielles.<\/p>\n<p>La France doit s\u2019inscrire dans la lutte contre l\u2019\u00e9vasion fiscale des entreprises multinationales. Elle doit demander que l\u2019UE impose aux pays membres (\u00e0 l\u2019Irlande, aux Pays-Bas, au Luxembourg,\u2026) de supprimer tous les dispositifs permettant l\u2019optimisation fiscale abusive et d\u2019accepter une certaine harmonisation des assiettes et des taux de l\u2019IS en Europe. Par contre, la taxation europ\u00e9enne des entreprises multinationales pr\u00f4n\u00e9e par la Commission (le projet ACCIS) nous semble irr\u00e9aliste (les pays ne pourraient plus contr\u00f4ler les d\u00e9clarations fiscales des\u00a0 grandes entreprises install\u00e9es chez eux, la cl\u00e9 de r\u00e9partition des recettes de leur taxation est arbitraire).<\/p>\n<p>La r\u00e9forme fiscale n\u2019est pas chose ais\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Les dispositifs permettant des exon\u00e9rations (comme le PEA), des r\u00e9ductions (comme la demi-part suppl\u00e9mentaire \u00e0 partir du 3<sup>\u00e8me<\/sup> enfant) ou des cr\u00e9dits d\u2019imp\u00f4ts (comme les emplois \u00e0 domicile).<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La grande r\u00e9forme fiscale est l\u2019arl\u00e9sienne du d\u00e9bat \u00e9conomique en France, souvent \u00e9voqu\u00e9e sans que son contenu et ses objectifs soient clairement explicit\u00e9s. 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