{"id":1694,"date":"2016-11-22T12:43:21","date_gmt":"2016-11-22T10:43:21","guid":{"rendered":"http:\/\/variances.eu\/?p=1694"},"modified":"2017-09-25T12:21:09","modified_gmt":"2017-09-25T10:21:09","slug":"changement-climatique-letat-connaissances-scientifiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/variances.eu\/?p=1694","title":{"rendered":"Changement climatique : l\u2019\u00e9tat des connaissances scientifiques"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section transparent_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb inner_shadow=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb5px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb specialty=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb18.9531px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_text background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb admin_label=\u00a0\u00bbTexte\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Il n\u2019y a pas de doute que le climat de la Terre se r\u00e9chauffe depuis une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 un rythme tr\u00e8s inhabituel. La cause de ce r\u00e9chauffement est bien comprise. En fait, une absence de r\u00e9chauffement serait plus que surprenante compte tenu de l\u2019augmentation des concentrations de gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re. Ce constat est partag\u00e9 par la quasi-totalit\u00e9 de la communaut\u00e9 des climatologues. Le r\u00e9chauffement a d\u00e9j\u00e0 des impacts visibles. Le plus spectaculaire est probablement le recul des glaciers dans les Alpes et d\u2019autres massifs montagneux, mais on peut argumenter que ce recul avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 bien avant l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures du dernier demi-si\u00e8cle. Il y a donc une part de variabilit\u00e9 naturelle. On sait, gr\u00e2ce aux mesures par satellites, que les calottes glaciaires (Groenland et probablement aussi l\u2019Antarctique) perdent de la masse chaque ann\u00e9e. Cette perte de masse contribue \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau des mers qui est de l\u2019ordre de 3 mm\/an et la vitesse de cette hausse est en augmentation. Le niveau des mers peut \u00eatre vu comme un reflet de la temp\u00e9rature de la Terre. En effet, l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures conduit \u00e0 une hausse du niveau marin par dilatation de l\u2019eau, fonte des glaciers de montagne et fonte des calottes glaciaires. Les sp\u00e9cialistes du domaine estiment que chacun de ces trois processus contribue pour environ un tiers.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La hausse des temp\u00e9ratures est donc av\u00e9r\u00e9e et il est quasi-certain qu\u2019elle est li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation de la concentration en gaz \u00e0 effet de serre. Cette quasi-certitude, \u00e9valu\u00e9e par le GIEC sur la base de la litt\u00e9rature scientifique, n\u2019est pas d\u00e9duite d\u2019une corr\u00e9lation temporelle entre ces deux observations, mais bien d\u2019une compr\u00e9hension scientifique des m\u00e9canismes de l\u2019effet de serre. La signature de l\u2019effet de serre comme cause du r\u00e9chauffement \u00e0 la surface de la Terre se manifeste aussi par le refroidissement de la stratosph\u00e8re qui est observ\u00e9, comme attendu.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le climat, ce n\u2019est pas que la temp\u00e9rature. D\u2019autres param\u00e8tres, et en particulier la distribution des pr\u00e9cipitations, sont fondamentaux pour les soci\u00e9t\u00e9s humaines. Du fait de la grande variabilit\u00e9 spatiale et temporelle des pr\u00e9cipitations, il est difficile de d\u00e9tecter une tendance et de distinguer ce qui pourrait \u00eatre une variabilit\u00e9 naturelle d\u2019une cause anthropique. Sur ce sujet, les scientifiques et le GIEC, qui fait la synth\u00e8se de leurs travaux, restent tr\u00e8s prudents.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames\u00a0\u00bb<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Il en est de m\u00eame des ph\u00e9nom\u00e8nes dits \u00ab\u00a0extr\u00eames\u00a0\u00bb\u00a0: canicules, s\u00e9cheresse, cyclones ou pluies intenses. Par d\u00e9finition, les ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames sont rares et il faut donc attendre longtemps pour pouvoir \u00e9tablir s\u2019ils deviennent plus fr\u00e9quents. Ainsi, le lien entre r\u00e9chauffement climatique et cyclones reste mal \u00e9tabli. On sait que les cyclones se d\u00e9veloppent sur des eaux chaudes. Il est donc raisonnable de penser que des eaux plus chaudes conduisent \u00e0 des cyclones plus nombreux et\/ou plus intenses, mais la temp\u00e9rature de l\u2019eau n\u2019est pas le seul param\u00e8tre qui contr\u00f4le l\u2019\u00e9mergence d\u2019un cyclone.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le changement climatique change la distribution statistique des variables m\u00e9t\u00e9orologiques. C\u2019est tr\u00e8s clair pour la temp\u00e9rature. La moyenne des temp\u00e9ratures est \u00e0 la hausse, mais on observe aussi une augmentation de la variabilit\u00e9. Des temp\u00e9ratures caniculaires (dont la d\u00e9finition n\u2019est pas la m\u00eame \u00e0 Londres et \u00e0 Madrid) deviennent donc plus fr\u00e9quentes. On ne peut pas affirmer qu\u2019une canicule donn\u00e9e est une cons\u00e9quence du r\u00e9chauffement climatique. On peut \u00e9ventuellement dire que ce type d\u2019\u00e9v\u00e9nement arrivait une fois tous les cent ans au d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et plut\u00f4t une fois tous les dix ans maintenant. Ces questions d\u2019attribution sont l\u2019objet de nombreux travaux en climatologie.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les mod\u00e8les math\u00e9matiques et la simulation<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au-del\u00e0 des changements observ\u00e9s aujourd\u2019hui, et qui ont des cons\u00e9quences sur la biosph\u00e8re (date d\u2019\u00e9closion des feuilles, distribution des populations d\u2019insectes\u2026), il faut \u00e9valuer les changements climatiques \u00e0 venir. Pour cela, il est n\u00e9cessaire d\u2019utiliser des mod\u00e8les de climat dans lesquels les scientifiques mettent en \u00e9quation les processus tels qu\u2019ils sont compris. Ce sont n\u00e9cessairement des approximations et la validit\u00e9 des mod\u00e8les ne peut pas \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e. Une certaine confiance dans un mod\u00e8le peut n\u00e9anmoins \u00eatre obtenue en testant sa capacit\u00e9 \u00e0 simuler le climat d\u2019aujourd\u2019hui, mais aussi un changement climatique important comme celui que la Terre a connu entre -20 000 et -10 000 ans, \u00e0 la fin de la derni\u00e8re p\u00e9riode glaciaire. Par ailleurs, il existe de nombreux mod\u00e8les de climat dans le monde, d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, et les pr\u00e9dictions de ces mod\u00e8les sont compar\u00e9es. Lorsqu\u2019une grande majorit\u00e9 de mod\u00e8les sont en accord sur un point particulier, la pr\u00e9diction de ce point peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme fiable. \u00c0 l\u2019inverse, lorsque les mod\u00e8les sont en d\u00e9saccord, la pr\u00e9diction n\u2019est pas fiable. C\u2019est cette comparaison inter-mod\u00e8le qui permet de pr\u00e9voir un ass\u00e8chement du pourtour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en de mani\u00e8re fiable, alors que l\u2019\u00e9volution des pr\u00e9cipitations sur le Nord de l\u2019Europe ne l\u2019est pas.