Mois : décembre 2015

La gestion n’est pas le seul débouché pour les profils quantitatifs

Partagez cette page : Nicolas Braun (2003)   Les évolutions des techniques et de la réglementation poussent à la spécialisation de l’ensemble des métiers de la gestion d’actifs, moins connus que celui de gérant, mais laissant tout autant la part belle à des profils quantitatifs comme ceux formés à l’ENSAE. Tentons d’y voir un peu plus clair en balayant par grandes catégories ces métiers de la gestion d’actifs.   Les métiers de la gestion des risques et de la conformité réglementaire et légale   Risk manager est un métier qui s’est développé à la fin des années 1990, après...

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Evolution du cadre réglementaire du métier de gérant : impacts prévisibles

Partagez cette page : Arnaud Faller (1989), Directeur des Investissements, CPR Asset ManagementPrésident de la commission Techniques des gestions, AFG. Le métier de gestionnaire d’actifs s’inscrit, notamment depuis la crise, dans un cadre de plus en plus réglementé. Au droit français des OPCVM s’ajoutent les Directives européennes, mais aussi celles relatives aux différents types de clientèles, notamment assurances et fonds de pension, qui octroient des mandats aux sociétés de gestion. Au-delà de la classique optimisation rentabilité/risque, ces dernières doivent ainsi disposer d’une parfaite connaissance du cadre réglementaire de leurs clients, afin d’intégrer ces nouvelles contraintes dans la gestion de leurs portefeuilles et d’offrir des solutions adaptées.   Le métier de gestionnaire de portefeuille se distingue fondamentalement de celui de trader pour compte propre : le premier gère pour le compte d’autrui, que ce soit une personne physique ou un investisseur institutionnel, alors que le second ne réalise des opérations que pour le compte de l’établissement qui l’emploie. Le gestionnaire a pour but la satisfaction de son client au travers de la réalisation de l’objectif de gestion assigné tandis que le trader se consacre exclusivement à l’achèvement de son budget défini en début d’année. Les responsabilités, si elles sont importantes dans les deux cas, sont différentes.   Du coup, l’autre différence tient au « terrain de jeu » rigoureusement encadré dans le métier de gestion d’actifs. Le cadre réglementaire est défini à plusieurs...

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ET SI ON ENTRAIT DANS LA QUATRIEME REVOLUTION INDUSTRIELLE ?

Partagez cette page : Michèle Debonneuil   Pour faire face aux difficultés rencontrées pour retrouver une croissance durable, les gouvernements mènent à la fois des politiques  conjoncturelles budgétaires et monétaires, et des politiques structurelles de compétitivité-prix et hors-prix de l’industrie. Ces politiques donnent lieu à des débats entre ceux qui les jugent trop laxistes, trop coûteuses voire dangereuses et ceux qui considèrent qu’il faudrait les poursuivre avec plus de courage et de détermination. Ces sujets sont majeurs. Ils sont largement traités par ailleurs. Mais est-il téméraire de penser que ces politiques, évidemment nécessaires, ne sont pas suffisantes ? Notre obstination à les conduire ne nous empêche-t-elle pas de nous interroger sur ce qui pourrait redonner des marges de manœuvres pour obtenir des résultats plus convaincants ?   La troisième révolution industrielle : introduire le numérique dans la production des biens et des services   L’informatique, et toutes les technologies numériques qui font système autour d’elle, sont en train de transformer radicalement l’organisation des activités économiques dans l’entreprise industrielle, commerciale et de service. Elles permettent de produire tout autrement et beaucoup plus efficacement ce que l’on produisait avant.   En effet, l’informatique se trouve désormais au cœur du système technique, ce qui permet d’automatiser le traitement de l’information. Les programmes informatiques ont permis d’automatiser les tâches et ainsi de diminuer la pénibilité du travail ; mais elles ont également entraîné une automatisation des processus...

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Olivier Legrain : Un Ancien ENSAE dans l’industrie

Partagez cette page : Variances : Olivier, tu es dirigeant d’une entreprise industrielle. C’est assez atypique pour un ancien ENSAE ? Legrain : J’étais plutôt bon en mathématiques et en physique, j’ai fait mes classes préparatoires à Louis le Grand. Je crois que j’avais une bonne vision des raisonnements mathématiques. Malheureusement, mes succès en MP’ ne se sont pas concrétisés dans les concours, dans lesquels je perdais mes moyens. Sur les conseils de mon professeur de Physique, M. Boutigny, j’ai tout de même sollicité une admission sur titre aux Mines de Saint-Etienne, Ecole dans laquelle j’ai notamment bénéficié des excellents cours d’économie de Pierre-Noël Giraud et de Roland Lantner. A l’issue de ma scolarité à l’Ecole des Mines, j’ai souhaité me spécialiser. J’ai longtemps hésité entre l’Institut Français du Pétrole et l’ENSAE. Mon père, ingénieur, me poussait plutôt à continuer des études d’ingénieur, mais j’avais conservé de mon adolescence de contestataire soixante-huitard un fort intérêt pour les questions économiques. Voilà pourquoi j’ai choisi l’ENSAE.   : Quels souvenirs as-tu conservés de l’Ecole, et qu’y as-tu appris ?   O.L. :  De ma vie à l’ENSAE, je garde le souvenir d’une effervescence intellectuelle palpitante, de mes cours avec Edmond Malinvaud, des groupes de travail avec Michel Pébereau et Philippe Lagayette, de l’économie rurale « marxiste », des Travaux Pratiques avec Xavier Debonneuil, de l’indice des prix de l’Insee…Bref, une ambiance d’exception, très stimulante.J’ai aussi gardé...

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A la croisée des chemins : la stagnation séculaire est-elle l’avenir des Etats-Unis ?

Partagez cette page : A la croisée des chemins : la stagnation séculaire est-elle l’avenir des Etats-Unis ? Nicolas Doisy, Economiste Comme mis en évidence par Reinhart et Rogoff dans leur étude fondatrice de 20091, les crises financières sont généralement suivies d’un fort et/ou durable ralentissement de la croissance, comme dans trois cas récents et bien connus : Japon en 1991, Mexique en 1994 et Thaïlande en 1997. Seuls le Mexique et la Thaïlande ont retrouvé finalement des taux de croissance raisonnables, dans les deux cas via une reprise de l’inflation – grâce à une dévaluation, entre autres raisons -. Le Japon...

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