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Une question parmi les plus d\u00e9battues actuellement concerne la stabilit\u00e9 des calottes de glace en r\u00e9ponse au r\u00e9chauffement. Cette question est importante puisque leur d\u00e9stabilisation aurait des cons\u00e9quences importantes sur le niveau des mers. Dans son dernier rapport, le GIEC est prudent en annon\u00e7ant une mont\u00e9e du niveau des mers nettement inf\u00e9rieure \u00e0 un m\u00e8tre \u00e0 la fin du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, tout en reconnaissant qu\u2019il existe des pr\u00e9dictions bien plus \u00e9lev\u00e9es qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019\u00e9carter. Depuis ce rapport, plusieurs r\u00e9sultats scientifiques indiquent que le GIEC a probablement p\u00each\u00e9 par prudence, et que la mont\u00e9e du niveau des mers pourrait \u00eatre plus rapide qu\u2019annonc\u00e9e [1\u00a0, 2].<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Sur cette question du niveau des mers, il faut rappeler que sa hausse continuera bien apr\u00e8s le 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et ce m\u00eame si on arrive \u00e0 limiter la hausse des temp\u00e9ratures \u00e0 2\u00b0C, objectif annonc\u00e9 dans l\u2019accord de la COP21. Une hausse \u00e0 long terme de plusieurs m\u00e8tres du niveau marin est pratiquement d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0\u00e9crite\u00a0\u00bb avec des cons\u00e9quences que devront g\u00e9rer nos descendants.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Quelques arguments soulev\u00e9s dans la\u00a0controverse<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La r\u00e9alit\u00e9 du consensus scientifique sur la question du changement climatique est r\u00e9guli\u00e8rement contest\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La temp\u00e9rature moyenne de la Terre serait un concept d\u00e9nu\u00e9 de sens<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Remarquons que cet argument \u00e9tait beaucoup utilis\u00e9 jusqu\u2019au d\u00e9but du si\u00e8cle mais nettement moins lorsque les mesures permettaient aux m\u00eames d\u2019affirmer que le r\u00e9chauffement climatique s\u2019\u00e9tait \u00ab\u00a0arr\u00eat\u00e9 en 1998\u00a0\u00bb. Du fait d\u2019un \u00e9v\u00e9nement <em>El Ni\u00f1o<\/em> particuli\u00e8rement fort en 1998 la tendance \u00e0 la hausse des temp\u00e9ratures \u00e9tait masqu\u00e9e par la variabilit\u00e9 naturelle jusqu\u2019en 2013, permettant de parler de \u00ab\u00a0pause\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0arr\u00eat\u00a0\u00bb du changement climatique. Le r\u00e9chauffement est depuis clairement reparti \u00e0 la hausse puisque les records de temp\u00e9rature annuelle ont \u00e9t\u00e9 battus en 2014, puis en 2015 (et la temp\u00e9rature de d\u00e9but 2016 est encore hors norme). Il est donc probable que l\u2019argument qu\u2019une temp\u00e9rature moyenne n\u2019a pas de sens va revenir. En fait, la variabilit\u00e9 naturelle des temp\u00e9ratures a pu masquer un temps la tendance \u00e0 la hausse de la temp\u00e9rature atmosph\u00e9rique, ce qui n\u2019est en rien contraire \u00e0 la compr\u00e9hension que nous avons du climat. Par ailleurs, les mesures faites par un r\u00e9seau de sondes oc\u00e9aniques, d\u00e9montrent que la temp\u00e9rature des oc\u00e9ans a continu\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9lever pendant la fameuse \u00ab\u00a0pause\u00a0\u00bb\u00a0 du r\u00e9chauffement atmosph\u00e9rique.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_blurb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_icon=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb icon_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb use_circle=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb circle_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb use_circle_border=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb circle_border_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb icon_placement=\u00a0\u00bbtop\u00a0\u00bb animation=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb use_icon_font_size=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb icon_font_size=\u00a0\u00bb96px\u00a0\u00bb background_color=\u00a0\u00bbrgba(229,229,229,0.48)\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb border_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_width=\u00a0\u00bb60px\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p class=\"Titre1Encadr\" style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">La vapeur d\u2019eau est-elle bien prise en compte dans le calcul de l\u2019effet de serre ?<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019utilisation des combustibles fossiles (p\u00e9trole, charbon, gaz dit naturel) conduit \u00e0 des \u00e9missions de\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0mais aussi de vapeur d\u2019eau. Il est donc naturel de se demander pourquoi on ne parle pratiquement pas de l\u2019impact des \u00e9missions humaines de vapeur d\u2019eau. En fait, la concentration de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est essentiellement contr\u00f4l\u00e9e par sa temp\u00e9rature. Si on essaye de mettre plus de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re, celle-ci est rapidement \u00e9limin\u00e9e par pr\u00e9cipitation. Le temps moyen de r\u00e9sidence d\u2019une mol\u00e9cule d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est d\u2019environ 10 jours. Ainsi, ce sont des processus naturels et tr\u00e8s rapides qui contr\u00f4lent la concentration atmosph\u00e9rique en vapeur d\u2019eau et les \u00e9missions directes de vapeur d\u2019eau par les activit\u00e9s humaines ont une influence tr\u00e8s faible. Le cycle du carbone op\u00e8re de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente du cycle de l\u2019eau, et c\u2019est pourquoi la concentration de\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0dans l\u2019atmosph\u00e8re augmente rapidement du fait des activit\u00e9s\u00a0humaines.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019effet\u00a0de serre\u00a0 est g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019absorption du rayonnement\u00a0infrarouge\u00a0par un certain nombre de mol\u00e9cules atmosph\u00e9riques. Notons tout d\u2019abord que les mol\u00e9cules \u00e0 deux atomes comme par exemple l\u2019oxyg\u00e8ne (O<sub>2<\/sub>) ou l\u2019azote (N<sub>2<\/sub>), qui constituent 99% de l\u2019atmosph\u00e8re, n\u2019absorbent pratiquement pas le rayonnement infrarouge et ne contribuent donc pas \u00e0 l\u2019effet de serre. A l\u2019inverse, d\u2019autres mol\u00e9cules, et en particulier la vapeur d\u2019eau (H<sub>2<\/sub>O), le dioxyde de carbone (CO<sub>2<\/sub>), le protoxyde d\u2019azote (N<sub>2<\/sub>O) et le m\u00e9thane (CH<sub>4<\/sub>), absorbent et \u00e9mettent du rayonnement infrarouge. Ces mol\u00e9cules participent donc \u00e0 l\u2019effet de\u00a0serre.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Cette absorption\/\u00e9mission du rayonnement infrarouge dans l\u2019atmosph\u00e8re est parfaitement comprise. On peut mesurer en laboratoire l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019absorption de diff\u00e9rents gaz en fonction de la temp\u00e9rature et de la pression. Il existe des mod\u00e8les qui calculent la propagation du rayonnement infrarouge dans l\u2019atmosph\u00e8re et ces mod\u00e8les sont en accord quasi-parfait avec les mesures. Ils sont d\u2019ailleurs utilis\u00e9s tous les jours pour estimer les profils verticaux de temp\u00e9rature et de vapeur dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00e0 partir des mesures de rayonnement faites par satellite. L\u2019absorption par la vapeur d\u2019eau, le dioxyde de carbone ou les autres gaz est donc parfaitement connue et\u00a0quantifi\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La vapeur d\u2019eau est le troisi\u00e8me gaz le plus abondant dans l\u2019atmosph\u00e8re et le premier gaz \u00e0 effet de serre. C\u2019est ce qui est clairement d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 partir des mesures et des mod\u00e8les de transfert radiatif \u00e9voqu\u00e9s plus haut. Cependant, ces m\u00eames mod\u00e8les montrent que la contribution du dioxyde de carbone est loin d\u2019\u00eatre n\u00e9gligeable malgr\u00e9 sa concentration plus faible. En effet, le\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0absorbe le rayonnement infrarouge \u00e0 des longueurs d\u2019onde diff\u00e9rentes de celles de la vapeur d\u2019eau. Par ailleurs, la concentration de la vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est tr\u00e8s variable et d\u00e9cro\u00eet rapidement lorsqu\u2019on s\u2019\u00e9l\u00e8ve en altitude. Ainsi, en altitude, l\u2019absorption du\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0est dominante et vient modifier le bilan radiatif de la\u00a0plan\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Contrairement \u00e0 ce qui est parfois dit, l\u2019effet de serre n\u2019est pas satur\u00e9 et continue \u00e0 augmenter lorsque les concentrations des diff\u00e9rents gaz cit\u00e9s plus haut\u00a0augmentent.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La vapeur d\u2019eau n\u2019est pas le moteur du r\u00e9chauffement climatique, mais elle y participe par un effet amplificateur. En effet, l\u2019augmentation des concentrations des gaz tels que\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0et\u00a0CH<sub>4<\/sub>\u00a0conduit \u00e0 une amplification de l\u2019effet de serre, et donc une \u00e9l\u00e9vation des temp\u00e9ratures. Or, dans une atmosph\u00e8re plus chaude, il peut y avoir plus de vapeur d\u2019eau. L\u2019\u00e9l\u00e9vation des temp\u00e9ratures conduit donc \u00e0 une augmentation des concentrations de vapeur d\u2019eau atmosph\u00e9rique. Puisque la vapeur d\u2019eau absorbe le rayonnement infrarouge, on a alors un renforcement de l\u2019effet de serre, qui conduit \u00e0 une augmentation suppl\u00e9mentaire des\u00a0temp\u00e9ratures.<\/span><\/p>\n<p class=\"TexteEncadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Cet effet est bien compris\u00a0; il est pris en compte dans les mod\u00e8les de climat qui montrent qu\u2019il conduit \u00e0 une augmentation importante des temp\u00e9ratures en plus de ce qui est d\u00e9j\u00e0 attendu sans cette\u00a0r\u00e9troaction.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_blurb][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_text background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>La hausse des temp\u00e9ratures et l\u2019augmentation de la concentration en CO2<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 de la hausse des temp\u00e9ratures sur celle de la concentration en CO<sub>2<\/sub> (dans les relev\u00e9s d\u00e9duits des carottes de glaces qui nous renseignent sur les climats du dernier million d\u2019ann\u00e9es) est un argument souvent avanc\u00e9 par ceux qui contestent le consensus scientifique. La datation pr\u00e9cise des courbes de temp\u00e9ratures et de concentration en CO<sub>2<\/sub> faite par analyse des carottes de glace et des bulles d\u2019air incluses, est difficile \u00e0 \u00e9tablir. Cette difficult\u00e9 peut \u00eatre mise \u00e0 profit pour s\u00e9lectionner certains r\u00e9sultats qui vont dans le sens souhait\u00e9. \u00a0Les r\u00e9sultats r\u00e9cents indiquent une \u00e9volution assez synchrone du CO2 et de la temp\u00e9rature lors des transitions entre p\u00e9riode glaciaire et p\u00e9riode chaude. Quoi qu\u2019il en soit, le moteur des changements climatiques sur le dernier million d\u2019ann\u00e9e n\u2019est pas le m\u00eame que celui sur le dernier si\u00e8cle. Il est bien compris que c\u2019est l\u2019orbite de la Terre qui a conduit dans le pass\u00e9 \u00e0 des variations de temp\u00e9rature qui ont pu \u00eatre amplifi\u00e9es par les r\u00e9troactions du CO2 (la hausse des temp\u00e9ratures conduit \u00e0 une hausse du CO<sub>2<\/sub> qui conduit \u00e0 une hausse suppl\u00e9mentaire de la temp\u00e9rature). Les climatologues n\u2019annoncent pas une hausse des temp\u00e9ratures sur la base d\u2019une corr\u00e9lation observ\u00e9e avec le CO<sub>2<\/sub> dans le pass\u00e9, mais bien sur la base d\u2019une compr\u00e9hension des m\u00e9canismes physiques qui lient les deux.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Le r\u00f4le du soleil<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le r\u00f4le du soleil a \u00e9galement beaucoup \u00e9t\u00e9 mis en avant et certains ont affirm\u00e9 que sa contribution avait \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9e, voire m\u00eame n\u00e9glig\u00e9e, par les climatologues [3]. Il est bien \u00e9vident que le soleil et les variations de sa puissance ont une influence sur le climat. Depuis que l\u2019on peut mesurer pr\u00e9cis\u00e9ment le rayonnement solaire (une quarantaine d\u2019ann\u00e9es), il semble que les variations de la puissance solaire sont bien inf\u00e9rieures \u00e0 un pour mille [4]. Ces variations ne peuvent pas expliquer la hausse des temp\u00e9ratures observ\u00e9es et le GIEC conclut donc, sur la base du consensus scientifique, que le soleil a eu une contribution n\u00e9gligeable au changement climatique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Il reste possible d\u2019invoquer des processus encore inconnus qui amplifient l\u2019impact du soleil. Mais nous savons bien qu\u2019il est impossible de d\u00e9montrer qu\u2019un processus n\u2019existe pas, surtout lorsqu\u2019il n\u2019est pas clairement formul\u00e9. Un m\u00e9canisme d\u2019amplification propos\u00e9 impliquerait la g\u00e9n\u00e9ration de particules dans l\u2019atmosph\u00e8re qui pourrait avoir une influence sur la g\u00e9n\u00e9ration des nuages. Ce m\u00e9canisme avait \u00e9t\u00e9 initialement propos\u00e9 suite \u00e0 une apparente corr\u00e9lation entre couverture nuageuse et rayonnement solaire [5]. Cette corr\u00e9lation a depuis \u00e9t\u00e9 infirm\u00e9e [6]. \u00c0 nouveau, m\u00eame s\u2019il est impossible de d\u00e9montrer que le soleil n\u2019a pas d\u2019impact significatif sur le r\u00e9chauffement climatique r\u00e9cent, rien ne permet d\u2019attribuer le changement climatique r\u00e9cent \u00e0 une influence solaire.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Ne resterait-il aucune incertitude\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le climat reste toutefois mal compris sur de nombreux aspects. L\u2019impact du changement climatique sur les pr\u00e9cipitations et les \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames (cyclones) reste tr\u00e8s incertain. On conna\u00eet mal comment les nuages ou la v\u00e9g\u00e9tation vont r\u00e9agir au changement climatique, alors que cette r\u00e9action peut amplifier ou au contraire att\u00e9nuer le r\u00e9chauffement. De m\u00eame, il y a de grandes incertitudes sur la stabilit\u00e9 des calottes glaciaires (Groenland, Antarctique) en r\u00e9ponse \u00e0 un r\u00e9chauffement rapide. Mais un certain nombre de processus, \u00e0 commencer par l\u2019effet de serre et son lien avec la temp\u00e9rature de l\u2019atmosph\u00e8re, sont parfaitement compris. Il n\u2019y a quasiment pas de doute sur le fait que la hausse rapide des temp\u00e9ratures que nous observons sur le dernier demi-si\u00e8cle est une cons\u00e9quence de l\u2019augmentation du CO2 et autres gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section transparent_background=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb inner_shadow=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb specialty=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_blurb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_icon=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb icon_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb use_circle=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb circle_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb use_circle_border=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb circle_border_color=\u00a0\u00bb#00a8ff\u00a0\u00bb icon_placement=\u00a0\u00bbtop\u00a0\u00bb animation=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb use_icon_font_size=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb icon_font_size=\u00a0\u00bb96px\u00a0\u00bb background_color=\u00a0\u00bbrgba(229,229,229,0.48)\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb border_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_width=\u00a0\u00bb60px\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Conna\u00eet-on bien l&rsquo;impact des nuages sur le climat ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Chacun peut ressentir l\u2019impact des nuages sur le climat. Cet impact est double. D\u2019une part les nuages r\u00e9fl\u00e9chissent une partie du rayonnement solaire vers l\u2019espace (effet dit \u201cParasol\u201d), ce qui limite l\u2019\u00e9nergie apport\u00e9e \u00e0 la Terre. On peut observer cet effet lors du passage d\u2019un nuage par une belle journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9 qui fait rapidement diminuer la temp\u00e9rature. Par ailleurs, les nuages participent \u00e0 l\u2019effet de serre en absorbant et en r\u00e9\u00e9mettant du rayonnement infrarouge. Chacun sait que les nuits claires sont plus fra\u00eeches que les nuits nuageuses ce qui est une cons\u00e9quence directe de l\u2019effet de serre des nuages. Ainsi, les nuages ont deux effets oppos\u00e9s, refroidissant et r\u00e9chauffant, sur le climat de la Terre. Les mesures par satellites indiquent que, en moyenne, les nuages refroidissent le climat. Mais ce n\u2019est pas le cas de tous les types de nuages puisque l\u2019effet de serre domine pour les nuages fins et \u00e9lev\u00e9s (cirrus).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Certains pensent qu\u2019un climat plus chaud entra\u00eene plus d\u2019\u00e9vaporation et donc plus de nuages. D\u2019autres pensent au contraire qu\u2019un climat plus chaud est n\u00e9cessairement plus sec, et donc que l&rsquo;on doit s\u2019attendre \u00e0 moins de nuages. Dans la mesure o\u00f9 on pense que l\u2019humidit\u00e9 relative (c\u2019est-\u00e0-dire le rapport entre la quantit\u00e9 de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re et la quantit\u00e9 \u00e0 saturation n\u00e9cessaire \u00e0 la formation d\u2019un nuage) de l\u2019atmosph\u00e8re est peu sensible au changement climatique, il n\u2019y a pas d\u2019arguments simples pour dire si le changement climatique conduira \u00e0 plus ou moins de nuages, ni si ces nuages seront plus ou moins hauts. De plus, chaque type de nuages peut r\u00e9pondre diff\u00e9remment au changement climatique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les nuages sont bien s\u00fbr pris en compte dans les mod\u00e8les climatiques, de m\u00eame que leurs effets r\u00e9chauffant et refroidissant. Ils sont n\u00e9anmoins responsables de la principale incertitude pour la pr\u00e9vision du climat futur. Les simulations climatiques divergent en effet sur la r\u00e9ponse de la couverture nuageuse au changement climatique.<\/span><\/p>\n<p class=\"Titre1Encadr\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">On comprend donc bien l\u2019impact des nuages sur le climat d\u2019aujourd\u2019hui, mais il reste des incertitudes importantes sur ce qu\u2019est la r\u00e9troaction entre nuages et climat et si celle-ci renforce ou au contraire limite le r\u00e9chauffement climatique.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_blurb][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|14px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_text background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #000000;\">Article modifi&eacute;, initialement publi&eacute; dans le revue \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.pseudo-sciences.org\/\" style=\"color: #000000;\">Sciences et Pseudo Sciences<\/a>\u00ab\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row make_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_custom_width=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb width_unit=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb custom_width_px=\u00a0\u00bb1080px\u00a0\u00bb custom_width_percent=\u00a0\u00bb80%\u00a0\u00bb use_custom_gutter=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb gutter_width=\u00a0\u00bb3&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0px|0px|0px|0px\u00a0\u00bb padding_mobile=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb allow_player_pause=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb make_equal=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_1=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_1=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_2=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_2=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_3=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_3=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb parallax_4=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method_4=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb parallax_method=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb column_padding_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb][et_pb_text background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb disabled=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">R\u00e9f\u00e9rences<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[1] Robert M. DeConto, David Pollard, \u201cContribution of Antarctica to past and future sea-level rise\u201d, Nature 531, 591\u2013597, Mars 2016. doi:10.1038\/nature17145<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[2] James Hansen et al., \u201cIce melt, sea level rise and superstorms: evidence from paleoclimate data, climate modeling, and modern observations that 2 \u00b0C global warming could be dangerous\u201d, Atmos. Chem. Phys., 16, 3761-3812, 2016. doi:10.5194\/acp-16-3761-2016<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[3] Vincent\u00a0Courtillot\u00a0et Jean-Louis Le Mou\u00ebl, \u00ab\u00a0Et le Soleil dans tout cela\u00a0?\u00a0\u00bb, Science et pseudo-sciences n\u00b0\u00a0291, juillet 2010.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[4] \u00c9douard\u00a0Bard, \u00ab\u00a0Influence du soleil sur le climat\u00a0\u00bb, Conf\u00e9rence prononc\u00e9e le 2\u00a0d\u00e9cembre\u00a02010 dans le cadre du partenariat entre le Coll\u00e8ge de France et le Coll\u00e8ge Belgique. http:\/\/lettre-cdf.revues.org\/1210?lang=en<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[5] Marsh, N. D. et H. Svensmark, \u201cLow cloud properties influenced by cosmic rays\u201d. Phys. Rev. Lett., 85, 5004\u20135007. 2000.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">[6] Agee, E. M., K. Kiefer et E. Cornett, \u201cRelationship of lower troposphere cloud cover and cosmic rays: An updated perspective\u201d, 2012. J. Clim. 25, 1057\u20131060.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n\u2019y a pas de doute que le climat de la Terre se r\u00e9chauffe depuis une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 un rythme tr\u00e8s inhabituel. La cause de ce r\u00e9chauffement est bien comprise. En fait, une absence de r\u00e9chauffement serait plus que surprenante compte tenu de l\u2019augmentation des concentrations de gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re. 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Le plus spectaculaire est probablement le recul des glaciers dans les Alpes et d\u2019autres massifs montagneux, mais on peut argumenter que ce recul avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 bien avant l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures du dernier demi-si\u00e8cle. Il y a donc une part de variabilit\u00e9 naturelle. On sait, gr\u00e2ce aux mesures par satellites, que les calottes glaciaires (Groenland et probablement aussi l\u2019Antarctique) perdent de la masse chaque ann\u00e9e. Cette perte de masse contribue \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau des mers qui est de l\u2019ordre de 3 mm\/an et la vitesse de cette hausse est en augmentation. Le niveau des mers peut \u00eatre vu comme un reflet de la temp\u00e9rature de la Terre. En effet, l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures conduit \u00e0 une hausse du niveau marin par dilatation de l\u2019eau, fonte des glaciers de montagne et fonte des calottes glaciaires. Les sp\u00e9cialistes du domaine estiment que chacun de ces trois processus contribue pour environ un tiers.<\/p><p>La hausse des temp\u00e9ratures est donc av\u00e9r\u00e9e et il est quasi-certain qu\u2019elle est li\u00e9e \u00e0 l\u2019augmentation de la concentration en gaz \u00e0 effet de serre. Cette quasi-certitude, \u00e9valu\u00e9e par le GIEC sur la base de la litt\u00e9rature scientifique, n\u2019est pas d\u00e9duite d\u2019une corr\u00e9lation temporelle entre ces deux observations, mais bien d\u2019une compr\u00e9hension scientifique des m\u00e9canismes de l\u2019effet de serre. La signature de l\u2019effet de serre comme cause du r\u00e9chauffement \u00e0 la surface de la Terre se manifeste aussi par le refroidissement de la stratosph\u00e8re qui est observ\u00e9, comme attendu.<\/p><p>Le climat, ce n\u2019est pas que la temp\u00e9rature. D\u2019autres param\u00e8tres, et en particulier la distribution des pr\u00e9cipitations, sont fondamentaux pour les soci\u00e9t\u00e9s humaines. Du fait de la grande variabilit\u00e9 spatiale et temporelle des pr\u00e9cipitations, il est difficile de d\u00e9tecter une tendance et de distinguer ce qui pourrait \u00eatre une variabilit\u00e9 naturelle d\u2019une cause anthropique. Sur ce sujet, les scientifiques et le GIEC, qui fait la synth\u00e8se de leurs travaux, restent tr\u00e8s prudents.<\/p><h3>Les \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames\u00a0\u00bb<\/h3><p>Il en est de m\u00eame des ph\u00e9nom\u00e8nes dits \u00ab\u00a0extr\u00eames\u00a0\u00bb\u00a0: canicules, s\u00e9cheresse, cyclones ou pluies intenses. Par d\u00e9finition, les ph\u00e9nom\u00e8nes extr\u00eames sont rares et il faut donc attendre longtemps pour pouvoir \u00e9tablir s\u2019ils deviennent plus fr\u00e9quents. Ainsi, le lien entre r\u00e9chauffement climatique et cyclones reste mal \u00e9tabli. On sait que les cyclones se d\u00e9veloppent sur des eaux chaudes. Il est donc raisonnable de penser que des eaux plus chaudes conduisent \u00e0 des cyclones plus nombreux et\/ou plus intenses, mais la temp\u00e9rature de l\u2019eau n\u2019est pas le seul param\u00e8tre qui contr\u00f4le l\u2019\u00e9mergence d\u2019un cyclone.<\/p><p>Le changement climatique change la distribution statistique des variables m\u00e9t\u00e9orologiques. C\u2019est tr\u00e8s clair pour la temp\u00e9rature. La moyenne des temp\u00e9ratures est \u00e0 la hausse, mais on observe aussi une augmentation de la variabilit\u00e9. Des temp\u00e9ratures caniculaires (dont la d\u00e9finition n\u2019est pas la m\u00eame \u00e0 Londres et \u00e0 Madrid) deviennent donc plus fr\u00e9quentes. On ne peut pas affirmer qu\u2019une canicule donn\u00e9e est une cons\u00e9quence du r\u00e9chauffement climatique. On peut \u00e9ventuellement dire que ce type d\u2019\u00e9v\u00e9nement arrivait une fois tous les cent ans au d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et plut\u00f4t une fois tous les dix ans maintenant. Ces questions d\u2019attribution sont l\u2019objet de nombreux travaux en climatologie.<\/p><h3>Les mod\u00e8les math\u00e9matiques et la simulation<\/h3><p>Au-del\u00e0 des changements observ\u00e9s aujourd\u2019hui, et qui ont des cons\u00e9quences sur la biosph\u00e8re (date d\u2019\u00e9closion des feuilles, distribution des populations d\u2019insectes\u2026), il faut \u00e9valuer les changements climatiques \u00e0 venir. Pour cela, il est n\u00e9cessaire d\u2019utiliser des mod\u00e8les de climat dans lesquels les scientifiques mettent en \u00e9quation les processus tels qu\u2019ils sont compris. Ce sont n\u00e9cessairement des approximations et la validit\u00e9 des mod\u00e8les ne peut pas \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e. Une certaine confiance dans un mod\u00e8le peut n\u00e9anmoins \u00eatre obtenue en testant sa capacit\u00e9 \u00e0 simuler le climat d\u2019aujourd\u2019hui, mais aussi un changement climatique important comme celui que la Terre a connu entre -20 000 et -10 000 ans, \u00e0 la fin de la derni\u00e8re p\u00e9riode glaciaire. Par ailleurs, il existe de nombreux mod\u00e8les de climat dans le monde, d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, et les pr\u00e9dictions de ces mod\u00e8les sont compar\u00e9es. Lorsqu\u2019une grande majorit\u00e9 de mod\u00e8les sont en accord sur un point particulier, la pr\u00e9diction de ce point peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme fiable. \u00c0 l\u2019inverse, lorsque les mod\u00e8les sont en d\u00e9saccord, la pr\u00e9diction n\u2019est pas fiable. C\u2019est cette comparaison inter-mod\u00e8le qui permet de pr\u00e9voir un ass\u00e8chement du pourtour du bassin m\u00e9diterran\u00e9en de mani\u00e8re fiable, alors que l\u2019\u00e9volution des pr\u00e9cipitations sur le Nord de l\u2019Europe ne l\u2019est pas.<\/p><p>Une question parmi les plus d\u00e9battues actuellement concerne la stabilit\u00e9 des calottes de glace en r\u00e9ponse au r\u00e9chauffement. Cette question est importante puisque leur d\u00e9stabilisation aurait des cons\u00e9quences importantes sur le niveau des mers. Dans son dernier rapport, le GIEC est prudent en annon\u00e7ant une mont\u00e9e du niveau des mers nettement inf\u00e9rieure \u00e0 un m\u00e8tre \u00e0 la fin du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, tout en reconnaissant qu\u2019il existe des pr\u00e9dictions bien plus \u00e9lev\u00e9es qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019\u00e9carter. Depuis ce rapport, plusieurs r\u00e9sultats scientifiques indiquent que le GIEC a probablement p\u00each\u00e9 par prudence, et que la mont\u00e9e du niveau des mers pourrait \u00eatre plus rapide qu\u2019annonc\u00e9e [1\u00a0, 2].<\/p><p>Sur cette question du niveau des mers, il faut rappeler que sa hausse continuera bien apr\u00e8s le 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et ce m\u00eame si on arrive \u00e0 limiter la hausse des temp\u00e9ratures \u00e0 2\u00b0C, objectif annonc\u00e9 dans l\u2019accord de la COP21. Une hausse \u00e0 long terme de plusieurs m\u00e8tres du niveau marin est pratiquement d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0\u00e9crite\u00a0\u00bb avec des cons\u00e9quences que devront g\u00e9rer nos descendants.<\/p><h1>Quelques arguments soulev\u00e9s dans la\u00a0controverse<\/h1><p>La r\u00e9alit\u00e9 du consensus scientifique sur la question du changement climatique est r\u00e9guli\u00e8rement contest\u00e9e.<\/p><p><strong>La temp\u00e9rature moyenne de la Terre serait un concept d\u00e9nu\u00e9 de sens<\/strong><\/p><p>Remarquons que cet argument \u00e9tait beaucoup utilis\u00e9 jusqu\u2019au d\u00e9but du si\u00e8cle mais nettement moins lorsque les mesures permettaient aux m\u00eames d\u2019affirmer que le r\u00e9chauffement climatique s\u2019\u00e9tait \u00ab\u00a0arr\u00eat\u00e9 en 1998\u00a0\u00bb. Du fait d\u2019un \u00e9v\u00e9nement <em>El Ni\u00f1o<\/em> particuli\u00e8rement fort en 1998 la tendance \u00e0 la hausse des temp\u00e9ratures \u00e9tait masqu\u00e9e par la variabilit\u00e9 naturelle jusqu\u2019en 2013, permettant de parler de \u00ab\u00a0pause\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0arr\u00eat\u00a0\u00bb du changement climatique. Le r\u00e9chauffement est depuis clairement reparti \u00e0 la hausse puisque les records de temp\u00e9rature annuelle ont \u00e9t\u00e9 battus en 2014, puis en 2015 (et la temp\u00e9rature de d\u00e9but 2016 est encore hors norme). Il est donc probable que l\u2019argument qu\u2019une temp\u00e9rature moyenne n\u2019a pas de sens va revenir. En fait, la variabilit\u00e9 naturelle des temp\u00e9ratures a pu masquer un temps la tendance \u00e0 la hausse de la temp\u00e9rature atmosph\u00e9rique, ce qui n\u2019est en rien contraire \u00e0 la compr\u00e9hension que nous avons du climat. Par ailleurs, les mesures faites par un r\u00e9seau de sondes oc\u00e9aniques, d\u00e9montrent que la temp\u00e9rature des oc\u00e9ans a continu\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9lever pendant la fameuse \u00ab\u00a0pause\u00a0\u00bb\u00a0 du r\u00e9chauffement atmosph\u00e9rique.<\/p><p>La vapeur d\u2019eau est-elle bien prise en compte dans le calcul de l\u2019effet de serre ?<\/p><p>L\u2019utilisation des combustibles fossiles (p\u00e9trole, charbon, gaz dit naturel) conduit \u00e0 des \u00e9missions de\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0mais aussi de vapeur d\u2019eau. Il est donc naturel de se demander pourquoi on ne parle pratiquement pas de l\u2019impact des \u00e9missions humaines de vapeur d\u2019eau. En fait, la concentration de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est essentiellement contr\u00f4l\u00e9e par sa temp\u00e9rature. Si on essaye de mettre plus de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re, celle-ci est rapidement \u00e9limin\u00e9e par pr\u00e9cipitation. Le temps moyen de r\u00e9sidence d\u2019une mol\u00e9cule d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est d\u2019environ 10 jours. Ainsi, ce sont des processus naturels et tr\u00e8s rapides qui contr\u00f4lent la concentration atmosph\u00e9rique en vapeur d\u2019eau et les \u00e9missions directes de vapeur d\u2019eau par les activit\u00e9s humaines ont une influence tr\u00e8s faible. Le cycle du carbone op\u00e8re de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente du cycle de l\u2019eau, et c\u2019est pourquoi la concentration de\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0dans l\u2019atmosph\u00e8re augmente rapidement du fait des activit\u00e9s\u00a0humaines.<\/p><p>L\u2019effet\u00a0de serre\u00a0 est g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l\u2019absorption du rayonnement\u00a0infrarouge\u00a0par un certain nombre de mol\u00e9cules atmosph\u00e9riques. Notons tout d\u2019abord que les mol\u00e9cules \u00e0 deux atomes comme par exemple l\u2019oxyg\u00e8ne (O<sub>2<\/sub>) ou l\u2019azote (N<sub>2<\/sub>), qui constituent 99% de l\u2019atmosph\u00e8re, n\u2019absorbent pratiquement pas le rayonnement infrarouge et ne contribuent donc pas \u00e0 l\u2019effet de serre. A l\u2019inverse, d\u2019autres mol\u00e9cules, et en particulier la vapeur d\u2019eau (H<sub>2<\/sub>O), le dioxyde de carbone (CO<sub>2<\/sub>), le protoxyde d\u2019azote (N<sub>2<\/sub>O) et le m\u00e9thane (CH<sub>4<\/sub>), absorbent et \u00e9mettent du rayonnement infrarouge. Ces mol\u00e9cules participent donc \u00e0 l\u2019effet de\u00a0serre.<\/p><p>Cette absorption\/\u00e9mission du rayonnement infrarouge dans l\u2019atmosph\u00e8re est parfaitement comprise. On peut mesurer en laboratoire l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019absorption de diff\u00e9rents gaz en fonction de la temp\u00e9rature et de la pression. Il existe des mod\u00e8les qui calculent la propagation du rayonnement infrarouge dans l\u2019atmosph\u00e8re et ces mod\u00e8les sont en accord quasi-parfait avec les mesures. Ils sont d\u2019ailleurs utilis\u00e9s tous les jours pour estimer les profils verticaux de temp\u00e9rature et de vapeur dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00e0 partir des mesures de rayonnement faites par satellite. L\u2019absorption par la vapeur d\u2019eau, le dioxyde de carbone ou les autres gaz est donc parfaitement connue et\u00a0quantifi\u00e9e.<\/p><p>La vapeur d\u2019eau est le troisi\u00e8me gaz le plus abondant dans l\u2019atmosph\u00e8re et le premier gaz \u00e0 effet de serre. C\u2019est ce qui est clairement d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 partir des mesures et des mod\u00e8les de transfert radiatif \u00e9voqu\u00e9s plus haut. Cependant, ces m\u00eames mod\u00e8les montrent que la contribution du dioxyde de carbone est loin d\u2019\u00eatre n\u00e9gligeable malgr\u00e9 sa concentration plus faible. En effet, le\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0absorbe le rayonnement infrarouge \u00e0 des longueurs d\u2019onde diff\u00e9rentes de celles de la vapeur d\u2019eau. Par ailleurs, la concentration de la vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re est tr\u00e8s variable et d\u00e9cro\u00eet rapidement lorsqu\u2019on s\u2019\u00e9l\u00e8ve en altitude. Ainsi, en altitude, l\u2019absorption du\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0est dominante et vient modifier le bilan radiatif de la\u00a0plan\u00e8te.<\/p><p>Contrairement \u00e0 ce qui est parfois dit, l\u2019effet de serre n\u2019est pas satur\u00e9 et continue \u00e0 augmenter lorsque les concentrations des diff\u00e9rents gaz cit\u00e9s plus haut\u00a0augmentent.<\/p><p>La vapeur d\u2019eau n\u2019est pas le moteur du r\u00e9chauffement climatique, mais elle y participe par un effet amplificateur. En effet, l\u2019augmentation des concentrations des gaz tels que\u00a0CO<sub>2<\/sub>\u00a0et\u00a0CH<sub>4<\/sub>\u00a0conduit \u00e0 une amplification de l\u2019effet de serre, et donc une \u00e9l\u00e9vation des temp\u00e9ratures. Or, dans une atmosph\u00e8re plus chaude, il peut y avoir plus de vapeur d\u2019eau. L\u2019\u00e9l\u00e9vation des temp\u00e9ratures conduit donc \u00e0 une augmentation des concentrations de vapeur d\u2019eau atmosph\u00e9rique. Puisque la vapeur d\u2019eau absorbe le rayonnement infrarouge, on a alors un renforcement de l\u2019effet de serre, qui conduit \u00e0 une augmentation suppl\u00e9mentaire des\u00a0temp\u00e9ratures.<\/p><p>Cet effet est bien compris\u00a0; il est pris en compte dans les mod\u00e8les de climat qui montrent qu\u2019il conduit \u00e0 une augmentation importante des temp\u00e9ratures en plus de ce qui est d\u00e9j\u00e0 attendu sans cette\u00a0r\u00e9troaction.<\/p><p><em>F-M.B.<\/em><\/p><p><strong>La hausse des temp\u00e9ratures et l\u2019augmentation de la concentration en CO2<\/strong><\/p><p>L\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 de la hausse des temp\u00e9ratures sur celle de la concentration en CO<sub>2<\/sub> (dans les relev\u00e9s d\u00e9duits des carottes de glaces qui nous renseignent sur les climats du dernier million d\u2019ann\u00e9es) est un argument souvent avanc\u00e9 par ceux qui contestent le consensus scientifique. La datation pr\u00e9cise des courbes de temp\u00e9ratures et de concentration en CO<sub>2<\/sub> faite par analyse des carottes de glace et des bulles d\u2019air incluses, est difficile \u00e0 \u00e9tablir. Cette difficult\u00e9 peut \u00eatre mise \u00e0 profit pour s\u00e9lectionner certains r\u00e9sultats qui vont dans le sens souhait\u00e9. \u00a0Les r\u00e9sultats r\u00e9cents indiquent une \u00e9volution assez synchrone du CO2 et de la temp\u00e9rature lors des transitions entre p\u00e9riode glaciaire et p\u00e9riode chaude. Quoi qu\u2019il en soit, le moteur des changements climatiques sur le dernier million d\u2019ann\u00e9e n\u2019est pas le m\u00eame que celui sur le dernier si\u00e8cle. Il est bien compris que c\u2019est l\u2019orbite de la Terre qui a conduit dans le pass\u00e9 \u00e0 des variations de temp\u00e9rature qui ont pu \u00eatre amplifi\u00e9es par les r\u00e9troactions du CO2 (la hausse des temp\u00e9ratures conduit \u00e0 une hausse du CO<sub>2<\/sub> qui conduit \u00e0 une hausse suppl\u00e9mentaire de la temp\u00e9rature). Les climatologues n\u2019annoncent pas une hausse des temp\u00e9ratures sur la base d\u2019une corr\u00e9lation observ\u00e9e avec le CO<sub>2<\/sub> dans le pass\u00e9, mais bien sur la base d\u2019une compr\u00e9hension des m\u00e9canismes physiques qui lient les deux.<\/p><p><strong>Le r\u00f4le du soleil<\/strong><\/p><p>Le r\u00f4le du soleil a \u00e9galement beaucoup \u00e9t\u00e9 mis en avant et certains ont affirm\u00e9 que sa contribution avait \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9e, voire m\u00eame n\u00e9glig\u00e9e, par les climatologues [3]. Il est bien \u00e9vident que le soleil et les variations de sa puissance ont une influence sur le climat. Depuis que l\u2019on peut mesurer pr\u00e9cis\u00e9ment le rayonnement solaire (une quarantaine d\u2019ann\u00e9es), il semble que les variations de la puissance solaire sont bien inf\u00e9rieures \u00e0 un pour mille [4]. Ces variations ne peuvent pas expliquer la hausse des temp\u00e9ratures observ\u00e9es et le GIEC conclut donc, sur la base du consensus scientifique, que le soleil a eu une contribution n\u00e9gligeable au changement climatique.<\/p><p>Il reste possible d\u2019invoquer des processus encore inconnus qui amplifient l\u2019impact du soleil. Mais nous savons bien qu\u2019il est impossible de d\u00e9montrer qu\u2019un processus n\u2019existe pas, surtout lorsqu\u2019il n\u2019est pas clairement formul\u00e9. Un m\u00e9canisme d\u2019amplification propos\u00e9 impliquerait la g\u00e9n\u00e9ration de particules dans l\u2019atmosph\u00e8re qui pourrait avoir une influence sur la g\u00e9n\u00e9ration des nuages. Ce m\u00e9canisme avait \u00e9t\u00e9 initialement propos\u00e9 suite \u00e0 une apparente corr\u00e9lation entre couverture nuageuse et rayonnement solaire [5]. Cette corr\u00e9lation a depuis \u00e9t\u00e9 infirm\u00e9e [6]. \u00c0 nouveau, m\u00eame s\u2019il est impossible de d\u00e9montrer que le soleil n\u2019a pas d\u2019impact significatif sur le r\u00e9chauffement climatique r\u00e9cent, rien ne permet d\u2019attribuer le changement climatique r\u00e9cent \u00e0 une influence solaire.<\/p><p><strong>Ne resterait-il aucune incertitude\u00a0?<\/strong><\/p><p>Le climat reste toutefois mal compris sur de nombreux aspects. L\u2019impact du changement climatique sur les pr\u00e9cipitations et les \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames (cyclones) reste tr\u00e8s incertain. On conna\u00eet mal comment les nuages ou la v\u00e9g\u00e9tation vont r\u00e9agir au changement climatique, alors que cette r\u00e9action peut amplifier ou au contraire att\u00e9nuer le r\u00e9chauffement. De m\u00eame, il y a de grandes incertitudes sur la stabilit\u00e9 des calottes glaciaires (Groenland, Antarctique) en r\u00e9ponse \u00e0 un r\u00e9chauffement rapide. Mais un certain nombre de processus, \u00e0 commencer par l\u2019effet de serre et son lien avec la temp\u00e9rature de l\u2019atmosph\u00e8re, sont parfaitement compris. Il n\u2019y a quasiment pas de doute sur le fait que la hausse rapide des temp\u00e9ratures que nous observons sur le dernier demi-si\u00e8cle est une cons\u00e9quence de l\u2019augmentation du CO2 et autres gaz \u00e0 effet de serre dans l\u2019atmosph\u00e8re.<\/p><p>Conna\u00eet-on bien l'impact des nuages sur le climat ?<\/p><p>Chacun peut ressentir l\u2019impact des nuages sur le climat. Cet impact est double. D\u2019une part les nuages r\u00e9fl\u00e9chissent une partie du rayonnement solaire vers l\u2019espace (effet dit \u201cParasol\u201d), ce qui limite l\u2019\u00e9nergie apport\u00e9e \u00e0 la Terre. On peut observer cet effet lors du passage d\u2019un nuage par une belle journ\u00e9e d\u2019\u00e9t\u00e9 qui fait rapidement diminuer la temp\u00e9rature. Par ailleurs, les nuages participent \u00e0 l\u2019effet de serre en absorbant et en r\u00e9\u00e9mettant du rayonnement infrarouge. Chacun sait que les nuits claires sont plus fra\u00eeches que les nuits nuageuses ce qui est une cons\u00e9quence directe de l\u2019effet de serre des nuages. Ainsi, les nuages ont deux effets oppos\u00e9s, refroidissant et r\u00e9chauffant, sur le climat de la Terre. Les mesures par satellites indiquent que, en moyenne, les nuages refroidissent le climat. Mais ce n\u2019est pas le cas de tous les types de nuages puisque l\u2019effet de serre domine pour les nuages fins et \u00e9lev\u00e9s (cirrus).<\/p><p>Certains pensent qu\u2019un climat plus chaud entra\u00eene plus d\u2019\u00e9vaporation et donc plus de nuages. D\u2019autres pensent au contraire qu\u2019un climat plus chaud est n\u00e9cessairement plus sec, et donc que l'on doit s\u2019attendre \u00e0 moins de nuages. Dans la mesure o\u00f9 on pense que l\u2019humidit\u00e9 relative (c\u2019est-\u00e0-dire le rapport entre la quantit\u00e9 de vapeur d\u2019eau dans l\u2019atmosph\u00e8re et la quantit\u00e9 \u00e0 saturation n\u00e9cessaire \u00e0 la formation d\u2019un nuage) de l\u2019atmosph\u00e8re est peu sensible au changement climatique, il n\u2019y a pas d\u2019arguments simples pour dire si le changement climatique conduira \u00e0 plus ou moins de nuages, ni si ces nuages seront plus ou moins hauts. De plus, chaque type de nuages peut r\u00e9pondre diff\u00e9remment au changement climatique.<\/p><p>Les nuages sont bien s\u00fbr pris en compte dans les mod\u00e8les climatiques, de m\u00eame que leurs effets r\u00e9chauffant et refroidissant. Ils sont n\u00e9anmoins responsables de la principale incertitude pour la pr\u00e9vision du climat futur. Les simulations climatiques divergent en effet sur la r\u00e9ponse de la couverture nuageuse au changement climatique.<\/p><p>On comprend donc bien l\u2019impact des nuages sur le climat d\u2019aujourd\u2019hui, mais il reste des incertitudes importantes sur ce qu\u2019est la r\u00e9troaction entre nuages et climat et si celle-ci renforce ou au contraire limite le r\u00e9chauffement climatique.<\/p><p><em>F-M.B.<\/em><\/p><p>\u00a0<\/p><p>R\u00e9f\u00e9rences<\/p><p>[1] Robert M. DeConto, David Pollard, \u201cContribution of Antarctica to past and future sea-level rise\u201d, <em>Nature<\/em> 531, 591\u2013597, Mars 2016. doi:10.1038\/nature17145<\/p><p>[2] James Hansen et al., \u201cIce melt, sea level rise and superstorms: evidence from paleoclimate data, climate modeling, and modern observations that 2 \u00b0C global warming could be dangerous\u201d, <em>Atmos. <\/em><em>Chem. Phys<\/em>., 16, 3761-3812, 2016. doi:10.5194\/acp-16-3761-2016<\/p><p>[3] Vincent\u00a0Courtillot\u00a0et Jean-Louis Le Mou\u00ebl, \u00ab\u00a0Et le Soleil dans tout cela\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>Science et pseudo-sciences<\/em> n\u00b0\u00a0291, juillet 2010.<\/p><p>[4] \u00c9douard\u00a0Bard, \u00ab\u00a0Influence du soleil sur le climat\u00a0\u00bb, Conf\u00e9rence prononc\u00e9e le 2\u00a0d\u00e9cembre\u00a02010 dans le cadre du partenariat entre le Coll\u00e8ge de France et le Coll\u00e8ge Belgique. http:\/\/lettre-cdf.revues.org\/1210?lang=en<\/p><p>[5] Marsh, N. D. et H. Svensmark, \u201cLow cloud properties influenced by cosmic rays\u201d. <em>Phys. Rev. Lett.,<\/em> 85, 5004\u20135007. 2000.<\/p><p>[6] Agee, E. M., K. Kiefer et E. Cornett, \u201cRelationship of lower troposphere cloud cover and cosmic rays: An updated perspective\u201d, 2012. <em>J. Clim.<\/em> 25, 1057\u20131060.<\/p>","_et_gb_content_width":"","_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[122,9,133],"tags":[123],"class_list":["post-1694","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-climat","category-economie","category-themes","tag-climat","et-has-post-format-content","et_post_format-et-post-format-standard"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1694","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/28"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1694"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1694\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1695"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1694"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1694"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/variances.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}